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    <title>Utopie et idéologie</title>
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    <category domain="https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1808">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Di, 16 Jan 2018 15:33:25 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>Mi, 17 Sep 2025 17:23:11 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Du mouvement de l’histoire </title>
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      <description>Cet article tente de retracer la généalogie de la sociologie de la connaissance. Cette généalogie part du constat dressé par Karl Mannheim que moins d’être une crise scientifique et intellectuelle, le scepticisme possède une origine socio-politique : l’élargissement du débat public. De cette façon, la solution proposée par la théorie de la connaissance développée par la phénoménologie s’avère particulièrement inefficace. Constatant cette carence, on montrera en quoi la sociologie de la connaissance se munit de l’outillage conceptuel du marxisme en vue de résoudre les problèmes auxquels la théorie de la connaissance devait apporter une solution. Par ailleurs, on soulignera que d’après Mannheim, le prolétariat allemand ne forme plus cette masse révolutionnaire, devant faire l’histoire. C’est à l’aune de cet enlisement socio-politique de la société allemande de la fin des années 20 que nous tenterons, dans la dernière partie de notre étude, de cerner la fonction exercée par l’Ailleurs extatique, vis-à-vis de la sociologie de la connaissance.  This paper attempts to trace the genealogy of the sociology of knowledge. This genealogy begins with the finding that rather than being a scientific and intellectual crisis, scepticism possesses a socio-political fundament: an enlargement of the public debate. Therefore, the solution proposed by the phenomenological theory of knowledge seems to be particularly inefficient. Noting this deficiency, we will highlight how the sociology of knowledge use the conceptual equipment of Marxism with the purpose to tackle a problem that the theory of knowledge usually tried to resolve. Besides, we will also underline that following Mannheim, the German proletariat does not consist in a revolutionary mass anymore, as it is supposed to build history itself. It is in the light of this socio-political embedded position of the late 1920s German society that we will try, in the last part of our analysis, to define the function of what Mannheim calls ‘ecstatic Elsewhere’ regarding the sociology of knowledge. </description>
      <pubDate>Di, 16 Jan 2018 15:35:12 +0100</pubDate>
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      <title>Mannheim et le « marxisme occidental » </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=830</link>
      <description>Cet article se propose de restituer à la pensée de Karl Mannheim sa dimension critique et politique, fréquemment occultée ou sous-évaluée du fait d’un prétendu « relativisme » imputé à son projet de sociologie de la connaissance. Il s’agit ainsi de réinscrire ce projet dans le sillage du « marxisme occidental » dont parle Merleau-Ponty dans ses Aventures de la dialectique et dont le programme de « relativisation du relativisme » permet au sociologue de « s’engager », par-delà l’opposition wébérienne du savant et du politique. La pensée de Mannheim peut dès lors être confrontée à celles de Paul Ricœur et de Cornelius Castoriadis, et conduit à questionner à nouveaux frais certains enjeux majeurs de la pensée politique contemporaine, en particulier ceux ayant trait à la fonction de l’intellectuel, aux « leçons » politiques de l’histoire ou encore à la notion d’utopie. This study aims to restore the critical and political dimensions to Karl Mannheim’s theories, as these have often been either erased or underestimated as a result of the « relativism » associated with his work on the field of sociology of knowledge. The main objective is to reinstate this work as an extension of Merleau-Ponty’s « Western Marxism » as presented in his Adventures of the Dialectic, whose « relativization of relativism » allows sociologists to commit themselves, going beyond the Weberian opposition between Science and Politics. Mannheim’s theories are thus confronted to those of Paul Ricœur and Cornelius Castoriadis, leading to new questions on some major issues of contemporary political thinking, particularly on those related to the function of the intellectual, the political « lessons » of history, and the notion of utopia. </description>
      <pubDate>Di, 16 Jan 2018 15:57:10 +0100</pubDate>
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      <title>Mannheim, Idéologie et Utopie : de quelques échos diltheyens </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=834</link>
      <description>Cet article se propose d’explorer la proximité qu’entretiennent la philosophie de Dilthey et celle que développe Mannheim dans Idéologie et Utopie, notamment autour de la question de la méthode. En effet, bien que les références directes à Dilthey soient très peu nombreuses dans ce texte, les parallèles sont frappants : on retrouve dans la manière dont l’un cherche à mettre sur pied une sociologie (historique), et l’autre une histoire (sociale) une tonalité herméneutique comparable et la méthode compréhensive, chez les deux auteurs, est sans cesse mise en avant. Ils s’élèvent tous deux à la fois contre l’idéalisme – au nom d’une certaine empiricité justifiée par le primat de l’expérience vécue – et contre le naturalisme – soulignant tous deux l’échec (et le danger) à penser l’esprit selon les schémas positivistes et mécanistes permettant d’expliquer la nature. Ils opèrent un déplacement de la signification traditionnelle du concept d’objectivité, en venant tous deux à développer une pensée perspectiviste et relationniste de l’histoire et/ou de la sociologie. Mais cet article ne se borne pas à souligner les échos qui existent entre ces deux auteurs. Il s’attache également à montrer l’irréductibilité de la démarche de Mannheim à celle de Dilthey, interrogeant notamment le traitement fait chez ces deux auteurs du rapport de l’individu à la collectivité. Au-delà des échos, cet article veut faire droit à la spécificité de chaque approche.  