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    <title>Michel Foucault et la force des mots</title>
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    <category domain="https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1808">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Tue, 23 Jul 2019 15:00:34 +0200</pubDate>
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      <title>Foucault et la force des mots : de l’extralinguistique à la subjectivation </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=944</link>
      <pubDate>Tue, 23 Jul 2019 16:32:29 +0200</pubDate>
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      <title>Le langage au pouvoir </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=945</link>
      <description>Cet article est consacré à une analyse des différentes strates de la lecture que Foucault opère de quelques textes de Jean-Pierre Brisset. Nous montrons notamment comment cette lecture stratifiée nous donne à percevoir quelque chose de la question du langage, et même de cet être du langage dont il est tant question dans les dits et écrits littéraires de Foucault au début des années soixante. Mais nous montrons également comment cette lecture nous fait accéder à d’autres dimensions, peut-être insoupçonnées, du délire brissetien, - des dimensions par lesquelles ce délire communique avec l’ordre des discours et avec le pouvoir qui s’y loge.  This article is devoted to an analysis of the different strata of Foucault's reading of some of Jean-Pierre Brisset's texts. In particular, we show how this stratified reading gives us to perceive something about the question of language, and even about that being of language that is so much discussed in Foucault's literary writings in the early 1960s. But we also show how this reading leads us to other, perhaps unsuspected, dimensions of the Brissetian delirium - dimensions by which this delirium communicates with the order of discourses and with the power within it.  </description>
      <pubDate>Tue, 23 Jul 2019 17:30:18 +0200</pubDate>
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      <title>Une fidélité de Foucault à Nietzsche : le langage comme fil conducteur généalogique </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=953</link>
      <description>Cet article vise à montrer que Foucault a pris au sérieux, dans ses propres généalogies, un aspect méthodologique crucial de la Généalogie de la morale de Nietzsche, qui est le fait que la relative stabilité des formes linguistiques par rapport aux mutations du sens peut servir de fil conducteur au généalogiste dans sa recherche de traces du devenir. Pour ouvrir ce champ d’investigation, il faut commencer par se libérer du préjugé du mot, c’est à dire de l’illusion qu’un universel invariant serait attaché à chaque vocable (par exemple « le bien » chez Nietzsche ou « l’État » chez Foucault). Si les mots n’ont pas de signification idéale qui les arracherait en droit à l’histoire, mais sont, au contraire, un « pouvoir dont on cherche à s’emparer », alors l’histoire des mots est significative en elle même, ou mieux : elle est, à bien des égards, l’histoire même que nous devons raconter.  This paper aims at showing that Foucault took seriously, in his own genealogies, a crucial methodological aspect of Nietzsche’s Genealogy of Morals, which is the fact that the relative stability of linguistic forms compared to semantic mutations can be used as a guiding thread by the genealogist in his quest for traces of becoming. To open this field of investigation, one must first overcome the prejudice of the word, namely the illusion that an unchanging universal is attached to every term (for example “the good” in Nietzsche or “the state” in Foucault). If words do not have an ideal meaning which would extract them by right from history, but are, on the contrary, a “power which is to be seized”, then the history of words is significant in itself, or better: it is, in many respects, the very history we have to tell.  </description>
      <pubDate>Tue, 23 Jul 2019 17:55:14 +0200</pubDate>
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      <title>L’éthopoïétique de l’écriture de soi </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=965</link>
      <description>Malgré l’importance qu’il accorde à l’écriture dans les pratiques de soi des deux premiers siècles de notre ère, Michel Foucault ne consacre que peu de pages à ce sujet. En l’occurrence, l’écriture de soi met en évidence, plus que toute autre pratique, la puissance du langage qui passe alors autant par l’écriture que par la lecture. Le processus de subjectivation dans l’écriture de soi peut être appréhendé à partir de l’idée d’une langue-energeia et nous proposons, à l’aune de l’article sur « L’écriture de soi » publié en 1983 dans la revue Corps écrit, d’éclairer les thèses de Foucault par des travaux émanant des études littéraires sur la lecture actualisante et sur l’énergie dans l’écriture.  Whereas Michel Foucault gave such importance to the technology of writing in his study of the practices of the self during the first two centuries of our era, he didn’t dedicate many pages about that topic. Yet, self writing highlights, more than any other practices, the power of language that involves both writing and reading. Thus, the process of subjectivation in self writing can be thought with the idea of an Energeia-language and we propose, on the basis of the text “Self writing” published in the journal Corps écrit in 1983, to analyse Foucault thesis in the light of literary studies about actualizing reading and energy in writing.  </description>
      <pubDate>Tue, 23 Jul 2019 18:17:01 +0200</pubDate>
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      <title>La vérité aux limites du discours : la « performance » politique des cyniques </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=983</link>
