Lejeunia, Revue de Botanique

0457-4184 2295-7243

 

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HADJADJ Kouider (1), Benaissa Mohammed (2), Mahammedi Mohammed (2), Ouragh Abdelkader (3) & RAHMOUNE Abdelkarim (4)

IMPORTANCE DES PLANTES MEDICINALES POUR LA POPULATION RURALE DU PARC NATIONAL DE DJEBEL AISSA (SUD OUEST ALGERIEN)

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Résumé

Une enquête ethnobotanique a été menée sur l'utilisation et l'importance des plantes médicinales pour les ménages proches du parc national de Djebel Aissa (Sud ouest algérien). Des interviews avec un échantillon constitué de 235 personnes ont été effectuées dont le but d’identifier les plantes médicinales utilisées dans la médecine traditionnelle. Un total de 41 espèces médicinales appartenant à 20 familles et 37 genres est enregistré. La partie aérienne et les feuilles constituent les parties de plantes les plus utilisées (respectivement 70.73 % et 29.27 %) et la décoction représente le mode de préparation le plus fréquent (80.49 %). La fréquence et l’importance des plantes médicinales ont été déterminés sur la base de la fréquence de citation et l’indice d’importance de chaque plante.

Mots-clés : Plantes médicinales, ménages, parc national de Djebel Aissa, fréquence de citation, indice d'importance

Abstract

An ethnobotanical survey was carried out on the use and importance of medicinal plants for households near the Jebel Aissa National Park (southwestern Algeria). Interviews with a sample of 235 people were conducted to identify medicinal plants used in traditional medicine. A total of 41 medicinal species belonging to 20 families and 37 genera are registered. The aerial part and the leaves are the most used plant parts (respectively 70.73% and 29.27%) and the decoction represents the most frequent method of preparation (80.49%). The frequency and importance of medicinal plants were determined on the basis of the frequency of citation and the index of importance of each plant.

Keywords : Medicinal plants, households, Djebel Aissa national park, citation frequency, importance index

1 I. INTRODUCTION

2 Les plantes médicinales constituent des ressources précieuses pour la majorité des populations rurales et urbaines en Afrique et représentent le principal moyen par lequel les individus se soignent (BADIAGA, 2011). Malgré les progrès de la pharmacologie, l’usage thérapeutique des plantes médicinales est très présent dans certains pays du monde et surtout les pays en voie de développement (TABUTI et al., 2003).

3 L'inventaire réalisé par l'OMS, vers la fin des années 1970 a estimé que le nombre des espèces ayant des propriétés médicinales était de l’ordre de 21 000 espèces dans le monde (PENSO, 1980 ; SCHIPPMANN et al., 2002). En effet environ 65 à 80 % de la population mondiale à recours aux médecines traditionnelles pour satisfaire ses besoins en soins de santé primaire, en raison de la pauvreté et du manque d’accès à la médecine moderne (ANG-LEE et al, 2006; PALOMO , 2010 ; OMS, 2013 ; BOISSIERE, 2018).

4 Avec une superficie de 2 381741 km2, l’Algérie est le plus grand pays riverain de la Méditerranée. Il est reconnu par sa diversité variétale en plantes médicinales et aromatiques, ainsi que leurs diverses utilisations populaires dans l’ensemble des terroirs du pays. Ce sont des savoir-faire ancestraux transmis de génération en génération chez les populations, le plus souvent rurales. C’est un héritage familial oral, dominant en particulier chez les femmes âgées et illettrées (Ilbert et al., 2016). La richesse de la flore algérienne est incontestable, avec environ 4300 espèces et sous-espèces de plantes vasculaires (DOBIGNARD et CHATELAIN, 2010-2013). Elle recèle un grand nombre d’espèces classées en fonction de leur degré de rareté : 289 espèces assez rares, 647 espèces rares, 640 espèces très rares, 35 espèces rarissimes et 168 espèces endémiques (FAO, 2012).

5 A l'instar des autres régions de l'Algérie la population rurale avoisinant le parc national de Djebel Aissa utilise les plantes médicinales pour le traitement de plusieurs maladies. Dans ce contexte, la présente recherche est réalisée pour contribuer à la connaissance des plantes spontanées les plus utilisées en pharmacopée traditionnelle dans cette région.

