C@hiers du CRHIDI https://popups.uliege.be/1370-2262 Revue d'histoire du droit, des institutions et de la société de l'Antiquité à nos jours fr De quoi la « crise de l’accueil » est-elle le nom ? Les réfugié·es entre signifiants juridiques, discours gouvernementaux, traitements médiatiques et pratiques de solidarité https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1844 Depuis fin 2021, des milliers de demandeur·euses de protection internationale vivent à la rue ou dans des occupations précaires, malgré un cadre juridique qui impose à la Belgique de leur fournir un accueil. Le gouvernement qualifie cette situation de « crise de l’accueil ». Mais ce manquement s’inscrit dans la durée et interroge autant la force contraignante de la loi que la notion même de « crise ». Partant de ce cadre, la contribution propose une mise en tension entre récits juridiques, gouvernementaux, médiatiques et des mouvements sociaux autour des notions de « crise » et d’« accueil ». Pour ce faire, elle s’intéresse à trois épisodes récents de la vie politique belge qui permettent de replacer la situation actuelle dans une continuité : la « crise migratoire » de l’été 2015 et ses suites, l’accueil des bénéficiaires de protection temporaire ukrainien·nes au printemps 2022, et l’actuelle « crise de l’accueil » (2021-…). Since the end of 2021, thousands of applicants for international protection are homeless or living in precarious accommodations, despite a clear legal framework requiring Belgium to provide them with reception. The government describes this situation using the words ‘reception crisis’. But the failure to abide the law is a long-term one, and calls into question both the binding force of the law and the very notion of ‘crisis’. Against this background, the paper analyses the tensions and convergences between legal, governmental, media and social movement narratives around the notions of ‘crisis’ and ‘reception’ over the last decade. To do so, it focuses on three key moments in Belgium’s political life: the ‘migration crisis’ of summer 2015 and its aftermath, the reception of Ukrainian beneficiaries of temporary protection during the spring 2022, and the ongoing ‘reception crisis’ (2021-…). Thu, 12 Dec 2024 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1844 Repolitiser et revisibiliser l’humanité commune : spécificités locales de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1862 Dans un contexte de crise politique autour de la gestion des migrations en Europe, des initiatives citoyennes émergent et construisent la solidarité avec les personnes migrantes. Ces actions d’hospitalité mobilisent des milliers de citoyen·nes, donnent naissance à des projets innovants et suscitent des réactions allant de la criminalisation à l’appropriation de pratiques par les pouvoirs publics. À partir de deux enquêtes ethnographiques menées dans la ville de Bruxelles et dans la région de la Hesbaye, en Belgique, nous proposons une analyse de cette action collective autour de deux axes : l’un sur les effets d’humanisation des rencontres entre citoyen·nes et migrant·es ; et l’autre sur les enjeux d’invisibilisation et de survisibilité, à la fois en conséquence des politiques migratoires, mais aussi en tant que moyen d’action d’un mouvement social. Cette approche nous permettra de nous inscrire dans le débat autour de l’articulation entre l’action politique et l’action humanitaire. In a context of political crisis over migration management in Europe, citizens’ initiatives are emerging to build solidarity with migrants. These hospitality initiatives mobilise thousands of citizens, give rise to innovative projects and trigger reactions ranging from criminalisation to the appropriation of practices by public authorities. On the basis of two ethnographic research projects carried out in the city of Brussels and in the Hesbaye region, in Belgium, we propose a two-fold analysis of this collective action: one focusing on the humanising effects of encounters between citizens and migrants; and the other on the issues of invisibilisation and overvisibility, both as a consequence of migration policies and as a means of action within a social movement. This approach will enable us to join the debate on the articulation between political and humanitarian action. Thu, 12 Dec 2024 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1862 Vécus et pratiques quotidiennes d’un collectif comme outils de lutte et de résistance pour l’auto-détermination et la reconnaissance. Récit de la Voix des Sans-Papiers (Bxl), mêlant les voix d’une « première concernée » et d’ https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1831 Les