Auteurs : Roland M. Libois http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=2247 Publications de Auteurs Roland M. Libois fr 0 Aperçu de l'évolution des populations de Blaireaux (Meles meles) en Wallonie au cours de la période 1982 – 1985 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1979 Depuis 1982, les autorités belges ont suspendu le gazage des terriers de renards. Depuis lors également, nous avons assisté à une recrudescence des cas de rage dans le sud du pays. En de pareilles circonstances, il nous paraissait intéressant de réaliser un nouveau recensement des terriers de blaireaux et d'en comparer les résultats avec ceux de la campagne 1981-1982. A peu de choses près, la situation observée en 1985 est comparable à celle de 1981-1982 : certains terriers désertés suite aux gazages répétés ont été réoccupés et cela même au beau milieu de zones très touchées par la rage. Par ailleurs, d'autres terriers ont été abandonnés principalement en raison de la pose de collets, de pièges, de l'obstruction des gueules ou de dérangements divers, notamment des coupes forestières. La situation du blaireau en Wallonie reste donc précaire voire inquiétante au nord et à l'ouest de la Meuse. Elle nécessite une étroite surveillance. Since 1982 the gassing of fox earths (the main threat for the badger survival in Belgium) ceased but Southern Belgium was also affected by a new outbreak of the rabies epizooty. In such circumstances it appeared interesting to renew the census of occupied badger dens we made previously. The situation we observed in 1985 is nearly the same as in 1981-1982. In the middle of the "rabies zone" however badgers settled again in old dens uninhabited for many years because of gassing. This trend is nevertheless counterbalanced by the disappearance of badgers from other sites due to snaring, trapping, digging up or plugging the earth's mouths, to human disturbance (namely clear felling) or eventually to rabies itself. The authors finally emphasize the need for a strict enforcement of the new hunting legal dispositions and for the adoption of non detrimental to badgers and effective measures against rabies (f.e. oral vaccination of foxes). ven., 23 févr. 2024 15:16:04 +0100 lun., 18 mars 2024 12:01:54 +0100 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1979 Biogéographie et écologie des crossopes (genre Neomys, KAUP 1889) http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1973 As it was previously stated by ASSELBERG (1971), two species of water shrews occur in Belgium. In fact, they are not easily distinguished from each other. That is why the author studied the frequency distribution of the mandibular length and of the height of the ramus mandibulae in his Neomys samples. All of them were taken from Barn owl pellets originating from Southern Belgium. This morphological study shows that the mandibular height is a valuable discriminant character since 99,95 % of the water shrew mandibles are higher than 4,50 mm and 99,5 % of the Miller's water shrew ones are smaller than this value (figure 2.). The taxonomical status of the Belgian populations of N. anomalus is discussed with the clinal (N -> S) size variation of this species in the mind. Finally, distribution maps are presented. The water shrew is widespread all over Belgium and Luxemburg whereas the Miller’s water shrew distribution area is restricted to the Ardennes (cambro silurian and low devonian substrates) eastern of the river Meuse. The catching points of this species in Belgium are briefly described and the habitat requirements of the two species commented. Deux espèces de crossopes vivent en Belgique. Leur morphologie est fort semblable et la découverte tardive de Neomys anomalus dans notre pays s'explique en partie par la difficulté à la distinguer de N. fodiens. Nous avons dès lors étudié deux caractères biométriques réputés discriminants : la longueur et la hauteur de la mandibule. Tous les crânes étudiés proviennent de pelotes de régurgitation de chouette effraie originaires du sud de la Belgique. Les résultats sont sans équivoque: la hauteur de l’apophyse coronoïde de la mandibule de N. fodiens dépasse dans 99,95 % des cas 4,5 mm tandis que 99,5 % des N. anomalus sont caractérisés par une valeur plus faible (figure. 