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    <title>Devenir soi, former son caractère</title>
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    <category domain="https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1808">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 22 nov. 2024 12:11:07 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>mer., 17 sept. 2025 17:22:20 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Devenir soi, former son caractère : Emerson, Mill, Nietzsche </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1685</link>
      <pubDate>mer., 04 déc. 2024 18:32:04 +0100</pubDate>
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      <title>Devenir soi dans la troisième Inactuelle </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1688</link>
      <description>Cet article se propose d’étudier en quoi la problématique du devenir soi, telle qu’elle émerge dans Schopenhauer éducateur, s’avère redevable de la figure de l’éducateur que Nietzsche y élabore. L’éducateur apparaît paradoxalement moins comme l’instigateur d’une formation de l’individu que comme le type d’homme dont l’éduqué lui-même doit assurer l’émergence future, en se mettant au service de la culture. La notion d’éducation de soi constitue alors le concept clé à partir duquel comprendre la vocation pédagogique nietzschéenne, en réponse au contexte de crise de l’éducation allemande : il lui faut s’éduquer lui-même pour pouvoir devenir à son tour éducateur.  This article aims to assess to what extent the issue of becoming oneself, as it arises in Schopenhauer as educator, is indebted to the figure of the educator elaborated by Nietzsche. The educator appears paradoxically less as the initiator of personal formation than as the type of man whose future emergence must be ensured by the educated individual himself, by placing himself in the service of culture. The notion of self-education then emerges as a key concept through which Nietzsche’s pedagogical vocation is to be understood, responding to the context of the German education crisis: he must educate himself in order to become, in turn, an educator. </description>
      <pubDate>mer., 04 déc. 2024 18:48:59 +0100</pubDate>
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      <title>L’individualisme contre l’individualité ? </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1692</link>
      <description>Tous deux lecteurs de Humboldt et de Tocqueville, également animés du souci proto-sociologique et même « physiologique » de scruter les interactions liant l’épanouissement de chaque individu et la bonne santé du corps social, John Stuart Mill et Friedrich Nietzsche partagent, à quelques décennies de distance, un diagnostic inquiet sur la mutation qui s’achève sous leurs yeux : le passage de ce que Louis Dumont a appelé le schème holiste au schème individualiste sous l’espèce de la démocratie, non comme forme institutionnelle mais comme nouvelle condition humaine marquée par l’égalisation. De fait, l’anthropologie démocratique consacrant l’individu comme fondement de la souveraineté et comme dépositaire de droits inaliénables se déploie pour la première fois sous le signe de l’égalité, à la fois juridique et représentationnelle, à la fois principe politique et « passion » psychologique. Pourtant, au moment où il se voit ainsi sacré, l’individu semble dissous. Atomisé, nivelé, déchu de toute perspective de grandeur ou de distinction (sinon purement matérielle), il se voit réduit à un ectoplasme juridique et économique. La réalisation voire la fortification de l’individualité sont-elles encore possibles ? Un individualisme de l’individualité est-il compatible avec les valeurs démocratiques ? Si oui, à quelles conditions ? Peut-on envisager une politique de l’individualité ? De Mill à Nietzsche, le regard critique se fait de plus en plus radical et subversif, et aussi plus incompatible avec le maintien de la démocratie. Both readers of Wilhelm von Humboldt and Alexis de Tocqueville, and both aiming at finding out the sociological and even physiological roots of sound interactions between society and the individual, John Stuart Mill and Friedrich Nietzsche shared a similar diagnosis on the anthropological evolution taking place before their eyes in the midst of the 19th century. Both thematized and criticized the transition from what Louis Dumont called a holistic social scheme to an individualistic one as democracy unfolded, not only as an institutional structure but as a new human condition: the reign of equality. Though material equality was far from being achieved and less than half the population was granted citizenship, a fictitious kind of equality spread out in the field of representations, claiming everybody to be virtually equal in status and dignity. But as the individual was theoretically promoted sovereign, each one’s individuality tended to be dissolved in what became a juridical and economic fiction, while the “mass” was expanding. Is becoming a genuine individual still possible in such an individualistic period? What would it take to foster individuality again and how would it affect democracy? From Mill to Nietzsche, the criticism got more radical and appeared less and less compatible with the maintenance of democratic forms. </description>
