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    <title>continuity</title>
    <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=489</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Musique et esthétique du temps selon Kant et Bergson</title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=467</link>
      <description>La métaphysique du temps constitue le cœur de l’opposition entre les philosophies de Bergson et de Kant. A travers le cas particulier de la musique, l’article développe l’idée que ces deux métaphysiques antagonistes engendrent deux esthétiques musicales opposées. La musique est un art non-représentatif. Son caractère non-référentiel implique un certain discrédit chez Kant, à l’inverse de Bergson pour qui elle possède un pouvoir de révélation du réel en soi, en tant que durée. Kant conçoit la musique à travers l’application de la catégorie de quantité à la sensation et au jugement de goût, là où Bergson fait de la musique un flux qualitatif. Enfin, l’article étudie les conséquences métaphysiques de ces deux esthétiques musicales. Si pour Kant la temporalité implique une coupure entre l’art et le noumène qui ne peut alors se sensibiliser que de façon symbolique, Bergson saisit dans l’art l’expression d’un pouvoir d’entraînement semblable à celui de l’énergie spirituelle que manifestent les grands hommes.  The metaphysics of time constitutes the heart of the opposition between Bergson and Kant’s philosophy. Through the particular case of music, the article develops the idea that these two opposing metaphysics generate two opposing musical aesthetics. Music is a non-representational art. Its non-referential nature implies some disrepute in Kant, unlike Bergson for whom it has a power of revelation of reality in itself, as duration. Kant conceives music through the application of the category of quantity to sensation and to judgment of taste, when Bergson makes music a qualitative flow. Finally, the article examines the metaphysical consequences of these two musical aesthetics. If for Kant temporality implies a cut-out between art and noumenon, which can then become sensible only symbolically, Bergson seized in art the expression of a power of training similar as spiritual energy that great men show.  Die Metaphysik der Zeit ist der Kern des Antagonismus zwischen den Philosophie von Bergson und Kant. Am besonderen Fall der Musik entwickelt dieser Aufsatz die Idee, dass diese beiden antagonistische Metaphysiken zwei gegensätzliche Musikästhetiken erzeugen. Musik ist eine nicht-darstellende Kunst. Ihre nicht-referenzielle Natur bringt sie bei Kant in Verruf, im Gegensatz zu Bergson, für den sie, als Dauer, ermöglicht die Realität an sich zu offenbaren. Kant begreift die Musik durch die Anwendung der Quantitätkategorie an die Anschauung und an das Geschmacksurteil, während für Bergson Musik eine qualitativer Fluxus ist. Schließlich untersucht dieser Ausatz die metaphysischen Konsequenzen dieser beiden Musikästhetiken. Für Kant bedeutet Zeitlichkeit eine Trennung zwischen der Kunst und dem Noumenon, der sich dann nur symbolisch versinnlichen kann. Bergson begreift in der Kunst den Ausdruck einer der geistigen Energie der grossen Männer ähnlichen Antriebskraft.  </description>
      <pubDate>lun., 12 déc. 2016 16:46:06 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 14 oct. 2025 13:26:53 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Le présent de la promesse a-t-il un avenir ?</title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=512</link>
      <description>Le propre d’une promesse mutuelle trouve-t-il à se déployer d’abord au présent dans le moment de son effectuation ou doit-il plutôt être cherché dans le rapport qu’elle entretient à l’avenir et dans la durée qu’elle institue ? La présente contribution se propose de reprendre la façon dont Hannah Arendt répond à ces questions en mobilisant plus particulièrement deux textes au cœur desquels elles trouvent à se déployer – The Human condition (1958) et On revolution (1963). Dans le premier ouvrage, bien que présentée d’abord comme la faculté capable de sécuriser en partie l’avenir – et dès lors d’instaurer une forme de continuité –, la promesse apparaît, à bien y regarder, essentiellement jointe au moment et au présent de l’action, permettant de lier les hommes entre eux et d’assurer leur cohésion. Ce sont des caractéristiques identiques que paraît à nouveau présenter la promesse dans On revolution – en dépit de l’opposition entre contrat mutuel et consentement que cet ouvrage élabore. La promesse ne peut-elle alors assurer une durabilité – et dès lors une continuité – au pouvoir et à l’action ou – pour le dire dans le contexte de cet ouvrage – au moment révolutionnaire ? C’est en fait plus spécifiquement à l’autorité que Arendt fait jouer ce rôle d’une possible « perpétuation » de l’instant révolutionnaire. Mais que promet alors la promesse ? Rien d’autre qu’elle-même, arrachant dès lors définitivement sa spécificité à une possible continuité, mais l’inscrivant par contre au cœur d’une tradition nécessairement cachée, discontinue – permettant à la promesse d’être remobilisée dans d’autres promesses, suscitant par là l’espérance d’elle-même. Is the characteristic of a mutual promise first deployed in the present at the moment of its realization, or should it rather be sought in the relation it maintains with the future and in the duration that it inaugurates? The following contribution proposes to examine the manner in which Hannah Arendt responds to these questions with particular reference to two texts in which they are deployed – The Human Condition (1958) and On Revolution (1963). In the first work, although initially presented as the faculty capable of securing in part the future – and therefore of establishing a form of continuity – the promise appears, upon closer inspection, essentially connected with the moment and with the present of the action, permitting a connection among men and ensuring their cohesion. These are identical characteristics that the promise appears to again exhibit in On Revolution – despite the opposition between mutual contract and consent that is elaborated in this work. Is it then not possible for the promise to ensure a durability – and therefore a continuity – for the power and the action, or to express it in the context of this work, for the revolutionary moment? More specifically, Arendt in fact makes authority play this role of a possible &quot;perpetuation&quot; of the revolutionary moment. But what then does the promise promise? Nothing else than itself, definitively extracting its specific nature from a possible continuity, but situating it on the contrary at the heart of a tradition that is necessarily hidden, discontinuous – permitting the promise to be mobilized once again in other promises, arousing in this way the hope of itself. </description>
      <pubDate>lun., 12 déc. 2016 17:16:38 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 10 oct. 2025 12:18:39 +0200</lastBuildDate>
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