Foucault https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=950 Entrées d’index fr 0 Le langage au pouvoir https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=945 Cet article est consacré à une analyse des différentes strates de la lecture que Foucault opère de quelques textes de Jean-Pierre Brisset. Nous montrons notamment comment cette lecture stratifiée nous donne à percevoir quelque chose de la question du langage, et même de cet être du langage dont il est tant question dans les dits et écrits littéraires de Foucault au début des années soixante. Mais nous montrons également comment cette lecture nous fait accéder à d’autres dimensions, peut-être insoupçonnées, du délire brissetien, - des dimensions par lesquelles ce délire communique avec l’ordre des discours et avec le pouvoir qui s’y loge. This article is devoted to an analysis of the different strata of Foucault's reading of some of Jean-Pierre Brisset's texts. In particular, we show how this stratified reading gives us to perceive something about the question of language, and even about that being of language that is so much discussed in Foucault's literary writings in the early 1960s. But we also show how this reading leads us to other, perhaps unsuspected, dimensions of the Brissetian delirium - dimensions by which this delirium communicates with the order of discourses and with the power within it. mar., 23 juil. 2019 17:30:18 +0200 mar., 16 déc. 2025 11:48:33 +0100 https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=945 La vérité aux limites du discours : la « performance » politique des cyniques https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=983 Le présent article souhaite réfléchir à un paradoxe émergeant dans les dernières analyses foucaldiennes du dire-vrai et de la notion de parrêsia. Ce paradoxe touche directement la question du langage et notamment celle de la mise en discours du vrai : alors même que Foucault demeure explicitement, jusqu’à ses derniers cours au Collège de France, attaché au cadre d’une histoire du discours vrai, cette forme de parole de vérité prend de plus en plus, en particulier avec l’analyse de la parrêsia cynique, la forme d’un « faire-vrai », d’une performance des corps qui peut à la limite se passer du rapport au discours pour ne laisser parler que l’existence corporelle. Une première partie de l’article explore ce paradoxe à travers le rapport de la question de la vérité à deux concepts fondamentaux dans la pratique cynique : le corps et la nature. Une deuxième partie vise à ouvrir un rapprochement entre la pratique philosophique foucaldienne et la question du performatif et de la performance, en se demandant si les travaux foucaldiens sur la vérité ne gagneraient pas à être relus comme autant de performances esthétiques et politiques de la vérité. This article aims at exploring a paradox emerging from the last Foucauldian analyses on parrhesia. This paradox deals directly with the questions of language and discourse: although Foucault remains explicitly, in his last lectures at the Collège de France, between the frame of an history of truth-discourse, the specific form of truth-telling he calls parrhesia assumes, in his analyses of ancient cynicism, the characters of a truth-doing, a body performance where the words may eventually become useless. The article will firstly describe this paradox through two main concepts of the cynic philosophy: body and nature. It will then try to open a dialogue between the Foucauldian philosophical practice and the question of performative speech acts and artistic performance. Could Foucault’s works be fruitfully read as aesthetical and political performances of truth? mar., 23 juil. 2019 18:52:07 +0200 mar., 16 déc. 2025 11:44:50 +0100 https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=983 Une fidélité de Foucault à Nietzsche : le langage comme fil conducteur généalogique https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=953 Cet article vise à montrer que Foucault a pris au sérieux, dans ses propres généalogies, un aspect méthodologique crucial de la Généalogie de la morale de Nietzsche, qui est le fait que la relative stabilité des formes linguistiques par rapport aux mutations du sens peut servir de fil conducteur au généalogiste dans sa recherche de traces du devenir. Pour ouvrir ce champ d’investigation, il faut commencer par se libérer du préjugé du mot, c’est à dire de l’illusion qu’un universel invariant serait attaché à chaque vocable (par exemple « le bien » chez Nietzsche ou « l’État » chez Foucault). Si les mots n’ont pas de signification idéale qui les arracherait en droit à l’histoire, mais sont, au contraire, un « pouvoir dont on cherche à s’emparer », alors l’histoire des mots est significative en elle même, ou mieux : elle est, à bien des égards, l’histoire même que nous devons raconter. This paper aims at showing that Foucault took seriously, in his own genealogies, a crucial methodological aspect of Nietzsche’s Genealogy of Morals, which is the fact that the relative stability of linguistic forms compared to semantic mutations can be used as a guiding thread by the genealogist in his quest for traces of becoming. To open this field of investigation, one must first overcome the prejudice of the word, namely the illusion that an unchanging universal is attached to every term (for example “the good” in Nietzsche or “the state” in Foucault). If words do not have an ideal meaning which would extract them by right from history, but are, on the contrary, a “power which is to be seized”, then the history of words is significant in itself, or better: it is, in many respects, the very history we have to tell. mar., 23 juil. 2019 17:55:14 +0200 lun., 15 déc. 2025 20:24:30 +0100 https://popups.uliege.be/0774-7136/index.php?id=953