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    <title>1er congrès de la Chaire Internationale Mukwege</title>      
    <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege</link>    
    <description>Le 1er Congrès de la Chaire Internationale Mukwege s’est tenu du 13 au 15 novembre 2019 à l’Université de Liège.</description>    
    <language>fr</language>                
    <item>      
      <title>La notion de la dignité humaine face aux violences contre les femmes et leurs implications sur l’identité collective</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege/index.php?id=316</link>      
      <description>Notre communication cherche à questionner la place des femmes dans les grands débats sur la dignité humaine. Tout en nous inscrivant dans une large littérature consacrée au viol, tel qu’il est utilisé comme arme de guerre pendant les conflits, et la mobilisation, aussi bien des organisations nationales qu’internationales, sur le sort des victimes (Mouflet, 2008 ; Josse, 2007), notre proposition entend dépasser les études consacrées à ces victimes en tant que femmes, afin de mettre en évidence l’être humain de sexe féminin comme sujet des droits humains et dont l’humanité mérite considération et protection (Reboul, 1970 ; Fierens, 2002). Par ailleurs, mettre l’accent sur la situation de l’individu, tout genre confondu, lorsque celui-ci est la cible des violences, permet d’interroger l’avenir de la société à laquelle ce dernier appartient. Nous allons donc contribuer à la littérature sur les identités individuelle et collective, qui cherche à montrer l’importance de l’individu pour le bien du groupe et vice-versa (Dorais, 2004), ainsi que celle inspirée des thèses d’Hannah Arendt sur le monde commun et la responsabilité collective à assurer à chacun une vie véritablement humaine (Théry, 1995). En nous appuyant sur différents rapports, accablant, sur les viols des femmes en Republique démocratique du Congo (ONU, 2011), nous allons interroger l’essence même de l’identité collective congolaise dès lors qu’une partie de ses membres, à savoir, les femmes, sont laissées pour compte, à la merci de leurs bourreaux.  </description>      
      <pubDate>Fri, 29 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
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    <item>      
      <title>Les défis pour l’éducation de la jeune fille en Afrique : combattre les violences sexuelles et autres obstacles</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege/index.php?id=314</link>      
      <description>Les violences sexuelles en milieu scolaire constitue est un obstacle presque invisible mais pourtant fréquent à l’endroit de la petite et de la jeune fille car elles sont présentes à tous les niveaux d’enseignement du primaire au supérieur. Les violences dont les filles sont victimes peuvent être commises sous différentes expressions : psychologique (verbales, intimidation), physique (châtiments corporels) et sexuelle( abus sexuels, tentatives d’abus sexuel, sexe transactionnel...). Les lieux où se déroulent ces violences sont divers : l’école (dans les salles de classe vides, les toilettes, les dortoirs) ; sur le chemin de l’école surtout en période de conflit ou post conflit le risque d’agression est très élevé sur le chemin de l’école, dans les transports ou à pied. Parmi les auteurs citons les enseignants, mais plus fréquemment les élèves masculins mais aussi d’autres adultes parmi le personnel de l’école, au Cameroun par exemple, selon le rapport de 2014 sur l’éducation des filles, Plan France estime que 30 % des violences sexuelles subies par les filles sont exercées par des élèves masculins contre 13,7 % perpétrés par des enseignants la même tendance s’observe au Ghana et en République Centrafricaine 42,2 % des garçons inscrits dans les écoles secondaires à Bangui ont confirmé s’être livrés à des actes sexuels violents à l’intérieur ou dans les alentours de l’école ; citons également, les chauffeurs des bus ou taxi, les commerçants tenant des boutiques près des écoles. En période de conflits ou post conflit des agents des forces armées, de la police et d’autres acteurs étatiques ont été impliqués dans des affaires de violence sexuelle, mais elles émanent également de groupes terroristes à l’exemple de la tactique des enlèvements perpétués par des groupes terroristes tels que Boko Haram au Nigeria. Les violences sexuelles en milieu scolaire ont des implications psycho sanitaires graves pour la jeune fille (la honte, la perte de confiance et d’estime de soi, le