Cahiers de Science Politique de l’Université de Liège https://popups.uliege.be:443/1784-6390 fr The State of the Cyprus Question https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=901 The Cyprus question raises a wide number of questions and issues to be investigated. Using scientific literature mainly, this present work is giving a broad overview and understanding of the main issues at stake, while acknowledging that not all the aspects of the conflict and its resolution are brought up. Moreover, a theoretical approach is used to define the type of reconciliation process ongoing in Cyprus and the several challenges it has faced in the past. Thus, this paper is structured as follows: firstly, the historical and political context in which the Cyprus question erupted is detailed. Afterwards, the notion of reconciliation is theoretically developed. In the third part, we enounce the issues that challenge and delay the peace process. That section acknowledges: one, the important role of the “motherlands” on Cyprus’ reconciliation; two, the issue of identity and nationalism in this context, and three, the rejection of the Annan plan and its consequences are mentioned. In the conclusion, a formulated response to the research question is provided and a short reflection over the “almost moral” imperative to reconcile former enemies concludes the paper. Dans le cadre de cet article, l’auteur décrit de manière globale les principaux enjeux du conflit chypriote, dont de nombreux aspects demandent à être étudier plus en détails. Néanmoins, cet article n’a pas la prétention de répondre à toutes les questions que soulèvent ce cas d’étude, ni de présenter l’ensemble des aspects liés à ce conflit complexe. En plus de décrire les enjeux majeurs, une approche théorique est utilisée pour définir le type de processus de réconciliation mis en œuvre sur l’île, ainsi que les obstacles récents allant à l’encontre de ce processus. L’article est structuré en trois parties dont la première décrit le contexte historique et politique qui a mené à l’éclatement du conflit. La deuxième partie développe théoriquement la notion de réconciliation et la troisième partie énonce certains obstacles majeurs au processus de paix. Parmi ceux-ci, la question des « mères patrie » est évoquée ; le rôle de l’identité et du nationalisme sont également mis en avant ainsi que le rejet du Plan Annan et ses conséquences. Pour conclure, une brève réflexion portant sur l’impératif « moral » de réconciliation est menée. Tue, 22 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=901 The Idea of An Ever Closer Union Among the Peoples of Europe as a Normative Ideal for European Identity Formation https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=862 In this paper one aims at building a normative model for European identity formation dwelling on the Lisbon Treaty (2009) and the Schuman Declaration (1950). However, one is going to differentiate the use of these sources as purely legal documents and their use for finding normative constraints in normative political perspective. In order to build our model, we are going to present our concept of bonds, initially used by Jonathan White in the Political Bond of Europe 2009. By arguing what normative model for European identity formation the Lisbon Treaty (2009) and the Schuman Declaration (1950) set, we intend to recommend what additional measures should be taken at an EU level so that a sense of shared European identity among the EU citizens is fostered. We are going to argue that the idea of an ever closer union among the peoples of Europe laid down in the Treaties and the Schuman Declaration represents a normative model for European identity formation by setting the conditions for such a process. We are going to argue which these conditions or factors are by using the concept of bonds. Also, we plan to justify why we can use these documents not only as legal sources but also as sources for finding normative constraints to the ideal of an ever closer union in the normative political sense. The concept of bonds and the dual use of legal documents As we set to do above, we are now going to explain what we are going to understand under bonds so that we can explain the conditi Tue, 15 Jan 2019 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=862 Pison Hindawi Coralie, Vingt ans dans l’ombre du chapitre VII. Eclairage sur deux