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    <title>Nietzsche.</title>
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    <language>fr</language>
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      <title>Un devoir d’être soi</title>
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      <description>Dans le § 25 du premier tome d’Humain, trop humain, Nietzsche distingue une morale privée d’une morale universelle qu’il attribue à Kant. S’il y a quelque chose comme une morale nietzschéenne (bien différente de ce qu’il appelle « la morale », à savoir celle héritée du platonisme et du christianisme), elle doit consister en quelque chose de « privé » parce qu’elle diffère d’un individu à un autre. Cela ne signifie évidemment pas que Nietzsche serait relativiste, mais simplement qu’une morale ne peut se dessiner que vis-à-vis de notre complexion et que celle-ci est toujours proprement idiosyncrasique, formée par l’histoire unique qui nous fait être ce que nous sommes. Mais comment peut-on alors parler sans contradiction d’un véritable devoir d’être soi-même ? D’autant plus dans le sillage d’une conception romantique qui va inspirer les trois auteurs que nous voulons interroger et selon laquelle chacun est absolument singulier ? Nous tâcherons ici d’analyser ce devoir si singulier qui nous commande d’être, de développer ou de devenir ce soi-même et de voir comment se construit une forme de morale alternative au kantisme à partir de là. Nous verrons ainsi qu’Emerson pense un devoir d’être soi qui, s’il ne fait fi de la morale kantienne, pense l’individu en dehors de la norme commune. Avec son utilitarisme, Mill dessine une autre forme de morale, plus susceptible de faire coïncider devoir de se développer et progrès de l’humanité tout entière. Enfin, Nietzsche balaie complètement la morale kantienne pour penser un devoir de devenir soi absolument antinomique de celle-ci et dont le premier geste constitue une condition. In § 25 of the first volume of Human, All Too Human, Nietzsche distinguishes between a private morality and a universal morality that he attributes to Kant. If there is such a thing as Nietzschean morality (quite different from what he calls “morality,” namely that inherited from Platonism and Christianity), it must consist of something “private” because it differs from one individual to another. This does not, of course, mean that Nietzsche is a relativist, but simply that morality can only be defined in relation to our complexion, which is always idiosyncratic, shaped by the unique history that makes us what we are. But how, then, can we speak without contradiction of a genuine duty to be oneself? All the more so in the wake of the Romantic conception of each individual as absolutely singular, which inspired the three authors we wish to examine. We will attempt to analyze this singular duty to be, to develop, or to become this self, and to see how an alternative form of morality to Kantianism is constructed from it. We will thus see that Emerson conceives of a duty to be oneself that, while not ignoring Kantian morality, thinks of the individual outside the common norm. With his utilitarianism, Mill sketches out another form of morality, more likely to make the duty of self-development coincide with the progress of humanity as a whole. Finally, Nietzsche completely sweeps aside Kantian morality to conceive of a duty to become oneself that is absolutely antinomic to it, and of which the first gesture constitutes a condition. </description>
      <pubDate>wo, 04 dec 2024 20:00:28 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>wo, 03 sep 2025 17:42:04 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les pratiques autobiographiques de Friedrich Nietzsche et de John Stuart Mill</title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1740</link>
      <description>Nietzsche et Mill ont en commun d’avoir écrit une autobiographie dans laquelle ils retracent les jalons de l’émergence de leur philosophie mais aussi de leur personnalité. Toutefois, s’il s’agit, selon les termes de Nietzsche, de dévoiler « comment on devient ce qu’on est », on peut se demander quelle fin est poursuivie à travers cette démarche. En effet, influencés par le romantisme, les deux auteurs insistent sur l’absolue individualité des personnalités véritables, qui s’avèrent dès lors inimitables. Que peut donc tirer le public d’une telle lecture ? Notre propos consiste à inscrire la pratique autobiographique telle qu’elle se décline chez Nietzsche et Mill dans la tradition de ce que Pierre Hadot appelait « exercices spirituels » et Michel Foucault « techniques de soi ». Dans cette perspective, la (re)construction du soi par la pratique autobiographique peut malgré tout constituer une forme de discours édifiant, à même de conduire les lecteurs non pas à imiter le parcours de l’auteur mais à vouloir mener une existence à la hauteur de celle qui se donne à voir au fil des pages. En ce sens, si l’exemplarité nietzschéenne est exemplarité d’une déviance, d’une façon de se montrer singulier, elle est davantage dans le cas de Mill illustration d’une vertu qui cherche à se rendre désirable pour autrui. Nietzsche and J. S. Mill both wrote autobiographies in which they recount the salient elements enabling their readers to understand the emergence of their respective philosophy and personality. But if, as Nietzsche put it, the aim was to reveal “how we become what we are,” we might ask what purpose this practice was intended to serve. Indeed, insofar as they were influenced by Romanticism, both authors insisted on the absolute individuality of true personalities, which are therefore impossible to emulate. Thus, what benefit can the public get from such a reading? This paper aims to construe autobiographical practice as it manifests itself in Nietzsche’s and Mill’s work in the wake of what Pierre Hadot called “spiritual exercises” and Michel Foucault called “techniques of the self.” In this perspective, autobiography may overall constitute an edifying discourse to the extent that it may encourage readers not to imitate the author's path directly, but to lead their lives with the greatness that unveils itself through the pages. And if Nietzschean exemplarity is that of deviance, a way of appearing irreducibly singular, Mill’s is more likely the illustration of a virtue susceptible to look desirable to others. </description>
      <pubDate>wo, 04 dec 2024 21:22:40 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>wo, 03 sep 2025 11:53:17 +0200</lastBuildDate>
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