repli sur soi, la peur, les grossesses précoces et les MST, IST). Cette agression va influer sur son résultat scolaire qui sera médiocre car elle va développer un désintérêt pour l’école où elle ne se sent plus en sécurité et se conclura souvent par un abandon de sa scolarité. En ce qui concerne la lutte juridique contre les violences sexuelles, en application de dispositions internationales et régionales auxquelles ils sont parties, les Etats africains ont prévu, mais très souvent, dans des dispositions juridiques générales, au niveau national (code de personnes et de la famille, code pénal, code portant protection de l’enfance…) des peines allant de 5 à 20 ans pour les agressions sexuelles, avec pour certaines législations l’alourdissement de la peine lorsque l’infraction est commise sur un enfant en-dessous de 13 ans, à l’exemple des articles 284 à 285 du code pénal au Niger qui alourdissent la peine dans ce cas de quinze à trente ans ou à l’exemple de l’article 348 de la Loi portant code de l’enfance en République du Bénin dispose qui« les peines encourues sont portées à la réclusion de 15 ans à 20 ans et une amende de 500000 à 5 000 000 de Francs CFA, si le viol est le fait du père, du tuteur ou de toute personne exerçant une autorité sur l’enfant ».Il faut saluer les efforts des législateurs dans l’encadrement de la sanction des violences sexuelles infligées aux femmes d’une façon générale, des petites filles en particulier.  Mais sur le terrain de nombreux obstacles entravent encore une lutte effective contre les violences sexuelles en milieu scolaire. Indexons en premier, le manque d’information et de données sur ce fléau qui mine en silence (parfois tues par la victime au Nigéria, par exemple, toujours selon le rapport de Plan France 2014, seuls 4 % des cas de violence sexuelle et 40 % des actes de violence physique avaient été rapportés par les enfants fréquentant l’école primaire ;ou par peur de représailles de l’auteur, stigmatisation par ses camarades et la société ou ses parents considérant que l’honneur de la famille a été souillée). Elles sont parfois couvertes par le corps enseignant et l’administration scolaire, qui ayant découvert le forfait, considèrent que sa dénonciation jette aussi le discrédit sur la profession. Dans certains cas les auteurs des violences échappent à toute poursuite judiciaire en raison soit de la méconnaissance de la loi pénale par les parents et la victime, dans certains cas, soit par leur manque de volonté lié à la crainte des effets de publicité suite aux poursuites engagées et de leurs soucis quant à «l’honneur de la famille », la lenteur de la procédure judiciaire qui décourage souvent la famille et la victime ou parfois lorsque le violeur est connu de l’entourage des accords peuvent avoir lieu pour éviter sa poursuite en justice. Ces insuffisances de l’information sur les violences sexuelles masquent leur visibilité et entraînent des retards considérables dans la mise en place de mécanismes et de structures d’observation adéquats. Le fait que ces actes de violences soient difficilement identifiés entraîne aussi une sous évaluation et une sous-estimation des impacts du phénomène sur les résultats et abandons scolaires. Leur lien avec les abandons scolaires est souvent banalisé. En vue d’une lutte effective contre les violences sexuelles en milieu scolaire, des mesures juridiques accompagnant des politiques nationales spécifiques de lutte contre les violences en milieu scolaire doivent être prises, conformément aux conventions auxquelles nos Etats sont parties, les violences sexuelles en milieu scolaire revêt une gravité particulière en ce que l’école est cette institution qui, dans la société, est chargée d’instruire les futurs citoyens aux valeurs morales chères à l’humanité et aux règles de conduite afin d’en faire des adultes responsables, de «favoriser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités1». Lorsque des actes de violence émane de cette institution, il faut convenir que des mesures juridiques spécifiques doivent être adoptées. En termes d’actions concrètes sur la terrain, des structures spécifiques de veille et de prise en charge psycho-sanitaire des victimes d’abus sexuels en milieu scolaire doivent être promues.  