      <pubDate>mer., 04 déc. 2024 19:23:17 +0100</pubDate>
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      <title>« &quot;Donner du style&quot; à son caractère ». </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1709</link>
      <description>De ses études à Leipzig à ses tout derniers écrits, Nietzsche semble entretenir des affinités électives et comme une correspondance continue et secrète avec Emerson, qu’il désigne comme son « frère dans l’âme ». Ne se dit-il pas d’ailleurs « chez lui et dans [sa] propre maison » chez Emerson, à tel point que toute son œuvre résonne des innombrables échos de cette voix gémellaire ? Mais ces reprises étonnantes impliquent-elles réellement une filiation intellectuelle entre les deux penseurs ? Emerson a-t-il été un éducateur pour celui qui le jugeait « mal éduqué », ou bien la troublante familiarité des textes ne relève-t-elle pas d’une de ces énigmes que Nietzsche se targue d’adresser au lecteur ? De quelle manière le pourfendeur du sujet a-t-il pu apprendre du défenseur du caractère ? Et dans quelle mesure le chantre américain de la nature participe-t-il de cette réforme de la culture européenne que Nietzsche s’assigne pour tâche ? Notre étude se donne pour objectif d’examiner le rôle d’Emerson dans la formation de la pensée nietzschéenne, et ce en un double sens : formation de la pensée de Nietzsche, et formation de la pensée par Nietzsche. Elle s’attachera à préciser le statut « d’homme préparatoire » qu’occupe Emerson pour Nietzsche et ce que ce dernier se propose d’apprendre de celui qu’il considère surtout comme un artiste. From his studies in Leipzig to his very last writings, Nietzsche seems to maintain elective affinities and a kind of continuous, secret correspondence with Emerson, whom he refers to as his « soulmate ». Indeed, he did assert that he felt at home with Emerson, to the extent that his entire work resonates with countless echoes of this twin voice. But do these striking repetitions really imply an intellectual kinship between the two thinkers? Was Emerson an educator for the man who considered him « ill-educated », or is the troubling familiarity of the texts one of those enigmas that Nietzsche prides himself on addressing to the reader? How does the American proponent of nature contribute to the reform of European culture, which Nietzsche sets himself the task of? And what did the critic of the subject learn from the defender of character? The aim of this paper is to examine Emerson’s role in the formation of Nietzschean thought, and this in a double sense: formation of Nietzsche's thought, and formation of thought by Nietzsche. It will seek to clarify Emerson's status as a « preparatory man » for Nietzsche and what Nietzsche proposes to learn from the one he considers above all as an artist. </description>
      <pubDate>mer., 04 déc. 2024 19:25:35 +0100</pubDate>
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      <title>La formation du savant, entre solitude de la pensée et communauté de recherche </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1720</link>
      <description>Cet article propose une lecture parallèle de trois grands textes du XIXe siècle portant sur les missions de l’université et la place que doit y occuper le savant comme individu singulier : The American Scholar donné par R. W. Emerson à Harvard en 1837, le discours inaugural de J. S. Mill à l’Université Saint Andrews en 1867, et les conférences de F. Nietzsche à l’Université de Bâle Über die Zukunft unserer Bildungsanstalten, de 1872. L’objectif de cette comparaison est de mettre en évidence des analogies et des différences éclairantes, en leur adressant une série de questions communes : celle, d’abord, de leur définition de l’idéal éducatif ou culturel, en écho au concept idéaliste allemand de Bildung ; celle ensuite de leur critique des mutations de l’université, comme symptômes majeurs de la crise moderne de la culture ; celle, enfin, de la caractérisation du « savant », de sa destination et de sa formation de soi, en tant qu’il est un individu à la fois voué à une exigence existentielle de solitude, mais aussi appelé à inventer de nouvelles formes de communautés culturelles et intellectuelles, en réponse à la crise de l’institution universitaire. This article proposes a parallel reading of three major nineteenth-century texts on the missions of the university and the place of the scholar as a singular individual within it: R. W. Emerson’s The American Scholar at Harvard in 1837, J. S. Mill’s inaugural address at Saint Andrews University in 1867, and F. Nietzsche’s lectures at the University of Basel Über die Zukunft unserer Bildungsanstalten, 1872. The aim of this comparison is to highlight enlightening analogies and differences, by addressing a series of common questions: firstly, how each of them defines the educational or cultural ideal, echoing the German idealist concept of Bildung; secondly, how they criticize changes in the university as major symptoms of the modern crisis of culture; finally, the characterization of the “scholar,” his destination and his self-formation, as an individual who is both dedicated to an existential demand for solitude, but also called upon to invent new forms of cultural and intellectual community, in response to the crisis of the university institution. </description>