This paper explores the proximity between Dilthey’s philosophy and Mannheim’s as developed in Ideology and Utopy, in particular in terms of method. Indeed, although Mannheim makes scarce references to Dilthey, the parallels are striking: the way in which Mannheim wants to establish a (historical) sociology and Dilthey a (sociological) history share a comparable hermeneutic tonality, and both philosophers constantly emphasize a so-called ‘comprehensive’ approach. They both stand against idealism – as they defend an empirical perspective based on the primacy of lived experience – and naturalism – which, by trying and embracing the notion of spirit along mechanistic and positivist schemes that are meant to explain nature, is bound to fail. They move away from the traditional concept of objectivity and develop a perspectivist and relationist thought of history and/or sociology. However, beyond the echoes that exist between Mannheim and Dilthey, this paper also demonstrates the irreducibility of their respective approach, most particularly in terms of relation between individuals and collectivities, and aims at outlining the specific nature of each of them.  </description>
      <pubDate>Di, 16 Jan 2018 16:00:25 +0100</pubDate>
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      <title>Penser ensemble idéologie et utopie avec Mannheim </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=852</link>
      <description>What is the nature of the connections between ideology and utopia? This contribution proposes to reconsider this question starting from the work of Karl Mannheim, as well as being based on – and even improving upon – the reading of Paul Ricœur. The objective is to trace the compact dialectic between ideology and utopia in the perspective of Mannheim's criterion of a time gap, and then to analyze his treatment of “utopian consciousness”. Such an examination allows us to demonstrate that utopia in Mannheim’s sense above all characterizes a virtuality that affects the present, and that his typology of the forms of utopian consciousness reveals itself to be an original manner of sociologically addressing the temporal structuring of consciousness. Contrary to Ricœur’s reading, the task of the sociologist is less to definitively establish a “true” relationship with social reality than to highlight a “right” relationship with the present, one that is equidistant from both ideological backwardness and utopian advancement. Quelle est la nature des liens entre idéologie et utopie ? Cette contribution propose de reprendre la question à partir du travail de Karl Mannheim, tout en s’appuyant – bien qu’en l’amendant – sur la lecture qu’en a proposé Paul Ricœur. L’objectif est de suivre la dialectique serrée de l’idéologie et de l’utopie à l’aune du critère de l’écart temporel proposé par Mannheim, pour ensuite analyser son traitement de la « conscience utopique ». Un tel parcours permet de montrer que l’utopie au sens de Mannheim caractérise avant tout une virtualité qui affecte le présent et que sa typologie des formes de la conscience utopique se présente comme une façon originale d’aborder sociologiquement la structuration temporelle de la conscience. Au contraire de la lecture qu’en propose Ricœur, la tâche du sociologue est moins en définitive d’instaurer un rapport « vrai » à la réalité sociale que de dégager un rapport « juste » par rapport au présent, à égale distance du retard idéologique et de l’avance utopique.   </description>
      <pubDate>Di, 16 Jan 2018 16:01:38 +0100</pubDate>
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      <title>Le sens et la pensée entre sociologie de la connaissance et herméneutique </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=868</link>
      <description>Cette contribution propose de mettre en regard la sociologie de la connaissance telle que Mannheim la présente dans son livre Idéologie et utopie et l’ontologie herméneutique de Heidegger, essentiellement dans Etre et temps, mais aussi dans quelques textes plus tardifs. Si Mannheim et Heidegger visent tous deux à un retour à la vie concrète et à l’être « réel » du monde, et si tous deux montrent ainsi que toute pensée est tributaire d’un certain contexte de sens, et donc profondément marquée par des facteurs historiques et sociaux particuliers, ils ne tirent pas les mêmes conséquences de cette idée. Ces différences apparaissent notamment dans leur rapport au concept de sujet et dans leur conception de la vérité. Si chacun met en place une éthique de la responsabilité, attribuant à la pensée un rôle capital, le contenu de cette éthique diverge radicalement dans les deux cas. This paper proposes to compare and to contrast the sociology of knowledge as presented by Mannheim in his book Ideology and Utopia and Heidegger’s hermeneutical ontology, essentially in Being and Time, but also in some other later texts. Although Mannheim and Heidegger both aim at a return to concrete life and to the real « being » of the world, and although they both show that every thought is reliant on a certain context of meaning and is so deeply marked by particular historical and social factors, they do not draw the same consequences from this idea. These divergences especially appear in their understanding and deployment of the concept of subject and in their conception of truth. Each of them elaborates an ethics of responsibility, assigning to thought a crucial role, yet the content of this ethics radically differs in both cases. </description>
      <pubDate>Di, 16 Jan 2018 16:03:22 +0100</pubDate>
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