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    <title>Les Cahiers de Muséologie</title>      
    <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202</link>    
    <description>Publication autour de la muséologie éditée par le service de muséologie de l'Université de Liège. Ces &quot;Cahiers&quot; proposent des articles scientifiques et commentaires d'exposition ou d'ouvrages ayant un lien avec le monde des musées.</description>    
    <language>fr</language>                
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      <title>Culture muséale et identité régionale le rôle de la rénovation</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1926</link>      
      <description>Dans la continuité de nos travaux sur la médiation et en écho avec une sémiotique de l’espace aux fondements greimassiens, nous convoquons la rénovation en tant que valeur entre culture muséale et identité régionale. Pour mener cette réflexion, nous traitons de la récente rénovation du Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de la ville de Besançon (créé en 1694, il est le plus ancien de France). En relation avec la médiatisation de cet événement, nous interrogeons la rénovation du musée telle qu’elle se manifeste dans sa salle principale, dédiée au peintre régional Gustave Courbet. Nous proposons de traiter les effets de sens de la rénovation. Comment actualise-t-elle la relation entre identité institutionnelle et culture régionale ? Qu’apporte, in fine, le processus de rénovation au rayonnement d’une institution locale ? Notre approche est attentive à l’interaction entre culture, institution et communication sans négliger l’aspect informationnel, souvent minimisé, du processus exposal. Continuing our work on mediation and echoing a semiotics of space rooted in Greimas semiotics, we examine renovation as a value situated between museum culture and regional identity. To explore this idea, we analyze the recent renovation of the Museum of Fine Arts and Archaeology in Besançon (founded in 1694, it is the oldest in France). In relation to the media coverage of this event, we explore the museum's renovation as it manifests itself in the main gallery dedicated to the regional painter Gustave Courbet. How does the renovation update the relationship between institutional identity and regional culture? Ultimately, what does the renovation process contribute to the influence of a local institution? Our approach is attentive to the interaction between culture, institution, and communication, without neglecting the often-minimized informational aspect of the exhibition process. </description>      
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>L’île de la Démocratie et des Libertés, la construction d’un « site de conscience » par le pouvoir politique en Turquie</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1913</link>      
      <description>Cet article explore la transformation de Yassıada, officiellement inaugurée en tant qu'île de la démocratie et des libertés en 2020, en un lieu de mémoire qui revisite les procès militaires de 1960, en particulier celui d'Adnan Menderes. Il examine la manière dont les trois musées de l'île encadrent et présentent cet épisode de l'histoire politique du pays, principalement à travers des installations immersives qui suscitent des réactions émotionnelles chez les visiteurs. L'article se concentre sur les stratégies muséographiques mises en œuvre sur l'île et met en évidence la réécriture du récit national, dans lequel le gouvernement actuel établit des parallèles entre Recep Tayyip Erdoğan et Adnan Menderes, renforçant ainsi une forme partisane de mémoire politique. En résumé, cette étude analyse la tentative de l'île de la Démocratie et des Libertés de construire un espace didactique et exclusif pour commémorer un événement historique, tout en interrogeant de manière critique la dynamique politique de la mémoire en Turquie. This article explores the transformation of Yassıada, officially inaugurated as Democracy and Liberties Island in 2020, into a site of memory that revisits the 1960 military trials, particularly that of Adnan Menderes. It examines the ways in which the island’s three museums frame and present this episode in the country’s political history, which is primarily conveyed through immersive installations that prompt emotional reactions from visitors. The article focuses on the museographic strategies implemented on the island and highlights the rewriting of the national narrative, in which the current government draws parallels between Recep Tayyip Erdoğan and Adnan Menderes, thereby reinforcing a partisan form of political memory. This study, in short, analyses Democracy and Liberties Island’s attempt at constructing a didactical and exclusive space for commemorating an historical event, and at the same time critically interrogating the political dynamics of memory in Türkiye. </description>      