6 Matériels et méthodes

7Cadre de l'étude

8 Djebel Aissa est situé au nord de la ville d'Ain Séfra, limité par Dir El Hairach et Garet Debba au SW et Djebel Tifkirt au NE. C'est un grand anticlinal orienté SW-NE à faciès essentiellement gréso-argileux et d'âge Jurassique supérieur (Bouguefda, 2013). Il est déclaré parc national depuis 2003 dans la province de Naâma en Algérie, il couvre une superficie d’environ 24400 hectares. Le parc offre des conditions particulièrement favorables pour le développement d'une diversité floristique importante avec des taxons endémiques et / ou rares (Benaissa et al, 2018).

9 Le parc est soumis à un climat méditerranéen semi-aride, très froid en hiver avec une pluviométrie annuelle moyenne de 483 mm / an et une température moyenne d'environ 8,14 ° C (FIG. 1).

Image 1013D73C000051A7000038A4967CB68CAA017F47.emfImage 100002010000031600000224FE0B3A4E95BA8A0F.pngFIG. 1. – Situation géographique de Djebel Aissa

10 L'inventaire de la diversité floristique réalisé par Benaissa et al, 2016 a révélé l'existence de 379 taxons appartenant à 53 familles et 233 genre, ce qui représente environ 8% de la flore totale algérienne estimée à 4300 espèces par Dobinard et Chatelain (2010-2013). Soixante six (66) taxons endémiques ont été enregistrés, soit environ 17,41% du total des espèces du parc et 12,02 % par rapport à la flore endémique totale du pays estimé à 549 espèces par Quezel en 1964 et près de 65 espèces rares selon les données de Quezel et Santa (1962; 1963) ont été signalées comme rares ou très rares.

11Enquête par questionnaire

12 L’enquête est réalisée auprès d’un échantillon de 75 ménages proches du parc national de Djebel Aissa. La localisation des ménages était faite en collaboration avec la conservation des forêts de la wilaya de Nâama représentée par la circonscription des forets d’Ain Sefra. Notre échantillon d’enquête est composé de N=235 personnes, ces individus ont un âge compris entre 20 et 70 ans.

13 Le contenu des fiches de questionnaire est conçu pour collecter le maximum d’informations d’une part sur le profil de l’enquêté (âge, sexe, niveau d'éducation) et d’autres part sur les usages thérapeutiques des plantes médicinales les plus utilisées par la population (pathologies traitées, partie utilisée, mode d’utilisation…)

14 Pour le traitement des données recueillies, nous nous sommes appuyés sur les travaux de Gbekley et al., (2015), Orsot (2016), Singh et al., (2012) et Bériname et al. (2018) pour déterminer :

15 La fréquence de citation (FC) d’une espèce qui correspond au rapport entre le nombre d’enquêtés (n) ayant cité l’espèce et le nombre total d’enquêtés (N) :

16 La valeur d’importance (VIsp) de l’espèce qui représente le rapport entre le nombre d'usages différents pour l'espèce (vi) et le nombre d'usages différents pour l'ensemble des espèces répertoriées (∑vi) :

17Résultats et discussion

18Caractéristiques des enquêtés

19 L’enquête menée auprès de la population locale du parc national de Djebel Aissa a révélé que la totalité des personnes enquêtées ont recours à la phytothérapie. Le choix de la phytothérapie par la population locale est relié le plus souvent au coût élevé de la médecine moderne, ainsi que la modicité des revenus.

20 A la fin de sondage nous avons questionné 235 personnes dont 143 hommes et 92 femmes. La majorité de la population interrogée sont des illettrés (37%). Ceux qui ont un niveau primaire et moyen constituent 55,8 % de l’ensemble, 7 % sont des lycéens et 0 % sont des universitaires (Tableau 1).

