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    <title>fiction</title>
    <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1164</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Dreamlands Virtual Tour</title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1640</link>
      <description>En 2010, Olivier Hodasava se lance dans la création d’un blog, Dreamlands Virtual Tour, qu’il présente comme un carnet de voyage virtuel. À l’aide de Google Street View, il entreprend en effet de faire le tour du monde. Quotidiennement, il partage les images réalisées au cours de ses pérégrinations : ce sont des captures d’écran, généralement accompagnées d’un commentaire descriptif. De toute évidence, Hodasava est séduit par l’idée de produire une « cartographie photographique » de la terre entière. Dans cet article, nous proposons d’examiner les fondements de son projet carto-photographique en étudiant les différents procédés d’écriture mobilisés : nous verrons qu’Hodasava s’inscrit dans le sillage de Perec en s’appropriant le procédé de l’inventaire descriptif, mais aussi le motif de la miniature, associé à l’écriture de fiction. Since 2010, Olivier Hodasava has maintained a blog, Dreamlands Virtual Tour, which he presents as a virtual travel diary. Using Google Street View, he travels around the world. Every day, he shares photographs taken during his explorations: these are screen captures, usually published with a descriptive commentary. Hodasava clearly likes the idea of producing a &quot;photographic map&quot; of the whole world. In this article, we propose to determine the foundations of his carto-photographic project by examining the different writing techniques he uses: we will see that Hodasava follows in Perec's footsteps by appropriating the technique of the descriptive inventory, but also the motif of the miniature, associated with the writing of fiction. </description>
      <pubDate>mar., 28 nov. 2023 22:39:18 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 22 janv. 2026 16:55:51 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Littérature et cartographie</title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1619</link>
      <description>Une carte peut être considérée comme une forme de trompe-l’œil : selon la Logique de Port-Royal et l’interprétation qu’en donne Louis Marin, elle constitue le paradigme même du signe, l’essence de la représentation, au point que l’on va dire devant une carte de l’Italie que « c’est l’Italie ». Toutefois elle n’est telle que parce qu’elle constitue un dispositif sémiotique construit et complexe mobilisant la faculté d’imagination et élaborée par des gestes que l’on peut qualifier de poétiques. Toutes caractéristiques qui la rapprochent de la fiction, laquelle, comme on le sait, peut produire des effets de réel puissants, analogues à ceux que génère la représentation cartographique.  Dans cet article, il s’agira de déplier quelques-uns des enjeux de l’opération de représentation sur laquelle se fonde la cartographie ainsi que de montrer comment la fiction littéraire peut s’emparer de ces enjeux. Deux romans contemporains seront envisagés : Une ville de papier d’Olivier Hodasava d’une part – un récit d’enquête qui explore les pouvoirs performatifs d’un nom sur une carte – et d’autre part le roman Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal – où il est question de peinture en trompe-l’œil qui, elle aussi, produit des effets d’optique.  A map can be seen as a form of trompe l'oeil: according to The Port Royal Logic and the philosopher Louis Marin’s interpretation of it, it constitutes the very paradigm of the sign, the essence of representation, so that one can say of a map of Italy that &quot;this is Italy&quot;. However, taking a closer look, it constitutes a constructed and complex semiotic device mobilizing the faculty of imagination and elaborated by poetic gestures. These are all characteristics that bring it closer to fiction, which can produce powerful effects of reality, similar to those generated by cartographic representation.  The aim of this article is to explore some of the issues at stake in the operation of representation on which cartography is based and to show how literary fiction can take up these issues. Two French contemporary novels will be considered: first, Olivier Hodasava’s Une ville de papier, an investigative narrative that explores the performative powers of a name on a map; secondly, Un monde à portée de main by Maylis de Kerangal, a novel about trompe l’oeil painting and optical effects.  </description>
      <pubDate>mar., 28 nov. 2023 21:33:19 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 21 janv. 2026 11:29:21 +0100</lastBuildDate>
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      <title>François Bon, ou le désir de construire un livre « comme une ville »</title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1158</link>