      <pubDate>mer., 04 déc. 2024 19:43:22 +0100</pubDate>
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      <title>Un devoir d’être soi </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1731</link>
      <description>Dans le § 25 du premier tome d’Humain, trop humain, Nietzsche distingue une morale privée d’une morale universelle qu’il attribue à Kant. S’il y a quelque chose comme une morale nietzschéenne (bien différente de ce qu’il appelle « la morale », à savoir celle héritée du platonisme et du christianisme), elle doit consister en quelque chose de « privé » parce qu’elle diffère d’un individu à un autre. Cela ne signifie évidemment pas que Nietzsche serait relativiste, mais simplement qu’une morale ne peut se dessiner que vis-à-vis de notre complexion et que celle-ci est toujours proprement idiosyncrasique, formée par l’histoire unique qui nous fait être ce que nous sommes. Mais comment peut-on alors parler sans contradiction d’un véritable devoir d’être soi-même ? D’autant plus dans le sillage d’une conception romantique qui va inspirer les trois auteurs que nous voulons interroger et selon laquelle chacun est absolument singulier ? Nous tâcherons ici d’analyser ce devoir si singulier qui nous commande d’être, de développer ou de devenir ce soi-même et de voir comment se construit une forme de morale alternative au kantisme à partir de là. Nous verrons ainsi qu’Emerson pense un devoir d’être soi qui, s’il ne fait fi de la morale kantienne, pense l’individu en dehors de la norme commune. Avec son utilitarisme, Mill dessine une autre forme de morale, plus susceptible de faire coïncider devoir de se développer et progrès de l’humanité tout entière. Enfin, Nietzsche balaie complètement la morale kantienne pour penser un devoir de devenir soi absolument antinomique de celle-ci et dont le premier geste constitue une condition. In § 25 of the first volume of Human, All Too Human, Nietzsche distinguishes between a private morality and a universal morality that he attributes to Kant. If there is such a thing as Nietzschean morality (quite different from what he calls “morality,” namely that inherited from Platonism and Christianity), it must consist of something “private” because it differs from one individual to another. This does not, of course, mean that Nietzsche is a relativist, but simply that morality can only be defined in relation to our complexion, which is always idiosyncratic, shaped by the unique history that makes us what we are. But how, then, can we speak without contradiction of a genuine duty to be oneself? All the more so in the wake of the Romantic conception of each individual as absolutely singular, which inspired the three authors we wish to examine. We will attempt to analyze this singular duty to be, to develop, or to become this self, and to see how an alternative form of morality to Kantianism is constructed from it. We will thus see that Emerson conceives of a duty to be oneself that, while not ignoring Kantian morality, thinks of the individual outside the common norm. With his utilitarianism, Mill sketches out another form of morality, more likely to make the duty of self-development coincide with the progress of humanity as a whole. Finally, Nietzsche completely sweeps aside Kantian morality to conceive of a duty to become oneself that is absolutely antinomic to it, and of which the first gesture constitutes a condition. </description>
      <pubDate>mer., 04 déc. 2024 20:00:28 +0100</pubDate>
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      <title>Les pratiques autobiographiques de Friedrich Nietzsche et de John Stuart Mill </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1740</link>