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>L’État islamique : idéologie et destruction du patrimoine archéologique</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1934</link>      
      <description>L’État islamique étend son contrôle sur des territoires en Irak et en Syrie et proclame son califat en 2014. Il commence par détruire systématiquement le patrimoine archéologique et les musées qui évoquent la culture occidentale et renferment des images et des statues qui se prêteraient à l’idolâtrie. Il exhibe méthodiquement et fièrement son action destructrice dans les médias. L’État islamique finit par conjuguer ses élans iconoclastes et ses intérêts financiers en se livrant au commerce illicite des antiquités qui font surface dans le marché noir international. La réaction unanime des organisations internationales et tout l’arsenal juridique fourni par le droit international s’avèrent incapables de contrecarrer l’action de l’État islamique, qui oppose son idéologie à une conception universaliste du patrimoine culturel. La conclusion s’interroge sur la vision islamique sur l'archéologie et compare la pratique archéologique du califat de l’État islamique avec celle du dernier califat que celui-ci prétend ressusciter : Le califat ottoman. The Islamic State extended its control over territories in Iraq and Syria and proclaimed its caliphate in 2014. It began by systematically destroying archaeological sites and museums that evoked Western culture and contained images and statues considered objects of idolatry. It methodically and proudly showcased its destructive actions in the media. The Islamic State ultimately combined its iconoclastic impulses with its financial interests by engaging in the illicit trade of antiquities, which surfaced on the international black market. The unanimous reaction of international organizations and the entire legal arsenal provided by international law proved incapable of countering the actions of the Islamic State, which opposed its ideology to a universalist conception of cultural heritage. The conclusion examines the Islamic perspective on archaeology and compares the archaeological practices of the Islamic State caliphate with those of the last caliphate it claims to revive: the Ottoman Caliphate. </description>      
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Patrimonialisation du sport et reterritorialisation à distance, OL Le Musée, une enclave lyonnaise à Décines </title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1943</link>      
      <description>À partir d’une perspective info-communicationnelle, l’article interroge le rôle narratif du musée du club de football de l’Olympique Lyonnais, OL le Musée – conçu comme projet anthropologique et dispositif sémiodiscursif – dans sa fonction reterritorialisante et relégitimante du mégaprojet périurbain OL Vallée dans lequel il s’insère. L’hypothèse principale fait de ce musée situé en périphérie lyonnaise sur le territoire de Décines, un opérateur de médiation mémorielle par la patrimonialisation d’un héritage sportif dont les mises en œuvre sémantisent un espace idéel d’identification territoriale et affective entre Lyon – comme ville et club de football - et ses publics. Une reterritorialisation lyonnaise à distance est à l’œuvre et participe in fine à absorber et invisibiliser les identités locales décinoises en poursuivant les dynamiques politiques d’écriture-palimpseste d’une Métropole de Lyon en action et en extension vers l’est de l’agglomération. This article examines the narrative role of the Olympique Lyonnais football club museum, OL le Musée, in its reterritorializing and re-legitimizing function within the peri-urban megaproject OL Vallée in which it is embedded. The central hypothesis positions the museum, located on the outskirts of Lyon in the municipality of Décines, as an agent of meditation of memory operating through the heritage-making of a sporting legacy. Its museographic and communicational strategies contribute to the symbolic construction of an idealized space of territorial and affective identification between Lyon—as city and football club—and its publics. This process participates in a distanced Lyonnais reterritorialization that tends to absorb and marginalize local Décines identities, reflecting broader politics of place-making and palimpsestic territorial inscription driven by the expanding governance of the Métropole de Lyon. </description>      