décennies de coercition à l’encontre de l’Iraq, Paris, L’Harmattan, 2013, 467 p. https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=855 Pison Hindawi Coralie, Vingt ans dans l’ombre du chapitre VII. Eclairage sur deux décennies de coercition à l’encontre de l’Iraq, Paris, L’Harmattan, 2013, 467 p. Ayant pour origine une thèse, cet ouvrage dresse un bilan critique du traitement international de l’Irak durant deux décennies, entre avril 1991 et fin 2011, sous l’angle du chapitre VII de la Charte des Nations unies. Tout l’intérêt vient du choix d’examiner ensemble les deux conflits : celui impliquant le Koweït et celui de 2003. Et de poser la question de savoir s’il existe bel et bien des éléments de continuité entre l’opération Tempête du désert  et l’opération Irak Freedom. A ce choix méthodologie original, l’auteure a choisi d’analyser le terme « coercition » associé à l’article VII plutôt que d’autres concepts polémologiques ; ce afin de s’éloigner du débat autour des notions de légalité. Reste que l’auteure va étudier la coercition dans tous ses champs : militaires, juridiques, politiques et économiques ; cette dernière ayant des conséquences « parfois plus dévastateurs qu’un conflit armé ». Elle va ainsi examiner l’emploi de la coercition depuis l’adoption de la résolution 687 (avril 1991) du Conseil de sécurité jusque la fin 2011 ; la période entre 2004 et 2011 étant traitée sous l’angle des répercussions de la guerre de 2003. Il s’agit donc bien d’une tentative d’évaluation rétrospective du traitement international de l’Iraq aboutissant à ce que l’on a nommé la spirale coercitive mise en place dans les a Mon, 11 Jul 2016 00:00:00 +0200 https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=855 Gestion de l’immigration clandestine : la puissance normative de l’Union européenne à la dérive ? https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=874 L’immigration clandestine ne cesse d’alimenter les débats nationaux et européens. A travers cet article, la gestion européenne des phénomènes migratoires est mise en relation avec l’attachement historique à la norme et au soft power émanant de l’Union européenne. L’hypothèse principale consiste à affirmer que cette gestion représente une rupture avec le pouvoir normatif européen. Le poids des intérêts nationaux et l’approche intergouvernementale permettent d’abord de mettre au jour une vision « insécurisante » de l’immigration. Par ailleurs, le processus d’externalisation des frontières remet en cause l’attachement manifeste à la liberté et la sécurité. Quant à Frontex, son rôle semble paradoxal au regard des principes de bonne gouvernance et de rejet de la « norme », au profit de la force. Enfin, l’idée d’ « Europe forteresse » désignerait moins les effets de la politique migratoire européenne que ses intentions. Fri, 01 Jul 2016 00:00:00 +0200 https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=874 La République du Kosovo dans son contexte régional. Analyse sur la reconnaissance, la souveraineté et les relations de ce nouvel État avec ses pays voisins frontaliers https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=851 Introduction Le 17 février 2008, en pleine coordination avec les États-Unis, les grandes puissances européennes et d’autres États du monde, les Albanais, qui représentent 93 % de la population totale du pays, décident de proclamer l’indépendance du Kosovo. C’est le Premier ministre Hashim Thaçi qui, devant les députés du Parlement kosovar réuni en session extraordinaire, proclame le Kosovo comme État indépendant, souverain et démocratique. Cet évènement important pour le Kosovo survient après plusieurs décennies d’occupation, de discrimination, de ségrégation ethnique, et d’exactions massives et systématiques envers la population civile albanaise par la Serbie. En d’autres termes, la création du nouvel État kosovar est le résultat d’un long processus de résistance pacifique et armée des Albanais, la période de guerre de 1998-1999, la violation grave des droits de l’homme et le nettoyage ethnique des Albanais par le régime oppresseur de Slobodan Milosevic, l’intervention humanitaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en 1999, la mise du Kosovo sous protectorat international, neuf ans d’administration internationale et deux ans de négociations avec la Serbie menés par l’Envoyé spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur le statut définitif du Kosovo, Martti Ahtisaari. La déclaration d’indépendance, qui reflétait la volonté de la majorité écrasante de la population et se basait entièrement sur les recommandations de l’Envoyé s Wed, 30 Mar 2016 00:00:00 +0200 https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=851 La gestion politique de la mémoire du génocide au Rwanda: Mémoire officielle face aux représentations sociales https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=568 Introduction L’objectif ici est de s’interroger sur le contenu et les limites de la mémoire officielle face aux représentations sociales du passé.  