      <description>Depuis plusieurs années, François Bon s’attache à penser la transformation du livre à l’ère du numérique en la comparant à celle des grandes métropoles, et travaille ainsi à la conception d’un site-livre (Tiers Livre) fait de fragments autonomes mais indissociables, à l’image des lieux qui composent une ville. Ce faisant, l’écrivain confère une signification toute particulière à la description de passages (souterrains, aériens) qui abolissent la distinction du dedans et du dehors : ce sont des métaphores du livre nouveau, conçu comme un espace à parcourir, un temps de partage et, donc, un espace de socialité. François Bon s’appuie à cet égard, nous le verrons, sur une relecture attentive des textes de Walter Benjamin concernant les passages parisiens. Le site Tiers Livre, dont l’architecture est pensée sur le modèle des galeries souterraines formant un réseau sous les villes, promeut en l’occurrence la flânerie comme mode de circulation privilégié : le site-livre promeut un abandon à la rêverie qui, loin d’être le fait d’individus isolés, participe au contraire à la création d’une communauté numérique. Partant de ce constat, nous démontrons que le motif du « passage », tel qu’il a été défini par Benjamin, a également joué un rôle dans la construction narrative de L’Incendie du Hilton (2009), qui se présente à la fois comme une méditation sur le basculement du livre papier vers le numérique et comme une tentative de produire un texte d’une forme équivalente à celle des villes contemporaines. Cette lecture repose en outre sur la mise en évidence de la mobilisation systématique d’un paradigme photographique dans les textes ayant pour objet la transformation du paysage urbain (Paysage fer, Daewoo), ce qui nous permet de jeter un éclairage nouveau sur les éléments du récit en question. Production d’une image en « négatif » de la ville, géométrisation de l’architecture des lieux, assimilation du livre à une miniature et à la production d’une concrétion temporelle sont autant de procédés mis en œuvre pour construire, dans L’Incendie du Hilton, la représentation d’une grande métropole en ramenant celle-ci à sa forme essentielle, d’abord invisible : un réseau de galeries souterraines apparaît, qui n’est pas un simple décor, mais une métaphore du livre, conçu comme un espace de circulation propice à la flânerie, au rêve et, ainsi, à un expérience de suspension du temps.  For the past few years, French writer François Bon has been working on the mutation of books in the digital era through a comparison with changes occurring in big metropoles. His online book-site (Tiers Livre) made of autonomous but inseparable fragments mirroring the various locations of which a city is made, is an illustration of this reflection. In his project, Bon pays particular attention to descriptions of arcades and passages (both under- and overground) where the distinction between inside and outside is abolished. Passages and arcades are metaphors of the new book: they are conceived as a space to walk through, the location of a time to be shared and, as a result, as a space of sociability. In this respect, Bon relies, as we shall see, on a careful rereading of Walter Benjamin's texts on the Parisian arcades. The Tiers Livre website, whose architecture is based on the model of underground galleries forming a network beneath cities, promotes strolling as a privileged mode of circulation: the book website encourages daydreaming which, far from being the work of isolated individuals, participates in the creation of a digital community. Based on this observation, I show that the motif of &quot;passage&quot;, as defined by Benjamin, also played a role in the narrative construction of L'Incendie du Hilton (2009), which is presented both as a meditation on the shift from paper to digital books and as an attempt to produce a text in a form equivalent to that of contemporary cities. This reading is also based on the systematic mobilization of a photographic paradigm within texts describing the transformation of the urban landscape (Paysage fer, Daewoo). This also allows us to shed new light on the elements of the narrative in question. The production of a &quot;negative&quot; image of the city, the geometrisation of the architecture of the place, the assimilation of the book to a miniature and the production of a temporal concretion are all processes used to construct, in L’Incendie du Hilton, the representation of a large metropolis by bringing it back to its essential form, invisible at first. A network of underground galleries appears, which is not a simple decor, but a metaphor for the book, conceived as a space of circulation conducive to strolling, to dreaming and, thus, to an experience of suspension of time.  </description>
      <pubDate>dim., 07 juin 2020 17:35:01 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 22 déc. 2025 10:47:23 +0100</lastBuildDate>
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