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Désorientation et expérience muséographique. Le cas de l’Arc de triomphe</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1945</link>      
      <description>La désorientation dans les espaces muséaux représente un phénomène protéiforme encore peu étudié dans la littérature spécialisée. À travers l’étude de cas du parcours de visite de l’Arc de triomphe – le monument le plus fréquenté du Centre des monuments nationaux (CMN) –, cet article met en lumière la manière dont l’analyse de la désorientation, loin de relever d’un simple défaut d’orientation, affecte plusieurs dimensions de l’expérience. La méthodologie qualitative adoptée, menée auprès d’un panel de vingt visiteurs, publics et non-publics, repose sur des entretiens dits « en remémoration stimulée », une technique d’investigation invitant les participants à décrire et commenter leur expérience à partir du support visuel enregistré de leur perception (eye-tracking). Le diagnostic réalisé révèle un parcours perçu comme incohérent et insatisfaisant, tant sur le plan spatial que sur le plan narratif. Les visiteurs rencontrent des difficultés de navigation, une surcharge cognitive et des pertes de repères, provoquées à la fois par l’ergonomie contraignante des lieux et par un excès d’informations peu hiérarchisées, qui favorise finalement la fuite vers la terrasse panoramique. Cette étude, qui contribuera à la préfiguration d’une refonte du parcours de visite du monument, rappelle que l’attention portée à la muséographie demeure une condition essentielle au développement d’un parcours satisfaisant, et que la désorientation constitue à ce titre un indicateur précieux à la fois sémantique et spatial. Disorientation in museum spaces is a multifaceted phenomenon that remains little studied in the specialist literature. Through the case study of the visitor pathway at the Arc de Triomphe – the most visited monument of the Centre des Monuments Nationaux (CMN) – this article highlights how the analysis of disorientation, far from being a simple issue of getting lost, affects several dimensions of the visitor experience. The qualitative methodology adopted, conducted with a panel of twenty people, both visitors and non-visitors, is based on so-called "stimulated recall" interviews, an investigative technique that invites participants to describe and comment on their experience using visual material recorded from their own perception (eye-tracking). The resulting diagnosis reveals a pathway perceived as incoherent and unsatisfying, both spatially and narratively. Visitors encounter navigation difficulties, cognitive overload, and loss of bearings, caused both by the constraining ergonomics of the site and by an excess of poorly structured information – factors that ultimately encourage visitors to retreat to the panoramic terrace. This study, which will contribute to shaping the future redesign of the monument’s visitor pathway, underscores that careful attention to museography remains essential for developing a satisfying visitor experience, and that disorientation is therefore a valuable indicator in semantic and spatial terms. </description>      
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Reflet d’un passé ou vitrine d’un présent ? Analyse critique du musée du Cinéma d’Istanbul1</title>      
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      <description>Le musée du Cinéma d’Istanbul, inauguré en 2021 dans le quartier historique de Beyoğlu, se présente comme un lieu de conservation et d’exposition du patrimoine cinématographique turc. Cependant, cet article critique son rôle, soulignant qu'il privilégie davantage l’expérience touristique et sensorielle au détriment de la construction d’une véritable mémoire collective. En s’appuyant sur des discours officiels et des choix d’exposition, l’analyse révèle une focalisation sur l’âge d’or du cinéma turc (Yeşilçam), tout en négligeant des périodes antérieures ou contemporaines. Le bâtiment, restauré minutieusement, incarne une instrumentalisation politique visant à redorer l’image du gouvernement et à masquer des critiques liées à la destruction d’autres lieux culturels. À travers ce prisme, le musée est perçu comme une vitrine des politiques culturelles du gouvernement et de fierté nationale, plutôt qu’un espace d’héritage durable. L’article questionne ainsi sa capacité à remplir son rôle de lieu de mémoire culturelle et historique. The Istanbul Cinema Museum, inaugurated in 2021 in the historic district of Beyoğlu, presents itself as a space dedicated to preserving and showcasing Türkiye’s cinematographic heritage. However, this article offers a critical