Cette réflexion porte à la fois sur les acteurs en scène dans la gestion du passé et la manière dont ce passé est interprété et pris en compte dans le processus de reconstruction nationale d’une société post-génocide. Il ne s’agit pas seulement de considérer les discours rationnellement construits mais aussi leurs perceptions et les représentations des faits par rapport aux impératifs du moment et les objectifs fixés dans le temps. Du point de vue des acteurs officiels, cette reconstitution tend à s’ériger en une ligne de politique mémorielle. Cette réflexion porte alors sur certaines questions du passé, non dans le souci de relater les faits, comme le ferait un historien, mais, dans une démarche politologique, cerner les thèmes fondamentaux évoqués par les autorités politiques rwandaises au cours des commémorations, pour en analyser la portée et les limites par rapport à la résistance et la persistance des perceptions identitaires enracinées dans la société rwandaise. Le fil rouge de cette réflexion sur la gestion du passé au Rwanda repose sur l’hypothèse selon laquelle « les représentations officielles du passé au Rwanda ne constituent pas véritablement une mémoire nationale». Pour procéder à la vérification de cette hypothèse, présentons d’emblée les types d’approches méthodologiques et théoriques adoptées à cet effet. Méthodo Wed, 06 Jan 2016 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=568 Coralie Delaume, Europe, les États désunis, Paris, Michalon, 2014, 224 p. https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=835 Coralie Delaume, Europe, les États désunis, Paris, Michalon, 2014, 224 p. Depuis plusieurs années, l'Union européenne traverse une grave crise de légitimité dans laquelle elle semble s'enfoncer irrémédiablement. S'il est vrai qu'un certain courant eurosceptique dénonçant les choix politiques au niveau européen est actif depuis le commencement de cette expérience communautaire, jamais dans son histoire, l'Europe n'a dû faire face à pareille pluie de critiques. Dans ce contexte, Coralie Delaume, chroniqueuse politique à la plume acérée et fondatrice du blog l'Arène Nue, publie un essai pédagogique visant à présenter une image complète et cohérente de la construction européenne, ainsi que de ses dérives. Pour ce faire, l'auteure s'attache à développer une analyse combinant aussi bien les facteurs politique qu'économique et juridique, tout en les replaçant dans leur contexte historique. Europe, les États désunis se présente dès lors comme un ouvrage engagé et scientifique, cherchant davantage à démontrer qu'à convaincre ; un ouvrage cinglant et sarcastique, autant qu'inquiétant et alarmiste. Dans le cadre de ce livre, Coralie Delaume s'efforce d'atteindre deux objectifs. Premièrement, elle tente de montrer comment « l'impératif européen surdétermine les options politiques nationales » (pp. 8-9) et comment il semble improbable de concevoir une amélioration de la situation en l'absence d'une « profonde redéfinition du cadre » (p. 9). Deuxièmement, l'essayiste entreprend d'illustrer Mon, 22 Jun 2015 00:00:00 +0200 https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=835 WikiLeaks et le contrôle démocratique de la politique étrangère https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=839 Le présent article analyse les effets des révélations de WikiLeaks sur le processus de contrôle démocratique de la politique étrangère. Plus exactement, il pose la question de savoir quels sont les effets des révélations de WikiLeaks en terme de contrôle démocratique sur la politique étrangère. Ces révélations ont remis en cause la cyber sécurité, la relation entre les acteurs étatiques et non étatiques, et les valeurs de la démocratie. Une démarche conceptuelle sur le secret en relations internationales