2.). La hauteur mandibulaire constitue donc en Belgique un excellent critère de détermination. Au vu de ces résultats, la position taxonomique des N. anomalus de Belgique est discutée, notamment en relation avec la la taille de cette espèce à travers l’Europe. Enfin, nous présentons les cartes de répartition des deux espèces en Belgique, décrivons brièvement les milieux où furent réalisées des captures de N. anomalus et commentons les facteurs qui influencent le choix de l'habitat des deux crossopes. ven., 23 févr. 2024 14:58:08 +0100 lun., 18 mars 2024 13:33:52 +0100 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1973 Étude des critères d'implantation du terrier chez le renard roux (Vulpes vulpes L.) au Pays de Liège http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1963 In the course of the spring 1984, the authors visited about 200 fox dens in the southern and eastern parts of the Province de Liège (Eastern, Belgium). Each den sjte was described. Then a multivariate analysis (recyprocal averaging) was performed to identify, when possible the parameters influencing the fox habitat choice. Fox dens generally are built in forested habitats with no or only a poor scrub layer and are southernly or westernly oriented. For example in the vinicity of roads or human dwelling his den will be established under a dense vegetation cover whereas in the middle of forested are as it has to be found in open wood or near clearcuts. In our study area fox dens with more than 5 main entrances are not common. Frequently they are not occupied for more than one reproduction season. Cohabitation with badger was noted in 15 cases (59 fox-occupied dens) and with rabbit in 4 cases only. Au cours du printemps 1984, quelque 200 terriers de renard ont été visités dans 1a partie de la Province de Liège située au sud et à l'Est de la Meuse. La situation de chacun de ces terriers a été caractérisée par rapport au milieu environnant, 1e but de l'étude étant de découvrir les critères en fonction desquels le renard s'installe dans un endroit donné. En règle générale son terrier est boisé mais non broussailleux et le terrain est de préférence orienté vers le Sud ou l'Ouest. En ce qui concerne les autres paramètres, nous avons constaté que le renard adaptait avec une très grande facilité son choix aux circonstances. ven., 23 févr. 2024 13:58:32 +0100 lun., 18 mars 2024 13:39:24 +0100 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1963 Étude du niveau de contamination par les PCBs et les pesticides organochlorés de loutres (Lutra lutra) et d'anguilles (Anguilla anguilla) issues des zones humides de l'ouest de la France http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1929 Organochlorinated pesticides and PCBs were identified in 32 otter carcasses (road casualties) found in the wetlands of western France. The contamination levels are relatively low compared to those found in other otter Euro-pean populations. As eel is the main prey of otters in that area, samples of that fish from the Marais poitevin were analysed too. They also show a low level of_contamination by these compounds, their PCB congener pattern being different. La recherche de biocides dans 32 cadavres de loutres provenant des zones humides de l'ouest de la France a révélé la présence de pesticides organochlorés et de PCBs. Les niveaux de contamination sont relativement faibles par rapport à ceux observés jusqu'à présent chez cette espèce en Europe. comme l'anguille constitue la proie principale de la loutre dans cette région,27 spécimens provenant de trois habitats bien typés du Marais poitevin ont aussi été analyses. Ils s'avèrent également peu contaminés par ces substances mais leur empreinte en PCBs est différente de celle des loutres. De nombreuses études ont incriminé le rôle important des composés organochlorés, et plus particulièrement des PCBs, dans le déclin des populations de loutres en Europe occidentale (revu par MACDONALD et MASON, 1994). Dans le cadre de recherches menées par le groupe Loutre de la Société Française pour l’Étude et 1a Protection des Mammifères (S.F.E.P.M.) sur cette espèce, une étude écotoxicologique a donc été mise en oeuvre, partiellement financée par le Ministère français de l'Environnement et par le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin. Dans les zones humides de l'ouest de la France, de nombreux cadavres de loutres ont été récoltés au cours de ces dernières années, Ia plupart des individus ayant été victimes de la circulation automobile (Rosoux & Tournebize, 1995)- Le niveau de contamination de ces animaux par les pesticides organochlorés et les polychlorobiphényles (ou PCBs) a été mesuré afin d'évaluer les risques potentiels que ces substances représentent pour les populations de loutres de cette région. De plus, 1'anguille, qui est la proie principale de la loutre dans cette zone (Libois et Rosoux, 1989), est elle-même fortement exposée à ces polluants (DE BOER et HAGEL, 1994). Nous avons donc jugé intéressant de mesurer également leur niveau de contamination par ces toxiques jeu., 22 févr. 2024 15:23:16 +0100 lun., 18 mars 2024 13:35:54 +0100 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1929 Régime et tactique alimentaires de la loutre (Lutra Lutra) en France : synthèse http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1909 Cette étude se fonde sur l’analyse de plus de 1500 épreintes de loutre récoltées dans six régions de France correspondant à différents types d'habitats aquatiques. Les restes de proies ont été identifiés, la fréquence d'apparition, 1'abondance des diverses espèces ainsi que leur biomasse respective ont été déterminées. Lorsqu'elles étaient disponibles, les informations relatives à la composition et à la structure des ichtyocénoses ont été comparées avec les caractéristiques du régime alimentaire. Nos principales conclusions sont les suivantes : 1. La loutre est principalement piscivore mais d'autres proies aquatiques (écrevisses) ou semi-aquatiques (grenouilles, couleuvres, certains oiseaux ou mammifères) revêtent une grande importance, notamment dans les milieux oligotrophes. 