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    <title>Cahiers Mémoire et Politique</title>      
    <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311</link>    
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    <language>fr</language>                
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      <title>Introduction : La science politique et la guerre d’Algérie</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=328</link>
      <description>Ce numéro des Cahiers Mémoire et Politique fait suite à une journée d’études intitulée « La science politique et la guerre d’Algérie » organisée le 15 décembre 2023 à Sciences Po (CSO-Cevipof) par Sarah Gensburger et Paul Max Morin. L’étude de la mémoire collective a longtemps souffert de la persistance d’un grand nombre d’idées reçues véhiculées par des commentateurs ou universitaires s’improvisant spécialistes de sujets mémoriels1. Nos sociétés contemporaines, obsédées par le passé, seraient travaillées par des mémoires traumatiques ou blessées, balkanisées par une concurrence voire une guerre des mémoires2. Dans ce contexte de « mémorialisation massive », nous assistons à une multiplication des discours sur le passé et des politiques de mémoire sans pour autant que ces dernières ne reposent sur des études établissant les besoins ou encore l’efficacité de telles politiques3. Face à ce memory boom, le champ d’étude de la mémoire collective en langue française est longtemps resté éclaté, dépassé par les mésusages de la mémoire comme le manque de structuration académique4. Ce dossier espère contribuer à un effort, collectif et transnational, de clarification et de structuration des études sur la mémoire en science politique et en sociologie5. Il vise à saisir la mémoire dans ses cadres sociaux et en tant que cadre social6. Cette clarification s’intéresse moins au contenu des récits qu’aux conditions sociales et politiques ayant permis leur fabrication et leur circulation. Elle</description>      
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Évènements et politisation : une génération de la guerre d’Algérie existe-t-elle ? Les apports d’Annick Percheron</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=333</link>
      <description>La façon dont un événement ou des circonstances historiques impriment durablement les consciences individuelles et peuvent façonner une « unité générationnelle », selon l’expression de Karl Mannheim, est une interrogation centrale dès lors que l’on tente de cerner la pluralité des facteurs explicatifs de la construction des identités politiques et de leur résonance collective1. L’intensité et la teneur de cette empreinte est au cœur de nombre de travaux consacrés à la socialisation politique. Ces facteurs, relevant à la fois d’effets d’âge, d’effets de génération, d’effets de période, mais aussi de la part plus opaque des idiosyncrasies individuelles, s’articulent en des combinaisons complexes qu’il n’est pas toujours facile de démêler2. C’est ce qui rend toute recherche dans ce domaine passionnante, car visant à embrasser cette construction dans la totalité de ses dimensions, historico-politiques et socio-biographiques, nécessairement saisies dans une dynamique processuelle. Mais c’est aussi ce qui la rend la plus périlleuse et difficile. Annick Percheron a été une pionnière dans ce domaine de recherche, s’inspirant des travaux et des méthodes des chercheurs américains menés à partir des années 1950, et s’attachant à comprendre les processus de construction des identités politiques, depuis le plus jeune âge (la politique en herbe) et dans le cours ultérieur de la vie des individus3. Son approche défend une conception interactive de la socialisation, supposant une négociation</description>      
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Des Antilles aux Vosges : la politisation différenciée des appelés en guerre d’Algérie</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=335</link>
      <description>L’historiographie de la guerre d’Algérie s’accorde à dire que ce conflit est un phénomène générationnel, il a touché toute une classe d’âge et a marqué durablement la jeunesse. Pour l’historien Jean-François Sirinelli : « La génération renvoie à un groupe d’individus sensiblement du même âge qui, par leurs mobilisations, leur expérience collective face à des événements particuliers ou encore leurs conflits avec d’autres générations, fabriquent une identité collective : on parle alors, de la génération de la guerre d’Algérie »1. Des entretiens exploratoires, menés en Guadeloupe et à la Martinique entre 2016 et 2021 dans le milieu indépendantiste, auraient tendance à accréditer la thèse du phénomène générationnel. Cette enquête orale a en effet fait rejaillir une mémoire militante de la guerre d’Algérie aux Antilles. Ces hommes âgés aujourd’hui de près de 80 ans, identifient une « génération d’Algérie » aux Antilles, celle-ci s’illustrerait à travers leurs combats anticoloniaux au sein des associations estudiantines antillaises à Paris et pour certains dans leur refus d’aller combattre. Si Julie Pagis utilise l’expression de « génération pour soi »2, Jean-François Sirinelli parle quant à lui de « génération politique »3, pour exprimer le même fait culturel : la place d’un évènement et sa reconstruction dans la mémoire d’un groupe. Marie-Claire Lavabre alerte néanmoins sur le fait que ces mémoires de militants qu’elle identifie comme des « mémoires historiques » implique « une m</description>      
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>« Des braises qui brûlent encore » : le parti socialiste et la guerre d’Algérie dans les années 1970ent sans titre</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=337</link>      