mobilisations des personnes « sans-papiers », visant à l’obtention d’une régularisation de leur situation administrative, tiennent lieu aujourd’hui de figures de proue des luttes sociales contemporaines. Elles sont souvent rendues visibles à la population lors d’actions de nature performative et éphémère. Cependant, ce combat a également lieu à travers des engagements plus ténus s’inscrivant dans le quotidien de ces personnes et sur le long cours. En s’appuyant sur une ethnographie réalisée avec le collectif de la Voix des Sans-Papiers de Bruxelles, cet article propose d’analyser la pluralité des temporalités qui traverse ces mobilisations. L’idée est de comprendre comment des modes d’actions, qui se pensent dans une certaine immédiateté de résultat parce qu’elles parent à l’urgence du quotidien, peuvent s’écrire en parallèle et en interaction à d’autres modalités d’actions, dont autant la mise en œuvre que les effets nécessitent une inscription dans le temps long. Ces nouvelles formes de mobilisations, en engageant la production de savoirs en tant qu’outils de lutte, permettent finalement de penser un élargissement du répertoire d’actions collectives afin d’inscrire durablement un mode d’existence et de présence politique des personnes en exil. Cet article est une écriture à quatre mains, mêlant une « première concernée » et une « alliée », qui expérimente la possibilité de porter les voix du terrain, au-delà de la récolte de données, dans les espaces académiques. La volonté de relier un discours académique à un discours articulé directement à des luttes fait de ce papier un écrit engagé. Today, the mobilisation of irregular migrants to obtain regularisation of their administrative situation is an integral part of contemporary social struggles. They are often made visible to the general public through performative and ephemeral actions. However, this struggle also takes place through less perceptible commitments of these people’s daily lives and over the long term. Based on an ethnography conducted with the ‘Voix des Sans-Papiers’ collective in Brussels, this article proposes to analyse the plurality of temporalities that cross these mobilisations. The idea is to understand how modes of action, which are conceived in terms of a certain immediacy of result because they relate to the urgency of everyday life, can be written in parallel and in interaction with other modes of action, whose implementation and effects require a long-term perspective. By engaging in the production of knowledge as a tool of struggle, these new forms of mobilisation finally make it possible to broaden the repertoire of collective action to inscribe a mode of existence and political presence for migrants. This article is a four-handed collaboration between a first concerned and an ally, experimenting with the possibility of bringing the voices of the field, beyond data collection, into academic spaces. The desire to link an academic discourse with a discourse directly linked to struggles makes this paper a politically committed writing. Thu, 12 Dec 2024 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1831 Race Matters in Belgium: A Critical Exploration of the Belgian Post-racial Paradox https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1876 The article’s initial point is to question the limited attention devoted to anti-racism and racial issues more broadly in Belgium, including in the field of migration studies. This inquiry allows for a critical exploration of the status of racial issues in a ‘post-racial’ and post-colonial Belgian society. Moreover, it examines the insights that anti-racist activism may provide regarding the underlying power dynamics of our society. Cet article a pour ambition d’interroger le faible intérêt porté à l’anti-racisme, et de manière générale, aux questions raciales en Belgique, y compris dans les études migratoires. Un tel questionnement permet d’explorer la place des questions raciales dans la société belge « post-raciale » et post-coloniale. L’article se penche également sur ce que l’anti-racisme peut nous révéler quant aux dynamiques de pouvoir à l’œuvre dans notre société. Thu, 12 Dec 2024 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1876 When Power is Key: a Reflexive, Decolonial and Feminist Perspective to Study Women’s Migration in Belgium https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1884 In the context of violent and racist migration regimes, scholars from the Global South have been at the vanguard of efforts to challenge colonial legacies in migration studies. They have done so by critiquing the epistemic violence inherent in the field and proposing