s’avère nécessaire pour mettre en avant le secret comme une pratique traditionnelle consistant à arrêter la circulation de l’information exercée dans un milieu fermé. Ensuite, on présente les éléments qui assurent la légitimité démocratique de la politique étrangère. L’accès libre à l’information est la condition essentielle pour assurer le contrôle démocratique sur la politique étrangère. Le renseignement militaire et les négociations diplomatiques sont des secteurs où le secret a une place tout à fait particulière, imposant des limites à l’information. Enfin, la critique liée au cas WikiLeaks concernant la conception excessive du secret diplomatique et sécuritaire sera discutée. Les méthodes de recherche sont l’analyse de discours, la revue de presse et l’analyse de documents juridiques. Wed, 10 Jun 2015 00:00:00 +0200 https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=839 Pauline Schnapper, Le Royaume-Uni doit-il sortir de l’Union européenne, Paris, La documentation française, coll. « réflexe europe», 2014, 164 p. https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=826 Pauline Schnapper, Le Royaume-Uni doit-il sortir de l’Union Européenne ? Dans cet ouvrage, Pauline Schnapper a pour objectif d’éclairer le lecteur sur la question de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et surtout de comprendre pourquoi celle-ci est réapparue dans le débat politique anglais. Pour se faire, elle va remonter dans le temps et plus précisément à 1945 où déjà le Royaume-Uni n’envisageait que la coopération intergouvernementale contrairement aux projets d’intégration de type fédéral proposés dès 1950 (p.9). Avant d’aborder la question de la probabilité et des conséquences tant pour le Royaume-Uni que pour l’Union européenne d’un éventuel Brexit1, la première partie de cet ouvrage revient sur les relations ambiguës qu’entretient le Royaume-Uni avec l’Union européenne (p.7). Ces relations peuvent être divisées en trois périodes : 1945-1975, 1975-1997, 1997-2010. Au fil du temps, sa position à l’égard de l’Europe n’a cessé d’évoluer pour des raisons pragmatiques et économiques et non pas idéologiques comme ce fut le cas avec la Communauté européenne du charbon et de l’acier initiée en 1950 (p.9). Le Royaume-Uni est invité à y participer, mais refuse pour deux motifs : d’une part, la méfiance à l’égard de la France et de l’Allemagne  et d’autre part, pour des raisons liées à la souveraineté nationale comme le refus de perdre le contrôle sur la production de charbon et d’acier (pp.10-11). Cependant, le Royaume-Uni change rapidement de position puisqu’en 1961, Mon, 23 Mar 2015 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=826 L’autre contentieux communautaire: Le passé belge dans les discours politiques https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=825 Le conflit entre francophones et flamands autour de l’accroissement de l’autonomie des entités fédérées a été accompagné ces dernières années par une importante production discursive centrée sur le rôle historique des acteurs communautaires dans les évolutions en cours. L’ampleur de cette production se constate à la lumière d’un corpus composé, dans le cadre d’une recherche récente, de discours émanant de personnalités politiques francophones et flamandes qui contiennent au moins une référence historique1. Couvrant la période allant de 1999 à 2011, son analyse porte sur des discours émaillés de renvois multiples au passé sur un mode qui insiste sur la logique sous-jacente au cheminement vers une autonomie toujours plus large de la Flandre et de la Wallonie. Son analyse permet également d’identifier les « responsables » de cette trajectoire tenue pour irréversible, et de pointer les multiples griefs économiques, culturels et sociaux imputés dans les discours aux choix antérieurs des représentants de chacune des communautés. Tout au long des pages qui suivent, le propos tentera d’exposer ces divers éléments en suivant la ligne argumentaire développée de chaque côté du clivage communautaire et déclinée avec une relative homogénéité et cohérence internes. Il soulignera le rôle moteur que jouent les politiciens flamands dans la construction de représentations qui font du champ symbolique de la mémoire un terrain non moins disputé que celui politico-économique de la réforme de l’Et Wed, 17 Dec 2014 00:00:00 +0100 https://popups.uliege.be:443/1784-6390/index.php?id=825