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    <title>Les Cahiers de Muséologie</title>      
    <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202</link>    
    <description>Publication autour de la muséologie éditée par le service de muséologie de l'Université de Liège. Ces &quot;Cahiers&quot; proposent des articles scientifiques et commentaires d'exposition ou d'ouvrages ayant un lien avec le monde des musées.</description>    
    <language>fr</language>                
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      <title>Exposer et s’exposer sur le terrain</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1775</link>      
      <description>L’exposition, loin d’être une simple restitution des matériaux ethnographiques, peut constituer un moment central de l’enquête, où de nouveaux savoirs émergent. À travers cinq dispositifs expographiques issus de terrains en Colombie et en France, j'explore différentes facettes de l’exposition, comprise comme une pratique heuristique de co-production de sens et de remise en question de la posture de l'anthropologue sur le terrain. En interrogeant les formes narratives, matérielles et scénographiques des expositions issues de recherches ethnographiques, cet article plaide en faveur d'une multimodalité critique et située. Far from being a mere restitution or feedback of ethnographic materials, the exhibition represents a central moment in the field, where new knowledge can emerge. Drawing on five expographic case studies from field sites in Colombia and France, this article explores various dimensions of exhibitions as heuristic practices for co-producing meaning and critically rethinking the anthropologist’s positionality in the field. By examining the narrative, material, and scenographic forms of ethnographic exhibitions, it advocates for a critical and situated multimodal approach in anthropology. </description>      
      <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>L’écriture expographique de la recherche doctorale. Manières de faire de trois jeunes chercheur·es</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1786</link>      
      <description>Cette table ronde réunit trois jeunes chercheur·es en architecture, design et anthropologie pour leur pratique de l’exposition dans le cadre de leur thèse. Espace d’expérimentation individuelle ou collective, outil de dialogue professionnel, moyen d’expression, l’exposition intervient à différents stades de la recherche : comme terrain et méthode de recueil de données, en parallèle de l’écriture d’un manuscrit et/ou comme dispositif de soutenance. Les bénéfices diffèrent en fonction des configurations : se faire comprendre autant par ses pairs que par un public élargi, donner une place à d’autres matériaux pour penser avec, nourrir ou mettre à l’épreuve une démonstration écrite, etc. Leurs témoignages mettent en avant la complémentarité de deux formes d’écritures scientifiques – expographique et académique.  This round table brings together three young researchers in architecture, design and anthropology for their use of exhibition within their doctoral research. As a space for individual or collective experimentation, a professional dialogue tool, or a means of expression, the exhibition plays different roles at various stages of the research: as a fieldwork method, alongside the writing of the dissertation, or as a format for the defense itself. The benefits vary depending on the configuration: communicating with peers (and not only with broader audiences), giving space to alternative materials and ways of thinking, enriching or challenging the written argument. Their accounts highlight the complementarity between two forms of scientific writing – expographic and academic. </description>      
      <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Pratiquer l’exposition, une manière de penser avec1</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1681</link>      
      <description>La soutenance d’une thèse en recherche-création s’accompagne d’une exposition des travaux artistiques réalisés et étudiés pendant la thèse. Elle peut donc prendre le format d’une recherche exposée, format qui a été au cœur des riches échanges pendant les journées d’étude à Nice en novembre 2024. Ce texte décrit ma situation de « soutenance exposée » et présente les choix curatoriaux que j’ai faits, autant qu’il expose de manière synthétique le contenu de ma recherche sur l’exposition en tant que pratique d’agencement. The defense of a thesis in research-creation is accompanied by an exhibition of the artistic works produced and studied during the thesis. It can therefore take the form of exhibited research, a format that was at the heart of the rich exchanges during the study days in Nice in November 2024. This text describes my situation of "exhibited defense" and presents the curatorial choices I made, as well as summarizing the content of my research on exhibition as a practice of arrangement. </description>      
      <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Co-construction d'une exposition permanente. Le cas du Centre d’Interprétation de la Pierre à Sprimont, Belgique</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1705</link>