perspective on its role, arguing that the museum prioritises tourist and sensory experience over the construction of a genuine collective memory. Drawing on official discourses and exhibition choices, the analysis reveals a strong emphasis on the golden age of Turkish cinema (Yeşilçam), while earlier or contemporary periods remain largely overlooked. The meticulously restored building is interpreted as a political instrument aimed at polishing the government’s image and concealing criticism related to the destruction of other cultural sites. Through this lens, the museum appears more as a showcase for government cultural policies and national pride than as a space for lasting heritage. The article therefore questions its ability to fulfill its mission as a site of cultural and historical memory. </description>      
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Le nouvel aéroport d’Istanbul comme musée 2.0. Tisser les récits de la ville à venir, façonner les mémoires nationales</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1968</link>      
      <description>Qualifiés de hub international, de mégaprojet, de bâtiment iconique, voire de monument, les nouveaux aéroports font l’objet d’une littérature abondante. Dans cet article, je propose le qualificatif de « musée 2.0 » pour désigner les espaces artistiques et culturels présents dans ces aéroports, mais aussi pour les analyser comme vitrines des identités nationales. Mon étude porte sur le nouvel aéroport d’Istanbul, inauguré en 2018, avec l’ambition de devenir le plus grand du monde. Je m’intéresserai d’abord à sa construction, comme celle d’un monument du récit national turc, puis à l’usage des événements artistiques et culturels dans l’infrastructure. Enfin, j’analyserai les enjeux politiques sous-jacents, tels que le greenwashing, la communication politique ou la dépolitisation de certains événements. Penser l’aéroport comme musée 2.0 offre une perspective sur les technologies et visions modernes qu’il incarne, tout en révélant les mémoires nationales de la Turquie qui y sont mises en scène. New airports, often described as international hubs, megaprojects, iconic buildings, or even monuments, have been widely studied in the literature. In this article, I propose the term « museum 2.0 » to refer to the artistic and cultural spaces within these airports, while also analysing them as showcases of national identities. My study focuses on Istanbul’s new airport, inaugurated in 2018, which aims to become the largest in the world. I first examine its construction as a monument within the narrative of the Turkish nation, then the use of artistic and cultural events within the infrastructure. Finally, I analyse the underlying political issues, including greenwashing, political communication, and the depoliticisation of certain events. Considering the airport as a museum 2.0 provides a perspective on the modern technologies and visions it embodies, while revealing the national memories of Türkiye staged within it. </description>      
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Une Diversité Religieuse Assumée ? Usage de l'omission comme instrument de discours mémoriel : le cas de la loge mevlévie de Galata</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1978</link>      
      <description>Cet article explore les stratégies d’élaboration d’un discours mémoriel, véhiculé à travers la loge mevlévie de Galata, à Istanbul, exprimé à travers la narration de l’historique du lieu. Condensé et extrêmement redondant, le discours ne prend sens que dans une dialectique entre ce qui est dit, au vu de ce qui n’est pas dit. Le résultat est l’exaltation d’un double message de continuité historique : continuité entre l’État impérial ottoman et l’État républicain turc, jusque dans leur politique continue en faveur des structures confrériques. Toute tension est omise : l’état actuel de cet islam confrérique, hautement marginalisé, refléterait une évolution naturelle, dans laquelle l’État (tant ottoman que turc) n’aurait joué aucun rôle.  This article explores the strategies used to elaborate a memorial discourse, conveyed through the Mevlevi lodge in Galata, Istanbul, as expressed through the narration of the history of the site. Condensed and extremely redundant, the discourse only makes sense within a dialectic between the spoken and the unspoken. As a result, a two-fold message of historical continuity is emphasized: the continuity between the Ottoman Empire and the Turkish Republic, down to their constant patronage of Sufi orders. Any tension is left out: the present state of this highly marginalized Sufi Islam is deemed to be a natural outcome, in which the state (whether Ottoman or Turkish) played no part.  </description>      