alternative frameworks. Reflexive approaches have facilitated the development of critical, decolonial, and feminist perspectives, underscoring the necessity to challenge dominant paradigms. In light of the increasing harm caused by European migratory policies, it is imperative for researchers to employ reflexive feminist and decolonial epistemologies to address colonial and patriarchal power structures within this field of research. This theoretical paper merges two works in progress, establishing an epistemological foundation which joins the call and engages in critical, feminist, and decolonial reflections on mobility within the Belgian context. Dans le contexte des régimes migratoires violents et racistes, les chercheur·euses du Sud Global ont été à l’avant-garde des efforts visant à remettre en question les héritages coloniaux dans les études sur les migrations. Ils l’ont fait en critiquant la violence épistémique inhérente à ce domaine et en proposant des cadres alternatifs. Les approches réflexives ont facilité le développement de perspectives critiques, décoloniales et féministes, soulignant la nécessité de remettre en question les paradigmes dominants. À la lumière des dommages croissants causés par les politiques migratoires européennes, il est impératif que les chercheur·euses s’emparent des épistémologies féministes et décoloniales réflexives pour s’attaquer aux structures de pouvoir coloniales et patriarcales dans ce domaine de recherche. Cet article théorique fusionne deux travaux en cours, établissant une base épistémologique qui rejoint l’appel et s’engage dans des réflexions critiques, féministes et décoloniales sur la mobilité dans le contexte belge. Thu, 12 Dec 2024 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1884 Vallen oorlogsvluchtelingen onder de Conventie van Genève? De strijd om de bescherming van (ex-)Joegoslaven in België in de eerste helft van de jaren 1990 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1911 De Conventie van Genève is een instrument, weliswaar ontoereikend ook om oorlogsvluchtelingen bescherming te bieden. De neergang van de communistische wereld ging in het multi-etnische Joegoslavië gepaard met een burgeroorlog. Niet alleen deze oorlog, maar vooral etnische zuiveringen in naam van de nieuwe natie-staten zorgden voor meer dan een miljoen mensen op de vlucht. UNHCR stelde voor hen collectief tijdelijk te beschermen. België die het internationaal vluchtelingenregime onderschreef had toen net de erkenning van vluchtelingen in eigen handen genomen. De jonge asielinstellingen moesten zich nog bewijzen, terwijl Dienst Vreemdelingenzaken, zeker nadat Louis Tobback vanaf 1992 haar koers uitstippelde resoluut inzette op het vermijden van elk asielmisbruik. Een politieke discussie ontbrandde zich of oorlogsvluchtelingen überhaupt wel vielen onder de bescherming van de Conventie. Zo nee, maakten oorlogsvluchtelingen dan misbruik van de asielprocedure of kon hen tijdelijke bescherming verleend worden? Commissaris Generaal voor de Vluchtelingen, Marc Bossuyt vocht voor zijn jonge instelling, maar ook voor de relevantie van de Conventie van Genève en voor alle oorlogsvluchtelingen. Zijn capaciteitsprobleem maakten het tot een moeizame spreidstand. Eind 1992 kregen ex-Joegoslavische oorlogsvluchtelingen in België, als laatste in West-Europa, tijdelijke bescherming. Slechts in 1995 kon (of wilde) Bossuyt hen de bescherming van de Conventie verlenen. FR. La Convention de Genève est un instrument, quoique insuffisant, qui assure la protection aussi des réfugiés de guerre. Dans la Yougoslavie multiethnique le déclin du monde communiste s'est vu accompagné d'une guerre civile. Non seulement cette guerre, mais surtout le nettoyage ethnique au nom des nouveaux États-nations a provoqué la fuite de plus d’un million de personnes. Le UNHCR a proposé de protéger tous les réfugiés de guerre temporairement. La Belgique, qui soutenait le régime international des réfugiés, venait de prendre en mains la reconnaissance des réfugiés. Les nouvelles institutions d'asile devaient encore faire leurs preuves, tandis que l'Office des étrangers, surtout après que Louis Tobback ait à partir de 1992 tracé sa voie, s'était résolument engagé à éviter tout abus en matière d'asile. Un débat politique éclata même sur la question de savoir si les réfugiés de guerre étaient couverts par la protection de la Convention. Dans la négative, les réfugiés de guerre abusaient-ils de la procédure d’asile ou pouvaient-ils bénéficier d’une protection temporaire ? Le Commissaire Général aux réfugiés, Marc Bossuyt s'est battu pour sa jeune institution, mais aussi pour la pertinence de la Convention de