      <description>Nietzsche et Mill ont en commun d’avoir écrit une autobiographie dans laquelle ils retracent les jalons de l’émergence de leur philosophie mais aussi de leur personnalité. Toutefois, s’il s’agit, selon les termes de Nietzsche, de dévoiler « comment on devient ce qu’on est », on peut se demander quelle fin est poursuivie à travers cette démarche. En effet, influencés par le romantisme, les deux auteurs insistent sur l’absolue individualité des personnalités véritables, qui s’avèrent dès lors inimitables. Que peut donc tirer le public d’une telle lecture ? Notre propos consiste à inscrire la pratique autobiographique telle qu’elle se décline chez Nietzsche et Mill dans la tradition de ce que Pierre Hadot appelait « exercices spirituels » et Michel Foucault « techniques de soi ». Dans cette perspective, la (re)construction du soi par la pratique autobiographique peut malgré tout constituer une forme de discours édifiant, à même de conduire les lecteurs non pas à imiter le parcours de l’auteur mais à vouloir mener une existence à la hauteur de celle qui se donne à voir au fil des pages. En ce sens, si l’exemplarité nietzschéenne est exemplarité d’une déviance, d’une façon de se montrer singulier, elle est davantage dans le cas de Mill illustration d’une vertu qui cherche à se rendre désirable pour autrui. Nietzsche and J. S. Mill both wrote autobiographies in which they recount the salient elements enabling their readers to understand the emergence of their respective philosophy and personality. But if, as Nietzsche put it, the aim was to reveal “how we become what we are,” we might ask what purpose this practice was intended to serve. Indeed, insofar as they were influenced by Romanticism, both authors insisted on the absolute individuality of true personalities, which are therefore impossible to emulate. Thus, what benefit can the public get from such a reading? This paper aims to construe autobiographical practice as it manifests itself in Nietzsche’s and Mill’s work in the wake of what Pierre Hadot called “spiritual exercises” and Michel Foucault called “techniques of the self.” In this perspective, autobiography may overall constitute an edifying discourse to the extent that it may encourage readers not to imitate the author's path directly, but to lead their lives with the greatness that unveils itself through the pages. And if Nietzschean exemplarity is that of deviance, a way of appearing irreducibly singular, Mill’s is more likely the illustration of a virtue susceptible to look desirable to others. </description>
      <pubDate>mer., 04 déc. 2024 21:22:40 +0100</pubDate>
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      <title>Le genre de l’individualité chez Harriet Taylor et John Stuart Mill </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1762</link>
      <description>L’article propose une nouvelle généalogie de l’« individualité », notion centrale de l’ouvrage De la Liberté (1859), généralement attribué à John Stuart Mill. Il met en évidence le rôle majeur joué par Harriet Taylor dans l’élaboration de cette notion, et partant dans celle du texte dont elle est en réalité la co-autrice. Il montre que la philosophe conduit, dès le début des années 1830, une réflexion approfondie sur la formation du caractère et le perfectionnement de soi. Tandis que chez Mill, à la même époque, l’individualité est comprise comme le devoir-être de certaines « natures supérieures », principalement de genre masculin, elle constitue d’emblée pour Taylor une exigence épicène impliquant le développement de l’esprit comme celui des plaisirs sensibles et sexuels. Ainsi, c’est précisément grâce à son analyse de l’expérience douloureuse et propre aux femmes de privation d’individualité que Taylor réussit à formuler des propositions puissantes, novatrices et à la portée universelle sur l’éducation et la culture de soi.  This article provides a new genealogy of “individuality”, which is a central concept in the work On Liberty (1859), generally attributed to John Stuart Mill. It highlights the major role played by Harriet Taylor in the construction of this concept, and hence in the elaboration of this text, of which she is in reality the co-author. It demonstrates that, from the start of the 1830s, Taylor was engaged in extensive reflection on character formation and self-improvement. Whereas Mill, at this time, understood individuality as the duty of certain (usually male) “superior beings”, Taylor saw it from the outset as being a gender-neutral requirement for the development of the mind, as well as of sensual and sexual pleasures. It is precisely through her analysis of women’s particular and painful experience of deprivation of individuality that Taylor succeeds in formulating powerful, innovative, and universally applicable proposals on education and self-cultivation. </description>
      <pubDate>jeu., 05 déc. 2024 15:48:31 +0100</pubDate>
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      <title>Becoming Who You Are </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1765</link>
