<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>récit</title>
    <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=205</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Récit, événement, sujet</title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=446</link>
      <description>Dans Les Noms de l’histoire (Seuil, 1992), Jacques Rancière définit ainsi la notion d’histoire: « Une histoire, au sens ordinaire, c’est une série d’événements qui arrivent à des sujets généralement désignés par des noms propres ». Dans cet article, je me propose d’analyser cette triade « histoire, événements, sujets », à la lumière de la critique d’Althusser par Rancière. Je commence par rappeler les enjeux du débat entre John Lewis et Althusser, qui porte sur le problème du sujet de l’histoire dans la pensée de Marx, et sur la question de savoir si ce sont les hommes qui « font l’histoire » (Réponse à John Lewis, 1972) (section 1). Puis, j’aborde l’interprétation de « Mai 68 » par Althusser (section 2), et la réponse cinglante de Rancière dans La Leçon d’Althusser (1974), qui conteste la coupure entre savoir (des savants, du parti) et ignorance (des masses) (section 3). Dans la section 4, j’étudie les prolongements de ces réflexions dans Les noms de l’histoire, avec la notion d’« âge démocratique », qui suppose l’égale capacité des individus à dire et faire leur propre histoire. Rancière élabore ainsi une théorie de l’histoire qui parvient à tenir ensemble les acquis du linguistic turn – la dimension narrative du récit historique (White, Ricoeur) – et la référence aux événements et aux « sujets », pris en un sens processuel désubstantialisé. Ces deux aspects narratif et pratique se rejoignent dans le concept d’« événement de parole », qui pointe le rôle essentiel des discours et des noms (propres, communs, singuliers) par lesquels les « sujets » de l’histoire se désignent et décrivent leurs actions. In Les Noms de l’histoire (Seuil, 1992), Jacques Rancière defines the notion of history as follows: “A history, in the ordinary sense, is a series of events that happen to subjects who are generally designated by proper names”. In this article, I propose to analyze this triad “history, events, subjects”, in the light of the criticism of Althusser by Rancière. I begin by recalling the stakes of the debate between John Lewis and Althusser, which deals with the problem of the subject of history in Marx’s thought, and whether men are “making history” (Response to John Lewis, 1972) (Section 1). Then I turn to the interpretation of “May 68” by Althusser (section 2), and Rancière’s scathing response in La Leçon d’Althusser (1974), which disputes the break between knowledge (of the scholars, the party) and ignorance (of the masses) (section 3). In section 4, I study the development of these reflections in The Names of History, with the notion of “democratic age”, which implies the equal ability of individuals to say and make their own history. Rancière thus presents a theory of history that manages to hold together the gains of the linguistic turn – the narrative dimension of the historical narrative (White, Ricoeur) – and the reference to events and “subjects”, taken as a process of desubstantialisation. These two narrative and practical aspects come together in the concept of a “speech event”, which points out the essential role of discourse and nouns (common, proper) by which the “subjects” of history name themselves and describe their actions. </description>
      <pubDate>lun., 12 déc. 2016 15:54:03 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 29 janv. 2026 12:42:47 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=446</guid>
    </item>
    <item>
      <title>L’image et le temps</title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=365</link>
      <description>Par l’étude d’un cas – Alphonse Dupront (particulièrement son texte « Itinéraire », 1ère partie de l’ouvrage Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages) – j’entends éprouver l’hypothèse selon laquelle l’image détermine des modalités inédites du savoir historien.  Excentrique, Dupront a retenu mon attention. N’est-ce pas depuis les marges qu’on peut, le mieux, examiner le centre ? Dupront ne produit pas, sur les images, un discours en surplomb ni un texte où l’image est prétextuelle. Il réalise une expérience : son texte est à la fois le lieu d’une pratique et l’endroit où se réfléchit cette pratique. Le récit de Dupront constitue un métadiscours et c’est par l’image que le récit historien est contraint de s’engager dans l’autoréflexivité.  