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Cemil Hayek et la mémoire institutionnelle du Musée de la Ville d’Antakya</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1990</link>      
      <description>Cet article interroge l’absence de récits et imaginaires locaux dans la muséographie officielle du Musée de la Ville, Antakya Şehir Müzesi. L’analyse d’une figure locale, Cemil Hayek, réalisée à partir d’une enquête de terrain anthropologique en turc et en arabe entre 2021 et 2023, revient sur les représentations dans le contexte de l’affirmation du récit national turc autour de l’enjeu de la prise de Hatay par Atatürk. À travers une visite sensible et située, où la figure institutionnelle de Tayfur Ata Sökmen est omniprésente, il est question de mettre en perspective deux corpus de données, l’un officiel, l’autre issu de l’histoire orale, pour une approche critique de « l’histoire et la culture de la ville » d’Antakya et sa région. En le replaçant dans l’actualité, l’article questionne en même temps le processus de patrimonialisation et son impact sur la transmission des mémoires minoritaires et locales dans un contexte difficile après les violents séismes ayant frappé la région en février 2023. This article examines the absence of local narratives and imaginaries in the official museography of the Antakya City Museum, Antakya Şehir Müzesi. Based on ethnographic fieldwork conducted in Turkish and Arabic between 2021 and 2023, it analyses the representations of a local figure, Cemil Hayek, within the context of the assertion of the Turkish national narrative, particularly regarding the issue of Hatay’s annexation by Atatürk. Through a sensitive, situated visit, where the institutional figure of Tayfur Ata Sökmen is pervasive, the chapter juxtaposes two sets of data. The official narrative on one hand and the oral history on the other produce a critical analysis of the “history and culture of the city” of Antakya and its region. It also addresses the process of heritage-making and its impact on the transmission of minority and local memories, especially in light of the devastating earthquakes that struck the region in February 2023. </description>      
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>La mémoire au service du pouvoir. La commémoration de la bataille de Malazgirt (1071) et son musée1</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=2000</link>      
      <description>À la suite du coup d’État avorté de 2016 en Turquie, le président Erdoğan s’est approprié la commémoration de la bataille de Malazgirt de 1071, (Manzikert) faisant de celle-ci, jusque-là limité à l’échelle locale, un événement national grandiose. Malazgirt est ainsi devenue un lieu de la mémoire nationale représentant la Turquie conquérante. Cette tentative d’invention d’une contre-mémoire nationale, incarnée dans un lieu de commémoration alternatif et dans un nouveau musée, s’avère être un grand succès politique en construisant une mémoire dépassant celle de l’Empire ottoman, car remontant à l’époque Seldjoukide en Anatolie et à la victoire du sultan Alparslan contre l’armée byzantine en 1071 à Malazgirt. Cette histoire pratiquement millénaire, dont la longévité est manifeste en comparaison à la République à peine centenaire, est sans cesse mobilisée et réinterprétée dans les discours du Président. Ainsi l’édification du musée et les célébrations consacrées à Malazgirt participent d’un véritable travail de mémoire nationale.  Following the failed 2016 coup d’état in Türkiye, President Erdoğan appropriated the commemoration of the 1071 Battle of Malazgirt (Manzikert), transforming what had previously been a locally confined event into a grand national celebration. Malazgirt has thus become a national "lieu de mémoire" (site of memory) symbolising a conquering Turkish identity. This attempt to construct a counter-memory, embodied in an alternative commemorative site and in a new museum, has proved to be a significant political success. It forges a narrative that extends beyond the Ottoman Empire by reaching back to the Seljuk period in Anatolia and to Sultan Alparslan’s victory over the Byzantine army at Malazgirt in 1071. This near-millennial history, whose longevity is striking when compared to the scarcely century-old Republic, is continually mobilised and reinterpreted in the President’s discourse. In this way, the creation of the museum and the celebrations dedicated to Malazgirt constitute an active process of national memory-making. </description>      
      <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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