      <description>  Contexte Sprimont est une commune de la province de Liège. En bordure nord-est du Condroz, elle est ainsi située dans un territoire dont la morphologie est fortement dictée par les plis géologiques datant de l’orogenèse hercynienne (fin du Paléozoïque, c’est-à-dire autour de 300 millions d’années avant notre ère). Ces plis vont permettre de faire affleurer des roches, tantôt essentiellement gréseuses de la fin du Dévonien (d’environ 365 millions d’années), tantôt des roches calcaires, riches en fossiles, du début du Carbonifère (d’environ 350 millions d’années)1. Ces deux types de roches sont idéales et fréquemment utilisées pour la construction (moellons, granulats, pierre bleue)2 et ont donc été intensément minées et étudiées3. De plus, la mise à l’affleurement des roches calcaires du Carbonifère inférieur y a initié des phénomènes de dissolution, générant moult cavités et grottes préservant notamment un échantillon de la faune glaciaire du Quaternaire4. À Sprimont, la grotte de la Belle-Roche, une série de brèches d’effondrement préservant une faune en partie datée d’environ un demi-million d’années5 est un gisement important, notamment pour les ours des cavernes, les chauves-souris6 et les félins7.   Ainsi, depuis deux siècles, la pierre est exploitée de manière intensive en région sprimontoise. Les années 1830-1845 semblent décisives pour l’essor de l’industrie extractive. À compter de cette période, d’importantes carrières sont ouvertes et exploitées. Plusieurs facteu</description>      
      <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Exposer une pensée en mouvement. Notes pour un projet d’exposition Un philosophe au travail. Paul Michel Foucault, Professeur au Collège de France (1970-1984)</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1729</link>      
      <description>Comment exposer le travail d’un philosophe ? À partir du cas de Michel Foucault, Philippe Artières propose un protocole d’exposition : disposer sur une table les divers éléments qui constituent les archives de la pensée en train de se faire (manuscrit du cours de Foucault au Collège de France, mais aussi fiches de lecture, coupures de presse, livres contemporains, etc.). Le protocole impose l’exposition de photocopies uniquement (aucun original), manipulables par les visiteurs, et autorise l’ajout de nouveaux documents par tout un chacun, de sorte que le corpus puisse évoluer le temps de l’exposition. En favorisant le mouvement d’archives désacralisées, le dispositif vise à saisir cette pensée, et à expérimenter de nouveaux liens entre les éléments exposés.  How can a philosopher’s work be exhibited? Using the case of Michel Foucault, Philippe Artières proposes a specific protocol: displaying on a table the various elements that make up the archives of thought in progress (Foucault’s lecture manuscripts at Collège de France, reading notes, press clippings, contemporary books, etc.). The protocol requires only photocopies (no originals), which visitors are free to handle. It also allows anyone to add new documents, so the corpus can evolve throughout the exhibition. By encouraging the circulation of desacralized archives, the setup seeks to capture this thought and experiment with new connections between the displayed elements. </description>      
      <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Raison(s) expographique(s)</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1785</link>
      <description>  Les expositions liées aux recherches universitaires se multiplient dans le paysage académique, prennent des formes variées (exposition-panneaux, dispositifs immersifs, expositions virtuelles, itinérantes ou non) et se réalisent dans des configurations diverses (exposition individuelle ou mobilisant un collectif de chercheur·es, à l’université ou en collaboration avec une institution muséale, etc.). Malgré cette diversité, une seule de leur qualité est souvent perçue, comprise ou mise en valeur : celle de communiquer la science, publiciser un état des lieux de la recherche sur un sujet précis, valoriser les travaux d’un laboratoire. En témoigne la manière dont les expositions sont communément présentées dans les curriculum vitae des chercheur·es ou dans les formulaires de financement : « valorisation de la recherche », « science et société », « impact sociétal », la terminologie des rubriques dans lesquelles l’exposition universitaire peut s’inscrire la cantonne à ce rôle de diffuseur et d’interface (entre l’université et ce qui est parfois appelé la « société civile »). Concevoir l’exposition comme un moyen de chercher n’est pas, de prime abord et dans le vaste champ des sciences humaines et sociales, une évidence. Un catalogue d’exposition n’est d’ailleurs pas toujours accepté comme une production académique (par la communauté de pairs et les instances évaluatrices), alors qu’il s’agit là d’un « écrit », ce à quoi les chercheur·es sont pourtant familiers, du moins plus qu’</description>      
      <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Éditorial</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1795</link>
      <description>  Cher·es lecteur·ices,    Ce quatrième opus des Cahiers de muséologie est un numéro empreint de nouveautés.    La reprise en 2023 de la direction éditoriale de la revue a conduit à l’amorce d’une réflexion sur la place de notre revue au sein du paysage muséal, académique et éditorial liégeois, wallon, belge et plus largement francophone. Cette réflexion, encore à ses prémices, nous a en premier lieu convaincus qu’il était nécessaire, pour ne pas dire indispensable, de poursuivre le travail éditorial porté avec engagement et exigence par nos prédécesseur·es, André Gob, Noémie Drouguet et Manuelina Maria Duarte Cândido. Qu’il et elles en soient chaleureusement remercié·es !   Ce numéro 4 parait ainsi après une année d’absence. Ce retour est l’occasion de vous proposer une nouvelle mise en forme de la revue qui ambitionne de permettre progressivement l’intégration, aux côtés des écrits académiques, de formats autres, parfois désignés comme « alternatifs », où le texte laisse sa place à d’autres modalités d’« écriture ». Camille Béguin, cheville ouvrière de ce travail graphique et éditorial, doit ici être remerciée et félicitée pour sa précieuse contribution. Cette nouvelle forme s’est accompagnée d’une réflexion sur les points de vue que notre revue offre à voir, à lire, à découvrir. L’objectif de donner la parole tant aux professionnel·les de musée qu’aux chercheur·es – qu’ils et elles soient (plus ou moins) « jeunes » comme on les appelle souvent, ou plutôt dirons-nous fraîch</description>      
