<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Auteurs : Pierre-Yves Demars</title>
    <link>https://popups.uliege.be/3041-5535/index.php?id=242</link>
    <description>Publications de Auteurs Pierre-Yves Demars</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Démographie et occupation de l’espaxce au Paléolithique supérieur et au Mésolithique en France</title>
      <link>https://popups.uliege.be/3041-5535/index.php?id=241</link>
      <description>La répartition des sites du Paléolithique supérieur et du Mésolithique en France montre une occupation très inégale de l’espace avec une nette concentration dans le Nord-Est du bassin aquitain. Mais également les schémas évoluent dans le temps ; il paraît lié à variations climatiques, il semble surtout marqué pendant les périodes les plus froides ; par contre, il s’atténue au Tardiglaciaire et disparaît avec l’Holocène. À ceci il faut ajouter une explosion du nombre des sites au Magdalénien moyen et supérieur et au Mésolithique, qui traduit probablement un accroissement démographique. Ces observations sont confrontées à celles recueillies sur les populations de chasseurs-cueilleurs sub-actuelles d’Amérique du Nord. On constate que la densité de population augmente, en gros, en fonction des ressources nutritives disponibles et que celles-ci croissent des hautes latitudes vers les basses latitudes, (également le long du littoral arctique et pacifique), c’est-à-dire lorsque le climat s’améliore, lorsque les végétaux (ou les ressources marines) sont plus abondamment exploités. À partir de ces deux catégories de données, on peut émettre plusieurs hypothèses. Le nord de l’Aquitaine a joué un rôle de “zone refuge”, surtout lors des périodes les plus froides et les plus sèches de la dernière glaciation, à cause de la permanence de ressources nutritives, notamment provenant de la mer. Le statut particulier de cette région est dû, à mon avis, à sa situation à une latitude relativement basse et surtout à la proximité de l’océan atlantique ; ceci lui a permis de bénéficier d’un climat toujours assez clément, moins froid et plus humide que le reste de la France. Cet avantage s’est atténué au Tardiglaciaire et a disparu à l’Holocène. L’augmentation de la température et de la pluviosité, celle de la biomasse, un mode d’exploitation d’un milieu qui évolue vers un couvert forestier, avec un abandon partiel de l’exploitation des seules ressources carnées au profit des végétaux, ont amené un accroissement démographique et une occupation des régions jusque-là faiblement ou non peuplées. </description>
      <pubDate>lun., 11 mai 2026 16:45:49 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 11 mai 2026 16:45:55 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://popups.uliege.be/3041-5535/index.php?id=241</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>