      <description>Cet article s’intéresse aux conditions socio-politiques de possibilité d’une mémoire de la guerre d’Algérie au Parti socialiste (PS) dans les années 1970. À partir de l’étude des rapports entre le souvenir du conflit et les enjeux contemporains d’immigration, il analyse la façon dont le contexte partisan explique le rapport mémoriel à la guerre. Il montre d’abord que l’engagement colonial constitue une étape décisive dans la trajectoire des soutiens socialistes à la cause des immigrés. Cependant, la référence anticoloniale est d’autant plus vive que, d’une part, elle est entretenue par un milieu militant actif et que, d’autre part, elle est intégrée à la construction d’une culture politique dans le cadre de la compétition intrapartisane. Ensuite, l’article montre que les rapports immédiats aux immigrés actualisent la mémoire du conflit, en contribuant à en faire une mémoire vive. L’article conclut ainsi au besoin de considérer l’état présent du jeu partisan pour saisir les fondements socio-politiques de la production mémorielle. Il repose sur un travail d’archives et d’entretiens et sur une analyse localisée portant sur le cas de Roubaix. </description>      
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Les effets de la rencontre postcoloniale sur la vie politique française</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=339</link>      
      <description>L’indépendance algérienne lègue à la société française une situation inédite, puisqu’elle se traduit par l’émergence de nouveaux « groupes d’individus » dans la société française (pieds-noirs, harkis, anciens combattants). Une telle situation crée les conditions d’une rencontre inédite - la rencontre postcoloniale - entre des entrepreneurs de cause, appliqués à présenter comme homogènes des groupes hétéroclites, et des élus susceptibles de donner corps à la fiction en travaillant au courtage de « votes catégoriels ». Dans ces conditions, il est possible de comprendre certaines transformations de la vie politique française. D’abord à travers l’importance de l’Algérie comme opérateur de clivage dans la vie politique française, ensuite à travers une profonde modification des politiques mémorielles, qui cessent progressivement de célébrer l’unité nationale pour concerner les revendications de groupes particularisés. </description>      
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Des collectifs militants pro et anticoloniaux face à la politique de réconciliation des mémoires d’Emmanuel Macron : Analyse de la réception d’une politique mémorielle présidentielle par ses destinataires</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=341</link>
      <description>Introduction À l’horizon des commémorations des 60 ans de la fin de la guerre d’Algérie, le président Macron a initié une politique de réconciliation des mémoires, estimant que ce passé continuait de diviser la société française et de peser sur les relations avec l’Algérie1. Pour ce faire, l’historien Benjamin Stora, spécialiste de la question algérienne, a été chargé de dresser un état des lieux et de faire des recommandations dans un rapport officiel rendu public en janvier 20212. Emmanuel Macron a élaboré une politique mémorielle en retenant certaines préconisations. Il a ainsi reconnu officiellement des drames subis par les groupes porteurs de mémoires3 avec pour principe de son action « Non à la repentance4, oui à la reconnaissance ». Nous nous sommes intéressés à la manière dont des associations défendant en France des mémoires concurrentes du passé colonial en Algérie (1830-1962) avaient perçu la politique mémorielle d’Emmanuel Macron. Nous nous situons dans le domaine de la réception d’une politique publique par ses destinataires qui ont la spécificité d’être ici des acteurs portant collectivement des revendications et tentant d’influencer les décideurs publics. Correspond-elle à leurs attentes ? Quels sont les effets produits par cette politique ? Suscite-t-elle de nouvelles demandes et des réactions ? Que nous apprend-elle des fractures mémorielles en France et avec l’Algérie ? Les associations ont-elles été sollicitées pour participer à son élaboration ? Ont-elles </description>      
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>La guerre d’Algérie, la gauche et l’antiracisme : les vecteurs de politisation des mémoires coloniales</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=342</link>
      <description>Introduction L’histoire de l’antiracisme en France est marquée par une série de débats sur l’interprétation des causes du racisme et les moyens de le combattre. Des enjeux comme l’antisémitisme, la question coloniale, les notions de race ou d’islamophobie ont fait et continuent de faire l’objet de désaccords qui se traduisent par une recomposition des groupes, des discours et des répertoires d’action collective. Depuis 2005, cette cause s’est polarisée entre l’antiracisme « républicain », porté par des mouvements de gauche dans une perspective universaliste1, et l’antiracisme « postcolonial » ou « décolonial »2 porté par des groupes issus de l’immigration qui abordent le racisme à partir des références coloniale et raciale3. Cette rupture apparaît en 2005 lors du « moment français du postcolonial »4 qui voit éclater une succession de controverses dans le champ politique autour de la loi sur le port de signes religieux dans les établissements scolaires5 et du projet de loi sur le « rôle positif de la colonisation »6 ; dans le champ scientifique avec la publication d’une série d’ouvrages qui interrogent la question coloniale7 et la notion de race8 ; dans le champ médiatique avec l’« émeute de papier »9 autour des interprétations des émeutes urbaines ; et enfin dans l’espace militant avec la création de la Brigade Anti-Négrophobie, du Conseil Représentatif des Associations Noires et du Mouvement des Indigènes de la République10. Cette période est marquée par une circulation d’id</description>      