      <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Musées et sobriété : l’obstacle des injonctions politiques en Fédération Wallonie-Bruxelles</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1798</link>
      <description>  Au XVIe siècle, dans les États Occidentaux, et donc au cœur de la pensée capitaliste, fleurissent les galeries d’art, cabinets et collections privées comme publiques. C’est dans cette lancée que se développeront les musées qui se propagent dans ce même système économique selon deux caractéristiques principales : l’accumulation et la possession. Le modèle capitaliste se lie également à une idéologie de la croissance1 à laquelle les musées n’échappent pas. Les musées nationaux deviennent représentatifs du pouvoir et d’un certain nationalisme dès la fin du XVIIIe siècle2, ce qui les pousse par la même occasion à accumuler et à thésauriser ce qui serait représentatif d’un patrimoine national.    Dès les années 1970-1980, le mouvement de la Nouvelle muséologie, mène les musées à prendre conscience de leur rôle dans un système capitaliste et néo-libéral. Cela va de pair avec le début de réflexions sur les limites de la croissance économique et du capitalisme. Le Rapport Meadows publié en 1972 par le Club de Rome est l’un des premiers ouvrages scientifiques tirant la sonnette d’alarme face aux problèmes environnementaux créés par les sociétés industrialisées. Dans ce contexte, les musées commencent à se questionner sur leur rôle à jouer dans ces luttes socio-environnementales, en se basant notamment sur le modèle du développement durable tel que défini en 1987.   Or, les récentes recherches du GIEC montrent à quel point une réduction de la consommation et de la production, et donc</description>      
      <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>L’essai expographique : une tentative</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1826</link>      
      <description>À partir d’une théorie de l’essai, de l’analyse d’un atelier expérimental puis d’une réflexion sur de possibles exercices à contraintes, ce texte propose une définition singulière de l’essai expographique comme méthode de recherche. En mobilisant les ressources langagières propres à l’exposition, en étant à l’écoute du médium, la méthode permet au chercheur d’observer et d’analyser comment son objet de recherche se comporte expographiquement – et ce qui se produit lorsqu’il se comporte bien. À ces conditions, l’essai expographique devient un outil heuristique puissant, fondé sur l’expérimentation, qui engage une manière spécifique de dire, de faire, et donc de penser.  Based on a theory of the essay, on the analysis of an experimental workshop, and on a reflection on possible constraint-based exercises, this text offers a unique definition of the "expographic essay" as a research method. By using the specific language of exhibition and by being attentive to the medium, this method enables researchers to observe and analyze how their research object behaves expographically – and what happens when it behaves well. Under these conditions, the expographic essay becomes a powerful heuristic tool, grounded in experimentation, that engages a specific way of expressing, doing, and thus, thinking. </description>      
      <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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    <item>      
      <title>Entre porter un regard et changer l’institution : traiter des thématiques LGBTQIA+ ou queeriser le musée</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/2406-7202/index.php?id=1836</link>
      <description>  La potentialité de « queerisation du musée » a déjà été posée par les auteur·ices de la muséologie queer. La typologie la plus complète à ce jour est issue de l’article de Craig Middleton « The Queer-Inclusive Museum »1 qui propose une série d’actions en quatre points. Elle ne constitue cependant pas une recette pour créer un musée queer, mais propose des pistes de réflexions évolutives. Si un concept fixe de « muséologie queer » semble encore en construction, Craig Middleton a conscience des contradictions entre les valeurs politiques queers et l’universalisme normatif pratiqué dans le secteur muséal2. Renaud Chantraine pointe également du doigt cette opposition violente entre les pratiques de normalisation et la définition du « queer » donnée par David Halperin : « Queer ne désigne aucune espèce naturelle et ne se réfère à aucun objet déterminé ; il prend son sens dans sa relation d’opposition à la norme. Queer désigne aussi tout ce qui est en désaccord avec le normal, le dominant, le légitime. […] Le queer ne désigne donc pas une positivité, mais une position à l’égard du normatif. »3 La pensée queer s’opposerait donc aux pratiques muséales en tant que « série d’activités normalisatrices qui visent à apporter ordre, clarté, contrôle, cohérence et objectivité. De ce fait, le musée fabrique du sens, des savoirs, des représentations, des émotions et des valeurs. Indissociablement, il produit aussi, ou du moins laisse exister, des vides, des silences, des creux, des violence</description>      
      <pubDate>Wed, 10 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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