Il pourrait être aussi envisagé des mécanismes de dénonciation anonyme des enseignants ou élèves qui commettent des abus sexuels sur les élèves filles. Les médias, en tant que canaux de l’éducation non formelle, doivent contribuer à dénoncer les violences sexuelles en milieu scolaire, à rendre le crime plus visible et contribuer à la vulgarisation des différents textes juridiques applicables à l’infraction. Certains auteurs attribuent, aujourd’hui, à la mixité une part de responsabilité dans ces violences sexistes et sexuelles commises par les élèves masculins au sein des établissements. Il s’agit en fait d’analyses critiques relatives aux failles de la mixité mais pas d’une incitation à y renoncer. A la suite de ces auteurs, il faut donc convenir que la mixité doit aujourd’hui être repensée. Le constat est en effet amer, que loin d’atteindre l’objectif d’égalité des droits entre garçon et fille, la mixité a au contraire souvent exacerbé les discriminations liées au sexe. Les comportements sexistes et machistes des garçons envers les filles sont encore courants dans les établissements scolaires. Une solution serait d’accompagner la mixité avec une véritable éducation sur le genre qui doit contrer les images stéréotypés de l’infériorité de la femme par rapport à l’homme. Plus qu’une éducation sexuelle, il s’agit d’inculquer tôt aux garçons des valeurs d’homme responsable, respectueux de la femme et de la jeune fille, à qui il reconnaît les mêmes droits que ceux dont il jouit. Les violences sexuelles en milieu scolaire ne sont, cependant pas les seuls obstacles que les acteurs des systèmes éducatifs doivent combattre.  Ces autres obstacles sont d’ordre socio-économique et politique. On peut citer entre autres : - Les pesanteurs socioculturelles que sont ; les mariages précoces qui constituent la principale cause d’arrêt de la scolarité. La valorisation quasi exclusive du rôle de reproduction de la femme entraîne son confinement dans la sphère domestique et rend superflue voire contre-indiquée une longue scolarisation, l’image négative de l’école considérée comme un lieu déculturalisant et d’acculturation surtout pour la fille. - Il apparaît aussi de nos jours des comportements de dépravation en milieu scolaire qui concourent à l’échec de la jeune fille parfois dès la 4ème année du primaire. - Une autre cause est la pauvreté qui a également un impact majeur sur la scolarisation des filles. Quand une famille n’a pas les moyens d’envoyer tous les enfants à l’école, elle préfère miser sur les garçons plutôt que les filles. La pauvreté du ménage est un facteur important de l’exclusion scolaire des filles. A cela s’ajoute, en zone rurale, le problème fréquent de l’éloignement de l’école par rapport à la résidence familiale, particulièrement les collèges bien moins nombreux que les écoles primaires. Les familles n’apprécient guère ces longs et parfois dangereux trajets à parcourir. Elles s’opposent franchement quand l’enfant doit changer de résidence, ce qui est souvent le cas au passage au collège.  - Il est aussi important de souligner un facteur d’ordre macroéconomique : l’insuffisance des budgets alloués par les Etats à l’éducation qui justifierait directement la faiblesse du niveau scolaire des élèves. A l’insuffisance des budgets alloués, s’ajoute la mauvaise gestion de ces ressources financières. Cette situation entraîne des problèmes récurrents dans le secteur éducatif de ces pays à tous les niveaux ; grèves incessantes et démotivation des élèves aussi bien que des enseignants, manque d’infrastructures, de matériels, etc… Il faudra, désormais, non seulement résoudre le problème d’accès des filles à l’école, qui persiste encore, mais également, encourager par des dispositions juridiques et politiques nationales et communautaires, le maintien obligatoire de la scolarité de la jeune fille, au moins jusqu’à la fin du second cycle du secondaire et même adopter des lois et des politiques pour interdire le mariage des enfants. Outre, les mariages précoces et forcés, les Etats doivent s’atteler à lutter contre les pesanteurs socioculturelles par des campagnes de sensibilisation sur la déscolarisation des filles et la dépravation en milieu scolaire. En ce qui concerne le soutien à la réussite scolaire, le rehaussement du niveau des élèves et l’encadrement de qualité, cela nécessite, en amont, un encadrement plus rigoureux dans la formation et le recrutement du personnel de l’enseignement, à tous les niveaux, mais d’abord au niveau primaire ; de même qu’un rehaussement et une bonne gestion des ressources allouées aux dépenses de l’éducation. Il faudra également travailler à augmenter le nombre de classes dans les établissements pour diminuer le surnombre qui ne permet pas un suivi effectif de chaque enfant par l’enseignant; la restauration du système de l’internat pour les filles surtout dans les zones les plus