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Une institution au travail. Le programme histoire mémoires de la guerre d’Algérie de l’ONAC-VG</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=343</link>
      <description>L’école doit être mobilisée. L'Office national des anciens combattants et des victimes de guerre lancera cette année un programme global Histoire commune et mémoire partagée de la guerre d'Algérie. Ce programme comportera une exposition et permettra également des interventions dans les classes de témoins de la guerre d'Algérie – il y en a de nombreux ici – en appui aux enseignements d'histoire et de morale civique […]. La grandeur d'un pays, c'est d'être capable de réconcilier toutes les mémoires et de les reconnaître. Alimenter la guerre des mémoires, c'est rester prisonnier du passé ; faire la paix des mémoires, c'est regarder vers l'avenir. C'est ce message d'unité et de paix, de rassemblement aussi que j'entendais, aujourd'hui en ce 19 mars, délivrer devant vous.  Vive la République et vive la France ». François Hollande le 19 mars 2016. Introduction Ces extraits du discours de François Hollande, président de la République de 2012 à 2017, ont été prononcés à l’occasion de la « Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc » qui commémore depuis 2012 les Accords d’Évian mettant fin à la guerre d’Indépendance algérienne (1954-1962)1. Lors de cette cérémonie de 2016 qui se tient devant le Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie au Quai Branly à Paris, le président pose un diagnostic engageant et préoccupant sur la société </description>      
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Élargir le répertoire des historiens : l’historiographie, les archives et « la prospection » comme outils pour étudier la guerre d’Algérie, la Révolution algérienne</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=344</link>
      <description>À l'heure actuelle, l'historiographie de la Révolution et de la Guerre d'Algérie continue de se développer, et ses répercussions apparaissent de plus en plus pertinentes dans le contexte contemporain1. Ce phénomène se manifeste tant à l'échelle internationale qu'au niveau national. En Amérique du Nord, dans l'ex-Union soviétique et en Palestine/Israël, les projets colonialistes et l'expansion impérialiste, accompagnés des formes de violence qui y sont associées, mobilisent divers États et dirigeants. En France, les constructions et les fantasmes autour de « l'Algérie française » ainsi que la rancœur revancharde face à l'existence d'une Algérie indépendante depuis 1962 gagnent en force dans le discours public. De même, en Algérie, des perspectives inattendues et des récits de luttes fondatrices pourraient fournir des ressources et de l'inspiration, notamment pour les acteurs et les discussions post-Hirak, en quête de récits alternatifs. Pour les chercheurs, il est opportun d'explorer de multiples interprétations de cet événement fondamental de l'histoire contemporaine. Le volume actuel permet de renforcer le dialogue entre politologues et historiens sur les raisons et les méthodes d'analyse du conflit et de ses conséquences à l'échelle mondiale. Des publications récentes offrent des exemples de ce que ce type d'échange interdisciplinaire peut engendrer2. Cet article, après avoir brièvement exposé les raisons pour lesquelles un tel dialogue pourrait être bénéfique, propose qu'u</description>      
      <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>« Le gouvernement des musées-mémoriaux par les publics »</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2295-0311/index.php?id=293</link>
      <description>Alors que les mémoriaux (les lieux de mémoire, les plaques commémoratives, les stèles, les compositions statuaires, les monuments, etc.) sont conçus pour témoigner du passé, permettre le recueillement et rendre hommage, les musées-mémoriaux ont pour fonction complémentaire de conserver et d’exposer des lieux, des bâtiments, des objets, des documents et des récits afin de cultiver les publics, les instruire, leur transmettre des valeurs (morales, civiques) et amener des réflexions. La conciliation d’un mémorial et d’un musée s’observe généralement à propos des passés violents et criminels (guerre, acte de résistance, sauvetage, lieux de détention, de torture et d’extermination, etc.). La puissance publique qui les édifie fait un usage politique du passé puisqu’elle institue un souvenir commun, participe au récit collectif d’une société1. C’est dans les décennies 1980 et 19902 que de nombreux musées-mémoriaux prennent place dans nos sociétés européennes même si certains sont plus anciens (Auschwitz-Birkenau par exemple) et que d’autres seront inaugurés d’ici quelques années3. Ces musées-mémoriaux ont des publics. En qualité de visiteurs ordinaires, les publics viennent pour se cultiver, s’instruire, découvrir et vivent une expérience qui n’est pas totalement comparable à celle qu’ils éprouvent dans d’autres musées. Le lieu, l’ambiance qui se dégage, les vestiges, les expositions et les récits apportent des émotions (le choc, la tristesse, la compassion, la colère, la fierté, et</description>      
      <pubDate>Mon, 17 Jun 2024 00:00:00 +0200</pubDate>
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