      <description>Le présent article souhaite réfléchir à un paradoxe émergeant dans les dernières analyses foucaldiennes du dire-vrai et de la notion de parrêsia. Ce paradoxe touche directement la question du langage et notamment celle de la mise en discours du vrai : alors même que Foucault demeure explicitement, jusqu’à ses derniers cours au Collège de France, attaché au cadre d’une histoire du discours vrai, cette forme de parole de vérité prend de plus en plus, en particulier avec l’analyse de la parrêsia cynique, la forme d’un « faire-vrai », d’une performance des corps qui peut à la limite se passer du rapport au discours pour ne laisser parler que l’existence corporelle. Une première partie de l’article explore ce paradoxe à travers le rapport de la question de la vérité à deux concepts fondamentaux dans la pratique cynique : le corps et la nature. Une deuxième partie vise à ouvrir un rapprochement entre la pratique philosophique foucaldienne et la question du performatif et de la performance, en se demandant si les travaux foucaldiens sur la vérité ne gagneraient pas à être relus comme autant de performances esthétiques et politiques de la vérité.  This article aims at exploring a paradox emerging from the last Foucauldian analyses on parrhesia. This paradox deals directly with the questions of language and discourse: although Foucault remains explicitly, in his last lectures at the Collège de France, between the frame of an history of truth-discourse, the specific form of truth-telling he calls parrhesia assumes, in his analyses of ancient cynicism, the characters of a truth-doing, a body performance where the words may eventually become useless. The article will firstly describe this paradox through two main concepts of the cynic philosophy: body and nature. It will then try to open a dialogue between the Foucauldian philosophical practice and the question of performative speech acts and artistic performance. Could Foucault’s works be fruitfully read as aesthetical and political performances of truth?  </description>
      <pubDate>Tue, 23 Jul 2019 18:52:07 +0200</pubDate>
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      <title>Assujettissement et subversion dans le langage </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1003</link>
      <description>L’article montre comment la féministe américaine Judith Butler importe, dans le champ du langage, la critique adressée par Foucault en 1976 aux représentations normatives du pouvoir politique, selon le schème juridique d’un pouvoir souverain s’exerçant de haut en bas sur le corps social, comme l’âme gouverne le corps. La critique butlerienne du sexe (Gender Trouble, 1990) est ainsi mise en lumière par l’analyse ultérieure qu’elle propose de la force subversive des mots, qui renouvelle la performativité austinienne, à l’aide de la compréhension althussérienne de l’assujettissement idéologique (Excitable Speech, 1997). The article demontrates how the American feminist Judith Butler imports in the field of language the criticism addressed by Foucault in 1976 to the normative representations of political power, according to the legal model of a sovereign authority exerted up and down on society, as the soul governs the body. Butler's criticism of sex (Gender Trouble, 1990) is thus highlighted by her subsequent analysis of the subversive force of words, which renews Austin's performativity, using Althusser's understanding of the ideological subjection (Excitable Speech, 1997). </description>
      <pubDate>Tue, 23 Jul 2019 19:19:25 +0200</pubDate>
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      <title>Image ou événement ? Quelques destins français de la psychanalyse </title>
      <link>https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=1021</link>
      <description>Nous souhaitons ici développer une réflexion touchant l’ambivalence de la pensée psychanalytique de l’événement, telle du moins qu’on peut la thématiser à partir des textes de Freud, en présentant les oscillations qui sont les siennes non pas comme un motif d’invalidation mais comme une ressource pour une pensée soucieuse de faire doit et place aujourd’hui à l’événement. Nous proposons d’aborder cette question en partant de la réception des élaborations psychanalytiques de la notion d’événement par la « pensée française ». La théorie psychanalytique semble tantôt interprétée comme ouverture à l’événement, c’est-à-dire appréhendant la vie psychique du sujet comme tributaire d’une expérience, de ce qui lui arrive dans le monde, ce déterminant d’extériorité pouvant relever de l’accident, du contexte, de la rencontre, etc., tantôt comme pensée du fantasme, logique des images sans origine, soit d’une interprétation de la vie psychique du sujet qui indexe celle-ci à des structures ou à des logiques internes autonomes indépendantes de la réalité. L’exigence de penser l’événement qui s’impose à nombre de philosophes du second XXe siècle engage une attitude ambivalente à l’égard de la psychanalyse et cela parfois chez un même auteur. Tantôt la prise en compte de l’événement exige de rompre avec la psychanalyse, tantôt elle impose de s’inspirer de ses modèles et de ses concepts. We wish here to develop a reflection on the ambivalence of the psychoanalytical thought of the event, at least as it can be thematized from Freud's texts, by presenting its oscillations not as a reason for invalidation but as a resource for a thought concerned to take into account today the reality of the event. We propose to approach this question starting from the reception of the psychoanalytical elaborations of the notion of event by the &quot;French thought&quot;. Psychoanalytical theory sometimes seems to be interpreted as an opening to the event, that is, as an apprehension of the subject's psychological life as dependent on an experience, on what happens to him in the world - this determinant of exteriority can be related to the accident, the context, the encounter, etc. - sometimes as a thought of fantasy, the logic of images without origin, in other words as an understanding of the subject's psychological life that indexes it to autonomous internal structures or logics independent of reality. The requirement to think about the event that is imposed on many philosophers of the second twentieth century leads to an ambivalent attitude towards psychoanalysis, sometimes by the same author. Sometimes taking the event into account requires a break with psychoanalysis, sometimes it requires drawing inspiration from its models and concepts. </description>
      <pubDate>Thu, 01 Aug 2019 14:26:23 +0200</pubDate>
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