reculées pour éviter leur exposition à des conditions incertaines de résidence. Il faut cependant reconnaître que les investissements requis à assumer ces efforts constituent un véritable défi pour nos Etats avec leurs niveaux actuels de ressources mis en parallèle avec leurs taux d’accroissement démographique et des questions sécuritaires. C’est dire que plusieurs politiques publiques sectorielles doivent être intégrées et mises en cohérence. La scolarisation de la jeune fille en Afrique fait face à de nombreux obstacles qui sont d’ordre socioculturel, économique ou politique et cette rétention de la jeune fille en dehors du système scolaire réduit très fortement ses opportunités futures d’insertion socio-économique, impactant ainsi négativement sur le développement socio-économique des Etats africains. C’est là une première violence sociale capitale souvent infligée à la jeune fille. Les Etats africains ne peuvent atteindre une croissance économique pérenne en marginalisant la femme et la petite fille. Elles sont l’« actrice principale » dans la lutte pour la réalisation des ODD par l’Afrique. Leur accès à une éducation de qualité constitue la condition sine qua non dans la lutte contre la pauvreté, mère de la maladie, de la violence, du terrorisme et de la déliquescence sociale. </description>      
      <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>L’identification génétique des auteurs de viols. Possibilités et limites</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege/index.php?id=277</link>      
      <description>Punir les auteurs de violences sexuelles suppose en premier lieu de pouvoir les identifier, en second lieu d’avoir des éléments de preuve de leur culpabilité. Sur ces deux points, l’analyse génétique peut s’avérer d’une aide cruciale.  Séduisante a priori, l’analyse génétique est cependant tributaire de certains instruments qui pourraient faire défaut dans un contexte de violence armée. La présente contribution propose de réfléchir sur l’opportunité et les limites de l’utilisation de l’ADN dans ce contexte à partir des connaissances acquises lors de l’utilisation de l’ADN dans le cadre pénal français et, plus généralement des pays occidentaux.  La première difficulté sera la nécessité d’un élément de comparaison. En France, c’est bien pour lutter contre la délinquance sexuelle (et en particulier la récidive) qu’a été créé le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Mais des « fichiers » ad hoc ont également pu être utilisés dans le cadre de collectes de masses visant, souvent, à résoudre une affaire de viol avec ou sans meurtre.  La seconde difficulté tiendra dans la fiabilité de cette analyse, laquelle est tributaire de deux éléments : d’une part, la qualité technique qui suppose la qualité de la technologie utilisée et donc des coûts éventuellement importants et la qualité des échantillons prélevés ; d’autre part, la valeur probatoire de l’empreinte ADN, largement tributaire d’un travail de contextualisation faisant de l’empreinte génétique un indice parmi d’autres. </description>      
      <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Les défis pour l’éducation de la jeune fille en Afrique</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege/index.php?id=279</link>      
      <description>Les États africains conscients des entraves à leurs développements qu'entraîne le refus de la scolarisation de la jeune fille ce sont engagés depuis plusieurs décennies, à travers de conventions internationales portant sur les droits des femmes, à lutter pour que tout enfant soit scolarisé sans distinction de sexe. De nos jours, une évolution est, à noter, car d'un point de vue statistique de plus en plus de jeunes filles sont scolarisées. Cependant, de nouveaux défis se profilent que sont: le maintien de la scolarisation de la jeune fille et la baisse du niveau scolaire. En effet, nombreuses sont les jeunes filles dont la scolarisation est interrompue avant la fin du premier cycle du secondaire. Plusieurs facteurs d'ordre social, économique et culturel expliquent cette situation. En plus le domaine de l'éducation rencontrant de nombreux obstacles en Afrique, entraîne une baisse du niveau scolaire des élèves. Cette étude est d'une importance capitale pour les Etats africains qui doivent impérativement travailler à éradiquer ces nouvelles difficultés auxquelles fait face le secteur de l'éducation en Afrique, car les développements, socioéconomique et politique, d'un pays sont étroitement liés à la qualité de l'éducation reçue par la jeune génération. Ainsi, après avoir noté les progrès réalisés par les Etats africains en matière d'éducation de la jeune fille (I), nous analyserons les nouveaux défis qu'ils doivent relever pour atteindre l'objectif d'une éducation de qualité pour tous (II). </description>      