21Tableau 1. Caractéristiques sociodémographiques des enquêtés

Caractéristiques

Nombres des enquêtés

Pourcentage (%)

Sexe

Mâle

143

61

Féminin

92

39

Ages (ans)

20-30

22

6

11,9

31-40

33

10

18,3

41-50

31

13

18,7

51-60

21

26

20

61-70

33

28

26

>71

3

9

5,1

Niveau d’éducation

Analphabète

43

44

37

Primaire

50

31

34 ,5

Moyen

37

13

21,3

Lycée

13

4

7,2

Universitaire

0

0

0

22Aspect ethnobotanique et pharmacologique

23 Les investigations ethnobotaniques réalisées avec la population avoisinant le parc national de Djebel Aissa ont permis de dénombrer 41 espèces médicinales appartenant à 20 familles et 37 genres (Tableau 2). La famille des Lamiaceae est la plus utilisée (9 espèces soit 21,95 %), suivie des Asteraceae (6 espèces soit 14,63 %), Oleaceae et Fabaceae (3 espèces soit 7,32 %). Les familles des Apiaceae, Cupressaceae, Anacardiaceae, Plantaginaceae ne comptent que deux espèces (4,88 %). Les familles restantes (Apocynaceae, Malvaceae, Caryophyllaceae, Cucurbitaceae, Amaranthaceae, Rhamnaceae, Tamaricaceae, Zygophyllaceae, Ephedraceae, Fagaceae, Rhamnaceae, Rutaceae) sont représentées par une seule espèce, soit 2,44 % (Fig 2).

Image 1008B8EC000039E200002325DE8B2D76C053E91D.emfImage 1000020100000230000001545097E2FE078D2EF6.pngFIG. 2. – Répartition des espèces au sein des familles

24Parties utilisées

25 La partie aérienne entière est la plus utilisée par la population rurale avec un pourcentage de 70.73 %. Les feuilles occupent le deuxième rang avec un rapport de 29.27 %. Ces deux parties de la plante sont les plus utilisées dans la phytothérapie traditionnelle en raison de leur aisance et rapidité de récolte (Tableau 2, Fig. 3). Les graines, fleurs, fruits et écorce sont également utilisés mais avec des faibles proportions (respectivement 9.76 %, 7.32 %, 4.88 %, 4.88 %).

Image 1009119000003A4C00002448FC32A822B4C3EC4F.emfImage 10000201000002340000015F9148778D2FC12073.pngFIG. 3. – Proportion d’utilisation des parties de la plantes

26Mode de préparation

27 Différentes pratiques thérapeutiques sont employées par la population locale à savoir la décoction, l’infusion, la préparation en poudre et la macération. La préparation la plus courante dans les recettes médicales préparées par les personnes enquêtées est la décoction (80.49 %). Elle est suivie par l’infusion (53.66 %). Les autres modes (préparation en poudre, macération) représentent respectivement 24.39 % et 2.44 % (Fig. 4).

Image 1008D61400003A4C0000235A1ED0324DD3C8C0FD.emfImage 100002010000023400000156E4B100D9F0F9974A.pngFIG. 4. – Spectre des différentes techniques de préparation des recettes

28Niveau d’utilisation des plantes médicinales

29 Les différentes enquêtes effectuées ont permis de déterminer le niveau d’utilisation des plantes médicinales dans les ménages avoisinant le parc national de Djebel Aissa (Tableau 2). Les espèces les plus populaires présentant une fréquence de citation élevée sont : Rosmarinus officinalis L. (61 %) , Thymus algeriensis Boiss. et Reult (59 %), Olea europea L. (55 %) , Juniperus phoenicea L. (51 %), Artemisia herba-alba Asso et Ruta chalepensis L. (49 %) , Pistacia atlantica Desf. (48 %), Ceratonia siliqua L. (47 %), Hammada scoparia (Pomel) Iljin (46 %), Marrubium vulgare L. et Ajuga iva (L.) Schreb. (43 %).

30 Les valeurs d’importances calculées ont monté que les espèces les plus citées par les tradithérapeutes présentent une valeur d’importance élevée, c’est dire sont utilisées pour le traitement de plusieurs maladies, c’est le cas par exemple de Olea europea L. qui entre dans le traitement de sept (7) maladies par rapport aux 50 soignées traditionnellement par la population cela donne une valeur d’importance (tableau 2).

Image 10104A8000004438000037B69033A00E1EA624EF.emfImage 10000201000002940000021BDFD4FFDC7AA490CC.png

Image 10105AAC00004452000037D11FC8426F01698954.emfImage 10000201000002950000021CDCFAF7802DCC1FC4.png

Image 1008D41C0000443800001E2F71C24543F4D03557.emfImage 100002010000029400000124E51E7696D93C0F50.png Les plantes médicinales utilisées par la population rurale du parc national de Djbel Aissa sont également utilisées comme remèdes dans d’autres régions de l’Algérie. Nombreux sont les travaux qui ont été réalisés sur la phytothérapie traditionnelle surtout dans la région steppique, parmi ces travaux nous citons l’étude de REBBAS et al., 2012 ; BOUDJELAL et al., 2013 et SARRI et al., 2014 dans la région de M’sila ; MIARA et al., 2013 dans la région de Tiaret.