2. La composition du régime est tributaire des ressources piscicoles locales. La loutre montre un comportement prédateur de type opportuniste. Son régime varie en effet très fortement d'un site à l'autre, montre des changements saisonniers ou se modifie en fonction de circonstances particulières (reproduction des poissons, des grenouilles, sécheresse...). 3. Les poissons de petite taille dominent le régime en nombre et aucune sélection de la taille des proies n'a pu être mise en évidence, du moins pour les anguilles et les cyprinidés. En ce qui concerne la truite, la loutre semble préférer des individus de taille moyenne. 4. La proportion de certaines espèces est plus faible dans le régime que dans le milieu de chasse. Il s'agit des poissons plus pélagiques (ablette, sandre, brèmes), rhéophiles (chevaine, vandoise) ou vivant en bancs (gardon, vairon). Les poissons benthiques (chabot, anguille, tanche, goujon, barbeau) ou vivant dans la végétation des berges (brochet, rotengle) sont, en revanche, plus fréquents au menu. More than 1500 otter spraint samples have been collected in different aquatic habitats throughout the present geographic range of the otter in France. Prey remains were identified, the relative occurrence and abundance of each species was assessed and the biomass of each individual prey estimated. When available, data about the fish communities (size frequency-distributions, relative abundance) were compared with the diet of the mustelid. The main conclusions of the study are as follows : 1. The otter is mainly piscivorous but some other aquatic (crayfish) or semiaquatic preys (frogs, Natrix-snakes, some birds and mammals) are of major dietary importance in oligotrophic habitats. 2. The composition of the diet is determined by the local fish resources. The otter is an opportunistic predator, its diet varying greatly from one place to another. The diet can also change depending upon the season or upon some special circumstances such as frog or fish reproduction or strong prey community changes. 3. Small fish are dominant in the diet. No size selection has been evidenced at least in the eel and in the cyprinid fishes. As far as the trout is concerned, it seems that the otter consumes preferably medium sized individuals. 4. The proportion of some prey species is lower in the diet than in the habitat. These are the more pelagic (bleak, sander, breams), rheophilic (dace, chub) or group-living species (minnow, roach). Bottom- (bullhead, eel, tench, gudgeon, barbel) or plant-living (rudd, pike) species are more frequent. mer., 21 févr. 2024 16:32:06 +0100 lun., 18 mars 2024 13:44:52 +0100 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1909 Évolution récente du statut de la loutre dans le Parc National des Cévennes http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1892 In the south east of the Massif central, the Parc National des Cévennes covers the area along the dividing line between the Atlantic and Mediterranean catchment areas. The climatic conditions of these medium-sized mountains are very varied, with a high degree of seasonality affecting the hydrologic regime of the rivers. The otter seems to have disappeared from that region around the 1960's. Some years ago, evidence was found again on a regular basis in some of these rivers. From 1990, the evolution of this otter population has been monitored by systematic observation of their signs in the principal watercourses covering an area of about 3000 square kilometres. At the same time, a preliminary study of the diet (spraint analysis) has been undertaken. otter signs have been first evidenced on the upper reaches of the rivers Tarn and Lot. In subsequent years, signs have also been discovered on some tributaries and on a watercourse flowing to the Mediterranean side : the river Luech. ln the river Tarn (upper barbel zone), the most frequent prey is the gudgeon, reaching more than 50 % of the total number of prey. However, when the biomass intake is considered, the barbel appears to play the major role, accounting for 46 % of the total food intake. The occurrence of the brown trout (11 %) and its relative biomass (18 %) are weak when compared with the composition of the river fish fauna (25 to 43 % of the estimated fish biomass). Dans le sud-est du Massif central, le Parc National