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    <title>Usages de la fiction en philosophie</title>
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    <category domain="https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1808">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>di, 19 sep 2017 17:12:14 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>wo, 17 sep 2025 17:24:31 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Dialectique kantienne et théorie benthamienne des fictions </title>
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      <description>La théorie benthamienne des fictions voit le jour à peu près à la même époque que la critique kantienne d’où sont partis la Critique de la raison pure et, avec elle, tout l’édifice critique. Curieusement, ces deux conceptions se sont ignorées l’une l’autre, alors qu’elles occupaient sensiblement le même terrain : la dialectique a affaire à la fiction, tandis que la théorie des fictions ne cesse, pour sa part, de dénoncer la fausseté dialectique des discours qui prétendent dépasser les conditions de l’expérience ou qui ne savent pas les discerner des connaissances d’objets à proprement parler. La dialectique et la théorie des fictions usent, en outre, sensiblement des mêmes méthodes. Toutefois, en dépit de ces larges accords, il nous est apparu que l’un des avantages de la théorie des fictions consistait à se situer à la pliure ou à la crête de deux versants de notions opposées (comme l’individu et la société, par exemple) ou de valeurs différentes (économiques et religieuses, par exemple), sans que l’on soit forcément obligé de dire, parmi ces deux notions ou parmi ces deux valeurs, laquelle a plus de réalité que l’autre. Entités réelles et entités fictives sont des fonctions relatives des fictions et cette double face permet un jeu important dans un certain nombre de sciences, pourvu que la théorie des fictions ne s’en tienne pas à une simple restriction critique qui se contente de discréditer et d’interdire un certain nombre de discours. Bentham’s theory of fictions arose at the same time as the Kantian’s critique from which are issued the Critique of Pure Reason and the whole critical structure. Strangely, these two conceptions have ignored each other, though they were situated on the same domain: on the one hand, dialectics deals with fiction, while, on the other hand, the theory of fictions carries on denouncing the dialectical fallacy of discourses that pretend to overcome the conditions of experience or that confuse them with the knowledge of objects, properly speaking. Moreover, dialectics and theory of fictions are using the same methods. However, in spite of this large agreement, it seems that the superiority of the theory of fictions lies in the fold of opposite notions (as individual vs society, for example) or of different values (economical vs religious, for instance), without man be obliged to tell, amidst those notions or values, which is the most real one. Real entities and fictitious entities are relative functions of fictions and the double-edged aspect of the fictions makes possible their play in a great number of sciences, provided that the theory of fictions is not restricted to a simple critical negation dealing only with discredit and ban on a great lot of discourses. </description>
      <pubDate>di, 19 sep 2017 17:15:22 +0200</pubDate>
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      <title>L’invention philosophique : penser, concevoir, imaginer ? </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=544</link>
      <description>Mon but ici n’est pas tant de nier que la philosophie possède une dimension fictionnelle ou qu’il existe un usage de l’imagination au sein de la recherche de la vérité, que de questionner plutôt la pertinence même du concept de « fiction » en raison de sa plurivocité vague, de la récente prolifération de ses applications et de leurs effets. On peut d’abord se demander sur quoi repose une telle extension du domaine de la fiction, de l’art (roman, film…) aux sciences et à la philosophie, et si ce n’est pas le produit d’un certain scepticisme généralisé autant que d’un relativisme ambiant, corrélé au primat d’un modèle scientiste de la connaissance. On se demandera alors plus précisément ce qui est qualifié de « fictionnel » dans l’exercice de la philosophie : des conjectures, des comparaisons, des idéalisations, des expériences de pensée ? Après avoir présenté les différentes définitions de la fiction développées par la philosophie analytique, ainsi que les motivations et enjeux pluriels à l’œuvre dans le jugement de fictionalité, on tentera de clarifier, dans une veine goodmanienne, la nature de ces outils conceptuels dont la philosophie a besoin pour comprendre le monde.  My present purpose is less to deny that philosophy has a fictional dimension or that imagination plays a role in the aiming for truth, than to question the relevance of the concept of “fiction” because of its vagueness and polysemy, and the recent proliferation of its applications. One can wonder about the grounds of such an extension of the domain of fiction, from art (novels, films…) to science and philosophy : isn’t it one of the consequences of both a generalized skepticism and a wide relativism, together with the prevalence of a scientist model of knowledge? I will give an analysis of what is called “fictional” within the philosophical practice, namely conjectures, comparisons, idealizations, thought-experiments. First, I shortly present the different definitions of fiction developed in analytic philosophy, then the multiple motivations and issues at stake when judging something fictional. Finally, I clarify, following Goodman, the conceptual nature of these so-called “fictions” philosophy needs in order to understand the world. </description>
      <pubDate>di, 19 sep 2017 19:07:45 +0200</pubDate>
