<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>littérature contemporaine</title>
    <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1245</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Littérature et cartographie</title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1619</link>
      <description>Une carte peut être considérée comme une forme de trompe-l’œil : selon la Logique de Port-Royal et l’interprétation qu’en donne Louis Marin, elle constitue le paradigme même du signe, l’essence de la représentation, au point que l’on va dire devant une carte de l’Italie que « c’est l’Italie ». Toutefois elle n’est telle que parce qu’elle constitue un dispositif sémiotique construit et complexe mobilisant la faculté d’imagination et élaborée par des gestes que l’on peut qualifier de poétiques. Toutes caractéristiques qui la rapprochent de la fiction, laquelle, comme on le sait, peut produire des effets de réel puissants, analogues à ceux que génère la représentation cartographique.  Dans cet article, il s’agira de déplier quelques-uns des enjeux de l’opération de représentation sur laquelle se fonde la cartographie ainsi que de montrer comment la fiction littéraire peut s’emparer de ces enjeux. Deux romans contemporains seront envisagés : Une ville de papier d’Olivier Hodasava d’une part – un récit d’enquête qui explore les pouvoirs performatifs d’un nom sur une carte – et d’autre part le roman Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal – où il est question de peinture en trompe-l’œil qui, elle aussi, produit des effets d’optique.  A map can be seen as a form of trompe l'oeil: according to The Port Royal Logic and the philosopher Louis Marin’s interpretation of it, it constitutes the very paradigm of the sign, the essence of representation, so that one can say of a map of Italy that &quot;this is Italy&quot;. However, taking a closer look, it constitutes a constructed and complex semiotic device mobilizing the faculty of imagination and elaborated by poetic gestures. These are all characteristics that bring it closer to fiction, which can produce powerful effects of reality, similar to those generated by cartographic representation.  The aim of this article is to explore some of the issues at stake in the operation of representation on which cartography is based and to show how literary fiction can take up these issues. Two French contemporary novels will be considered: first, Olivier Hodasava’s Une ville de papier, an investigative narrative that explores the performative powers of a name on a map; secondly, Un monde à portée de main by Maylis de Kerangal, a novel about trompe l’oeil painting and optical effects.  </description>
      <pubDate>mar., 28 nov. 2023 21:33:19 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 21 janv. 2026 11:29:21 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1619</guid>
    </item>
    <item>
      <title>L’antre matriciel chez Malinconi et Vandamme</title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1241</link>
      <description>Dans l'imaginaire contemporain, la cuisine de la maison familiale demeure un espace essentiellement féminin, peu propice aux activités intellectuelles. Nous deux de Nicole Malinconi et Ma mère à boire de Régine Vandamme usent toutefois de la puissance subversive de ce discrédit pour représenter la cuisine comme un ventre, sur lequel la mère règne, souveraine. Cet article a pour objectif d'interroger, à partir de l'inscription problématique du couple actantiel mère-fille au sein de cet espace, à la fois l'adéquation de l'une au regard des catégories socialement circonscrites de « femme » et de « mère » et la possibilité pour l'autre d’acquérir une position autonome dans le langage, libérée de l'emprise aliénante de la mère. In the contemporary imaginary the household kitchen remains an essentially female domain, inauspicious to intellectual activities. Interestingly, Nicole Malinconi in Nous deux and Régine Vandamme in Ma mère à boire use the powerful subversion of this discredit to depict the kitchen space as a maternal womb on which the mother rules sovereignly. On the basis of the problematic process of the mother-daughter relationship within this space, this article questions the (in)adequacy of the former in view of the socially confined categorisation of “woman” and “mother” and the potential acquisition for the latter of an autonomous stance within language, released from the mother’s alienated stranglehold. </description>
      <pubDate>mar., 09 juin 2020 21:44:38 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 24 déc. 2025 12:21:51 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1241</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>