des Cévennes chevauche la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée. Le climat de ces zones de moyenne montagne se caractérise par un contraste saisonnier important affectant le régime hydrologique des cours d'eau. La loutre semble avoir disparu de ces régions aux environs de 1960 mais depuis quelques années des signes de présence régulière ont été détectés sur quelques rivières. A partir de 1990, l'évolution de la situation a été suivie par une recherche systématique d'indices le long des cours d'eau. Quelques échantillons d'empreintes ont également été récoltés et analysés. Les premiers indices ont été trouvés sur les biefs supérieurs du Tarn et du Lot. Les années suivantes, des indices ont été découverts sur certains affluents ainsi que sur le Luech, rivière du bassin du Rhône. Sur le Tarn, la proie la plus abondante est le goujon (> 50 % des proies). En termes de biomasse, c'est toutefois le barbeau qui joue un rôle prépondérant (46 %). La contribution de la truite (18 % en biomasse) apparaît faible par rapport à son importance dans l'ichtyocénose (25 à 43 % de la biomasse estimée). mar., 20 févr. 2024 17:04:24 +0100 lun., 18 mars 2024 11:55:55 +0100 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1892 Analyses de thèses sur la martre et la fouine http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1858 ven., 16 févr. 2024 11:04:53 +0100 lun., 18 mars 2024 13:47:38 +0100 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1858 Situation actuelle de la loutre, Lutra lutra, en Belgique et problématique de sa conservation http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1687 Répandue dans tout le pays au siècle dernier, la loutre a rapidement décliné. Lorsqu'on en interdit la chasse (1973), elle ne subsistait déjà plus qu'en de rares endroits. Comme en France, elle fut persécutée sans merci dès la fin du XIXe. En 1889, fut instauré un système de primes à la destruction qui resta en place jusqu'en 1963. Les statistiques du siècle dernier permettent d'évaluer grossièrement la pression annuelle de piégeage à au moins 25 7o des effectifs en place. comme dans les autres régions industrialisées de l'Europe, la destruction des.habitats aquatiques et la pollution des eaux ont largement entamé les potentialités d'accueil des milieux pour la loutre. Pratiquement toutes les rivières situées au nord du sillon Sambre-et-Meuse sont désormais biologiquement mortes ou pour le moins très dégradées. Par ailleurs, les rivières du sud du pays subissent régulièrement de graves pollutions accidentelles (chlore dans l'Ourthe, acide chloracétique dans la sûre...) et voient leur niveau de pollution organique augmenter d'année en année. En outre, la pression touristique y est très intense (kayaks, pêche sportive, terrains de camping). Enfin, l'administration des travaux publics prévoit la réalisation de grands projets hydrauliques (barrages, enrochements...) dans la vallée de l'Ourthe, un des tout derniers refuges de l'espèce en Belgique. Widespread all over the country till the end of the last century, the otter has rapidly declined. In 1973 when hunting was definitely closed, the otter was already threatened and restricted to a few localities. In 1889, the Belgian Ministry of agriculture decided to pay bounties for otters, a system which was cancelled only in 1963. Game statistics of the past century allow the annual otter bag to be evaluated as roughly 25 % of the standing population. As it is the case in other European industrialised countries, freshwater habitat loss and water pollution lead to a considerable decrease of the river carrying capacity. Almost all the rivers flowing in the Northern part of Belgium are now lifeless or at least in a very bad condition. south of the river Meuse, some accidental pollutions are regularly reported (chlorine in the river Ourthe in 1993 ; chloracetic acid in the Sûre in 1990...) and the level of organic pollution rises from year to year. Moreover, the tourism (angling, camp sites, kayak) are more and more intensive leading to major disturbances, particularly during the summer months. Finally, the Ministry of equipment is developing a policy of big hydraulic works (dams, embankments, dredging...) along the river Ourthe, one of the last to be occupied by a few otters. mar., 06 févr. 2024 15:26:59 +0100 lun., 18 mars 2024 13:45:32 +0100 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1687 Avant-propos http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1661 mar., 06 févr. 2024 15:04:43 +0100 lun., 18 mars 2024 13:33:09 +0100 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1661 Atlas provisoire des mammifères sauvages de Wallonie : distribution, écologie, éthologie, conservation : 1ère partie http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1646 mar., 06 févr. 2024 14:37:47 +0100 lun., 18 mars 2024 12:03:49 +0100 http://popups.uliege.be/2984-0317/index.php?id=1646