      <description>The theme of character and character formation in Nietzsche is probably the one on which the influence of his reading of Emerson is most strongly felt. This author acts for Nietzsche as a counterbalance to Schopenhauer’s influence. While Schopenhauer preaches a doctrine of character as immutable, Emerson views individual personality as involved in a process of continuous development, aiming and straining always to achieve higher and higher degrees of power. Nietzsche shares this model and makes it his own, while distancing himself from Emerson for a number of important reasons. Le thème du caractère et de la formation du caractère chez Nietzsche est probablement celui sur lequel l’influence de sa lecture d’Emerson est la plus sensible. Cet auteur agit pour Nietzsche comme un contrepoids à l’influence de Schopenhauer. Alors que Schopenhauer prêche une doctrine du caractère immuable, Emerson considère la personnalité individuelle comme impliquée dans un processus de développement continu, visant et s’efforçant toujours d’atteindre des degrés de puissance de plus en plus élevés. Nietzsche partage ce modèle et le fait sien, tout en se distançant d’Emerson pour un certain nombre de raisons importantes. </description>
      <pubDate>mer., 11 déc. 2024 12:05:51 +0100</pubDate>
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      <title>Évite de te connaître toi-même ! </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1775</link>
      <description>En quel sens Nietzsche entend-il exactement la formule bien connue « comment on devient ce qu’on est », qu’il emprunte à Pindare et reprend sous des formes variées tout au long de son œuvre ? Ce, d’autant plus que son identification à la mise en évidence d’une identité cachée, profonde et authentique est parfaitement intenable. Au contraire, nous sommes toujours plusieurs, souligne Nietzsche. On établira donc que devenir ce que l’on est désigne une réorganisation pulsionnelle menée (ou que l’on échoue à mener) selon la logique de l’intensification de puissance. What meaning does Nietzsche attach to Pindar’s celebrated motto « how one becomes what one is », which he repeatedly uses in different guises throughout his writings? All the more as understanding this move as the unveiling of a hidden, deep-rooted, genuine identity must obviously be ruled out. On the contrary, as Nietzsche insists, we are several persons. And it is this paper’s contention that becoming what one is refers to an inner drive reorganization operated (or not) in accordance with the logic of power increase.  </description>
      <pubDate>mer., 11 déc. 2024 12:22:20 +0100</pubDate>
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      <title>« Deviens ce que tu es » </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1785</link>
      <description>Ce texte se propose un double objectif : 1) avancer une interprétation du célèbre vers de la deuxième Pythique de Pindare, genoi’ oios essi mathôn, en le replaçant dans le contexte de la célébration de la sagesse du souverain de Syracuse, Hiéron Ier, qui conjoint les exploits aux Jeux pythiques et olympiques et une conscience aiguë des limites de l’humain qui lui attire les bienfaits des dieux, et où la question n'est pas de &quot;devenir soi-même&quot;, avec les accents individualistes qui s'attachent pour nous à cette expression, que de se montrer digne de ses exploits et de sa lignée, et donc conforme à ce qu'il est vraiment ; 2) examiner par quel jeu de déplacements et de transpositions cette formule a pu être traduite par Nietzsche, d'abord, par Heidegger, ensuite, par un &quot;Deviens ce que tu es&quot; dont l'accentuation est toute différente. Cette étude constitue ainsi une apostille à l'archéologie de l'idéal contemporain d'authenticité personnelle que l'auteur a développée dans Être soi-même (Gallimard, 2019).  The aim of this text is twofold: 1) to put forward an interpretation of the famous verse from Pindar's 2nd Pythic, genoi’ oios essi mathôn, by placing it in the context of the celebration of the wisdom of the ruler of Syracuse, Hieron I, who combines exploits at the Pythian and Olympic Games with an acute awareness of human limits that attracts him the blessings of the gods, and where the question is not “to become oneself”, with the individualistic overtones that we associate with this expression, but rather to show oneself worthy of one's exploits and lineage, and thus in conformity with what one really is; 2) to examine how Nietzsche, first, and Heidegger, second, translated this formula, through shifts and transpositions, into a “Become what you are” with a completely different emphasis. This study thus constitutes a marginal note to the archaeology of the contemporary ideal of personal authenticity that the author has developed in Être soi-même (Gallimard, 2019).  </description>
      <pubDate>mer., 11 déc. 2024 14:01:23 +0100</pubDate>
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      <title>Discours inaugural prononcé à l’Université de St Andrews </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1749</link>
      <pubDate>mer., 04 déc. 2024 23:15:59 +0100</pubDate>
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      <title>Autobiographie </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1764</link>
      <pubDate>lun., 09 déc. 2024 16:40:30 +0100</pubDate>
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