Genève et pour tous les réfugiés de guerre. Son problème de capacité rendait l’exercice très difficile. Fin 1992, les réfugiés de guerre ex-yougoslaves en Belgique ont bénéficié d'une protection temporaire. La Belgique était le dernier pays en Europe occidentale à l'introduire. Ce n'est qu'en 1995 que Bossuyt fut disposé (ou a pu) leur accorder la protection de la Convention. The Convention of Geneva is an instrument, albeit inadequate to offer protection also to war refugees. The demise of the communist bloc in multi-ethnic Yugoslavia went along with a civil war. Not only that war, but most importantly the ethnic cleansing in name of the new nation-states caused more than a million people to flee. UNHCR proposed to protect all these refugees temporarily. Belgium which underwrote the international refugee regime had just taken the recognition of refugees in its own hands. The young asylum institutions had still to prove themselves, while the immigration office, after Louis Tobback from 1992 onward decided about its course, clamped down resolutely on any abuse of asylum. A political discussion ensued whether war refugees could be protected by the Convention of Geneva. If not, did war refugee abuse the asylum procedure or could they be granted temporary protection? The CEO of the administrative asylum institution, Marc Bossuyt struggled for his young institution, but at the same time for the relevance of the Convention of Geneva and for all war refugees. His capacity problem made it difficult to reconcile these different interests. At the end of 1992 ex-Yugoslavian war refugees in Belgium, as last of all Western European countries, fell under temporary protection. Only in 1995 could (or wanted?) Bossuyt grant them the protection of the Convention. Thu, 12 Dec 2024 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1911 Avant-propos https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1949 Des intentions à la publication – explorer les migrations en Belgique Les Migrations en Belgique, titre du présent numéro thématique, trouve ses origines dans deux journées d’étude organisées à l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles en novembre 20231. Celles-ci ont été l’occasion de créer un espace de dialogue interdisciplinaire et interinstitutionnel ancré dans le contexte belge autour de cette thématique, dont l’actualité changeante et la présence au cœur des débats contemporains ne permettent pas toujours une rencontre des réflexions et des connaissances au niveau national. Notre démarche démarre d’un double constat : d’une part, celui de la richesse des savoirs produits sur les migrations en Belgique, mais aussi de la nécessité de leur mise en commun ; d’autre part, celui du besoin d’envisager les frontières institutionnelles et communautaires propres à la Belgique à la fois comme une opportunité de croiser des perspectives variées au sein d’un même territoire, mais aussi comme un obstacle aux collaborations scientifiques, limitant les échanges entre différents réseaux académiques et associatifs. Ces journées ont ainsi rassemblé des chercheur·euses issu·es des différentes disciplines au sein de l’ensemble des universités belges francophones et néerlandophones, mais aussi des acteur·ices institutionnel·les, associatif·ves et politiques, intervenant au quotidien dans les questions migratoires. Les quatre grands thèmes qui ont structuré les interventions sont : Histoire, action Thu, 12 Dec 2024 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1949 Christian Labour Movement Imaginaries of Moroccan and Turkish Migrants in Belgium, 1964-1974 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1936 In 1964, the influx of Moroccan and Turkish labour migrants heralded a new episode in Belgium’s postwar labour migration history. It affected new industries and brought migration to new cities, but also introduced many Belgians to non-European Muslim populations. To welcome these newcomers, civil society organisations were prompted to adapt their approaches and, often, to re-invent their offer towards migrant communities. Recent scholarly literature has paid some attention to these organisational shifts, to reconstruct how civil society catered to foreign audiences with adapted policies and discourses. Beyond this performative communication, however, much less research has been done on how these organisations understood ‘the Muslim other’, and how such imaginaries explicitly and implicitly shaped their policies. To explore this dynamic, this article analyses the categorical foreigner services of two pillarized bodies, namely the Christian trade union ACV/CSC and the Ligues Ouvrières Féminines