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      <title>Rousseau et l’usage des fictions </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=548</link>
      <description>Peu de philosophes ont poussé la complexité et la richesse de l’usage des fictions aussi loin que Jean-Jacques Rousseau. On se propose d’examiner ici l’usage que fait Rousseau des dispositifs rhétoriques, narratifs et quasi-fictionnels dans son dernier ouvrage, laissé inachevé, les Rêveries du promeneur solitaire. Après avoir réfléchi aux différents usages des fictions dans l’œuvre philosophique de l’auteur, il s’agira d’analyser les dispositifs qui structurent les Rêveries, en insistant, dans un premier temps, sur la situation paradoxale dans laquelle Rousseau place le lecteur, à qui il demande en quelque sorte de voir ce dont il est par définition exclu et de s’identifier à un cheminement forcément individuel – celui qui doit conduire l’auteur à l’approfondissement de la connaissance de lui-même –, et en repérant, dans un deuxième temps, le dispositif « spectaculaire » par lequel le promeneur solitaire met en scène son propre statut de « pur spectateur ».  Few philosophers have employed fiction in so complex and rich a manner as Jean-Jacques Rousseau. The aim here is to examine the use that Rousseau makes of rhetorical, narrative and quasi-fictional devices in his last work, left unfinished, The Reveries of the Solitary Walker. After having reflected on the different uses of fiction in the philosophical oeuvre of the author, the devices that make up the Reveries will be analyzed, in the first place, by emphasizing the paradoxical situation in which Rousseau places the reader, whom he asks, in a manner of speaking, to see what he is by definition precluded from and to identify himself with a development perforce personal – one that will drive the author plump the depths of his self-knowledge. This analysis will focus, in the second place, on identifying the “spectacular” device in virtue of which the solitary walker acts out his proper role as “pure spectator”. </description>
      <pubDate>di, 19 sep 2017 19:10:41 +0200</pubDate>
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      <title>D’une fiction qui ne serait pas du semblant </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=551</link>
      <description>L’objectif de cet article est d’interroger la manière dont la philosophie moderne a recouru à une forme de « fictionnalisation » dès sa première réflexion sur la méthode, afin de servir son auto-institution en philosophie de la liberté. L’article propose une lecture originale de la Doctrine de l’essence, dans la Science de la logique de Hegel, ainsi que de la section consacrée au commencement. Il souligne l’ambivalence de l’héritage hégélien du Discours de la méthode cartésien, à l’époque du système. À cette fin, l’article explicite à la fois la part de « fabulation » propre à l’entreprise logique et sa volonté de ramener le flottement et l’indétermination propre à la réflexion moderne sur l’essence à un moment précis et bien circonscrit de ce cheminement, à savoir celui de l’apparence.  This article aims at questioning the way in which the modern philosophers appealed to a kind of &quot;fictionalization&quot; right from their characterization of the method, and in such a way that the former makes a philosophy of freedom possible. The paper provides an original reading of Hegel’s Doctrine of essence as well as of the section devoted to the beginning of the whole Science of Logic. It emphasizes the ambivalence of the Hegelian inheritance of Descartes’ Discourse on the Method at the time of the system. To this end, the article shows both the &quot;fabrication&quot; dimension of the logic enterprise and Hegel’s will to confine any &quot;lapse&quot; and indeterminacy peculiar to the modern reflection on essence to a very specific moment of that progress, namely that of appearance.  </description>
      <pubDate>do, 21 sep 2017 17:41:24 +0200</pubDate>
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      <title>Le « comme » et le « comme si » dans les deux premières Méditations métaphysiques de Descartes : quelques réflexions. </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=554</link>
      <description>Cet article entend apporter une contribution à la longue liste des travaux consacrés à la positivité des fictions chez Descartes. Il entreprend une analyse des deux premières Méditations métaphysiques à la lueur de La philosophie du comme si de Hans Vaihinger. Dans la première, Descartes mobilise le « comme si » comme opération consistant à assimiler fictionnellement l’un à l’autre deux termes différents. Dans la seconde, recourant cette fois à une simple métaphore, il raisonne comme si la cire et ses différents aspects étaient une chose nue portant successivement différents vêtements. Deux modalités différentes du « comme si », répondant à deux enjeux théoriques différents, sont ainsi mises à contribution par Descartes pour avancer dans la réalisation de son projet métaphysique. This article adds to the long list of publications dedicated to the positive function of fiction in Descartes’ work. It proposes an analysis of the first two meditations in the Méditations métaphysiques in the light of the Hans Vaihinger’s Philosophy of as if (Die Philosophie des Als Ob). In the first meditation Descartes adopts the ‘as if’ approach in order to assimilate two different terms in a fictional account. In the second meditation he uses a simple metaphor to make an argument as if the wax in its different forms was just the same essential thing dressed up differently in each case. Thus, Descartes uses two different « as if » arguments to engage two very different theoretical issues in order to advance his metaphysical project. </description>
      <pubDate>do, 21 sep 2017 17:45:40 +0200</pubDate>
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