31 Dans l’ensemble les résultats de ces recherches rejoignent ceux obtenus dans notre étude notamment la partie de la plante utilisée (partie aérienne), le mode de préparation des recettes médicales (décoction), ainsi que les maladies traitées.

32 Nous ajoutons que quelques espèces à finalité médicinale ne sont pas citées dans ces régions telles que : Ephedra alata DC.subsp. alenda (Stap)Trav, Hammada scoparia (Pomel) Iljin, Pistacia atlantica Desf., Pistacia therebinthus L, Ononis natrix L, Fraxinus dimorpha Coss. & Durieu, Phillyrea augustifolia L., Achillea odorata L., Artemisia atlantica Coss. et Durieu, Nepeta amethystina Poir. subsp. amethystina.

33 En outre, le Maroc est parmi les pays méditerranéens qui ont une longue histoire en phytothérapie, en effet les espèces végétales spontanées jouent un rôle très important dans la thérapie traditionnelle (Scherrer et al., 2005,). Plusieurs travaux de recherches ont été consacrés à l’inventaire et l’identification des espèces médicinales utilisées dans différentes régions du pays à l’instar de BELLAKHDAR, 1997 ; HSEINI et KAHOUADJII ,2007 ; LAHSISSENE et al., 2009 ; BENKHNIGUE, 2011 ; EL HASSANI et al., 2013 ; CHAACHOUAY et al., 2019) .

34 Les aboutissements de ces recherches mettent en évidence que la feuille est la partie la plus utilisée en raison de sa facilité et rapidité de récolte. La décoction reste le mode de préparation le plus courant chez les thérapeutes marocains.

35 La finalité médicinale de chaque plante peut être différente par rapport à celle identifiée dans notre région d’étude et ce en raison des dissemblances enregistrées dans les habitudes traditionnelles de chaque pays. Par exemple, au Maroc, Artemisia herba-alba Asso est employée en poudre comme cicatrisante des brûlures et des plaies. La décoction de la partie aérienne de la plante est efficace en cas de problèmes digestifs (ballonnement intestinal et parasitoses intestinales). A Djebel Aissa, la population rurale utilise l’Armoise blanche (Artemisia herba-alba Asso) pour d’autres fins médicales, la plante est employée par infusion ou décoction comme antidiabétique, antispasmodique, traitement d’eczema, calmant dentaire.

36CONCLUSION

37 Le parc national de Djebel Aissa offre une grande diversité des plantes médicinales qui sont indiquées traditionnellement dans le traitement de plusieurs maladies fréquentes dans la région. Les enquêtes menées auprès des ménages proches du parc national de Djebel Aissa ont permis d’inventorier 41 espèces de plantes médicinales utilisées pour le traitement d’environ 50 maladies.

38 En outre la mise en place d’un plan de gestion par les organismes environnementaux contribue à la sauvegarde de cette richesse qui risque d’être perdue.

39REFERENCES

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To cite this article

HADJADJ Kouider (1), Benaissa Mohammed (2), Mahammedi Mohammed (2), Ouragh Abdelkader (3) & RAHMOUNE Abdelkarim (4), «IMPORTANCE DES PLANTES MEDICINALES POUR LA POPULATION RURALE DU PARC NATIONAL DE DJEBEL AISSA (SUD OUEST ALGERIEN)», Lejeunia, Revue de Botanique [En ligne], N° 199 (decembre 2019), URL : https://popups.uliege.be:443/0457-4184/index.php?id=1865.

About: RAHMOUNE Abdelkarim (4)

(1) Université ZIANE Achour-Djelfa, 17000 (Algérie), E-mail : hadjadjkouider@gmail.com(2) Université Abou-Bak Belkaid-Tlemcen, 13000 (Algérie), E-mail : ben_forets@yahoo.fr, pistacia64@yahoo.fr(3) Conservation des forêts de Naâma, 45000 (Algérie), E-mail : ouragha45@yahoo.fr(4) Université HADJ Lakhdar-Batna, 05000 (Algérie), E-mail : rahmounek@yahoo.fr