Chrétiennes LOFC, the later Vie Féminine. En 1964, l’afflux de travailleurs migrants marocains et turcs a marqué un nouvel épisode dans l’histoire de la migration de main-d’œuvre en Belgique après la guerre. Cet afflux a touché de nouvelles industries et a favorisé l’implantation de la migration dans de nouvelles villes, tout en introduisant, aux côtés de nombreux Belges, des populations musulmanes non-européennes. Pour accueillir ces nouveaux arrivants, les organisations de la société civile ont dû adapter leurs approches et, souvent, réinventer leur offre envers les communautés migrantes. La littérature académique récente a accordé une certaine attention à ces changements organisationnels, cherchant à comprendre comment la société civile a répondu aux nouveaux publics étrangers avec des politiques et des discours adaptés. Cependant, au-delà de cette communication performative, beaucoup moins de recherches ont été menées sur la manière dont ces organisations comprenaient « l’autre musulman », et comment ces représentations influençaient explicitement et implicitement leurs politiques. Pour explorer cette dynamique, cet article analyse les services catégoriels destinés aux étrangers de deux organisations pilarisées : le syndicat chrétien ACV/CSC et l’association des Ligues Ouvrières féminines LOFC, devenue plus tard Vie Féminine. Thu, 12 Dec 2024 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1936 L’approche pluridisciplinaire dans l’étude de la production et de la consommation du vitrage romain : enjeux, limites et solutions https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1713 Actuellement, la pluridisciplinarité est un gage de qualité des recherches doctorales en Antiquité. Celle-ci est facilitée notamment par les réseaux établis grâce aux colloques. Malgré cette toile tissée entre les disciplines, des limites de ces approches découlent de nombreux obstacles et contraintes. Par la présentation de la recherche doctorale menée seront mis en avant les enjeux d’une telle méthodologique, les obstacles rencontrés et les différentes solutions possibles. Currently, multidisciplinarity is a guarantee of quality in doctoral research in antiquity. This is facilitated by the networks established through the colloquia. Despite this web woven between disciplines, the limits of these approaches result in numerous obstacles and constraints. Through the presentation of the doctoral research carried out, the challenges of such a methodology, the obstacles encountered, and the possible solutions will be highlighted. Thu, 12 Oct 2023 00:00:00 +0200 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1713 Entre global et local : l’expression des appartenances des Thraces à Rome (1er-3e s. CE.) https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1727 Le concept de glocalisation est envisagé à travers l’expression des appartenances des Thraces établis à Rome au cours des trois premiers siècles de notre ère, telles qu’elles apparaissent dans les sources épigraphiques. Ce canal de communication caractéristique de la société romaine offre aux individus un « répertoire global » qui leur permet d’exprimer, de manière singulière tout en étant compris de tous, leurs appartenances à l’égard de la patrie d’origine et/ou de la société d’accueil. Trois types d’appartenances seront analysés : l’appartenance sociale, culturelle (mise en lumière par l’onomastique et les pratiques religieuses) et territoriale. Ainsi, l’expression des appartenances, multiformes et plurielles, témoigne de l’articulation et de la négociation entre ces différentes échelles que sont le « global » et le « local », soulignant la complexité, mais surtout la richesse des échanges interculturels en présence. The concept of glocalization is examined through the expression of the belongings of the Thracians who settled in Rome during the first three centuries AD, as they appear in epigraphic sources. This channel of communication, which was characteristic of Roman society, offered individuals a 'global repertoire' that enabled them to express their belongings to the homeland of origin and/or the host society in a unique way, while still being understood by all. Three types of belonging will be analysed: social, cultural (studied through onomastics and religious practices) and territorial. In this way, the expression of multiform and plural belongings reveals the articulation and negotiation between these different scales - the 'global' and the 'local' - highlighting the complexity, but above all the richness of the intercultural exchanges involved. Thu, 12 Oct 2023 00:00:00 +0200 https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=1727