Chez Dupront, les catégories du temps et de l’image sont étroitement intriquées. Cette intrication des catégories vient de ce que la définition du temps (longue durée) engendre une conception de l’événement (le vécu qu’étudie l’historien) s’accordant à une certaine définition de l’image (l’image entendue comme agrégat d’hétérogènes et, par-là, possédant un potentiel d’actualisation). Dès lors, événement et image partagent une même propriété, celle d’être actualisables. Cette contiguïté catégorielle fonde le système dupronien. En cela, l’image occupe une place prépondérante ; elle détermine des modalités inédites du savoir historique et questionne le dispositif historique dans son ensemble.  Ainsi, la marge où se tient Dupront révèle quelque chose de fort qui œuvre au sein de la pratique. Plus que d’offrir une simple évasion, les travaux du médiéviste nous placent au cœur du problème. Through a case study — Alphonse Dupront (in particular his text « Itinéraire », the 1st part of his work entitled Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages) — I intend to challenge the hypothesis that image determines the hitherto unseen modes of historical knowledge.  Dupront’s excentricity held my attention. Is it not from the margins that we can better examine the centre ?  Dupront does not produce an overhanging discourse nor a text where image is pretextual. He experiments : his text is at the same time a place of practice and a place where this practice gets considered. Dupront’s narrative constitutes a metadiscourse, and the historical narrative is compelled to engage in self-reflexivity through image.  In Dupront’s work, time’s and image’s categories are closely intertwined. This interrelation of categories results from the fact that the definition of time (long-lasting) that engenders a conception of event (the experiences that the historian analyses) matches a certain definition of image (image seen as a miscellaneous aggregate, and therefore displaying scope for potential updating).  As a consequence, event and image share a common attribute, which is that they both are updatable. This category contiguity is the foundation of the dupronian system. As such, image plays a leading role ; it determines unseen modes of historical knowledge and questions the historical system as a whole.  Thus, the margin where Dupront stands reveals something strong that works within practice itself. More than offering mere evasion, the medievalist’s works place us at the very heart of the issue. Anhand einer Fallanalyse – Alphonse Dupront (insbesondere sein Text „Itinéraire“ (Werdegang), 1. Teil des Werkes Du sacré. Croisades et pèlerinages. Images et langages (Sakrales. Kreuzzüge und Pilgerreisen. Bilder und Sprachgebrauch)) – möchte ich die Hypothese prüfen, laut der das Bild völlig neue Modalitäten des historischen Wissens bestimmt. Dupront als Exzentriker hat mein Interesse geweckt. Ist es nicht so, dass man vom Rand aus die Mitte am besten beobachten kann? Dupront untermauert die Bilder nicht mit zusätzlichen Worten oder mit einem Text, wo das Bild als Vorwand dient. Er führt ein Experiment durch: Sein Text ist sowohl der Ort einer Praxis als auch der Ort, an dem sich diese Praxis widerspiegelt. Bei der Erzählung von Dupront handelt es sich um eine Metarede; es ist das Bild, das die historische Darstellung zur Selbstprüfung zwingt. Bei Dupront sind die Kategorien Zeit und Bild eng miteinander verflochten. Diese Verflechtung der Kategorien ist darauf zurückzuführen, dass die Definition von Zeit (lange Dauer) eine Vorstellung des Ereignisses (das Erlebte, das der Historiker untersucht) hervorruft, die zu einer bestimmten Definition des Bildes passt (das Bild wird als Konglomerat heterogener Bestandteile verstanden und besitzt somit ein Aktualisierungspotential). Folglich teilen das Ereignis und das Bild eine selbe Eigenschaft und zwar diejenige, aktualisierbar zu sein. Diese kategoriale Kontiguität begründet das Dupront‘sche System. Das Bild nimmt hier einen vorrangigen Platz ein; es bestimmt völlig neue Modalitäten des historischen Wissens und stellt Fragen zur historischen Verfahrensweise in ihrer Gesamtheit. So zeigt der Randbereich, in dem Dupront sich aufhält, etwas Tiefgründiges auf. Die Arbeiten des Mediävisten bieten nicht nur einen Augenblick der Entspannung, sondern führen uns auch zum Kern des Problems. </description>
      <pubDate>jeu., 02 avril 2015 15:25:40 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 22 oct. 2025 18:28:32 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=365</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>