      <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Putting patriarchy on Feminist legal theory international criminal trial : in law</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege/index.php?id=282</link>      
      <description>This paper explores the integration of feminist legal theory and international criminal law (ICL) to more effectively and holistically address impunity for sexual violence in conflict and transitioning societies. ICL has the ability to produce positive change through enhanced accountability frameworks, but without significant feminist overhaul to its system, impunity for sexual violence will never end, for it fails to address the underlying cause of sexual violence: the patriarchy. Individuals committing conflict-related sexual violence are abusing an inherently masculine power that has thus far been unaddressed in criminal systems. To make visible the continuum of gender-based harms arising from conflict, the author explores including the exploitation and furtherance of the patriarchy as an aggravating factor during sentencing processes in international criminal trials.  The inclusion of considerations relating to the patriarchy can assist societies transitioning from conflict, by explicitly naming one factor that perpetuates violence. Further, naming the factor underlying this violence can make more visible the way in which it predated the conflict and persists in times of peace. Explicit statements against the patriarchy can assist in guaranteeing victims are better protected from recurrence, as societies can rebuild with greater awareness of the impact of the patriarchy. Through judgments that include more comprehensive awareness of the gendered harms ingrained throughout global societies, and punishing actors who perpetuate such harms through conflict related sexual violence, international criminal law can serve as an example in the feminist prosecution of sexual violence with the view of actually ending impunity. </description>      
      <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Using sanctions and terrorist financing legislation to fund reparations for victims of sexual violence in conflict : Policy proposal</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege/index.php?id=284</link>      
      <description>Hogan Lovells is working with Lotus Flower, a UK charity led by genocide survivor Taban Shoresh, which supports Yazidi survivors who were victims of sexual violence, to ensure that there are practical mechanisms for survivors to secure justice and reparations for the crimes committed against them.  There has been much discussion about the need to make real change to the lives of survivors of sexual violence in conflict. Whilst there have been a number of initiatives seeking to "put survivors first", there has been little progress made around wider justice efforts for survivors. Our proposal seeks to contribute to the debate through the University of Liège's 1st Congress of the International Mukwege Chair.  It is our contention that the international community can improve the mechanisms by which those who have suffered sexual violence in conflict are able to access compensation. The purpose of sanctions regimes that focus on counter-terrorism and fine companies that have been found to have breached counter-terrorist financing laws is to ensure that peace is maintained and any support for terrorism is punished. This concept, of using sanctions funds for reparations, is the central element of our proposed conference abstract, fitting squarely within the reparation theme.  Our paper shows that there are domestic mechanisms in place that could address these issues in various countries, and that it is possible for the international community to adapt such mechanisms on a global level. These avenues are explored through looking at sanctions regimes, fines and the seizure of assets.  </description>      
      <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Les femmes handicapées de guerre en Afrique centrale. Des victimes en quête de reconnaissance</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege/index.php?id=288</link>      
      <description>La situation des femmes dans les conflits armés en Afrique Centrale vacille entre le statut de victime et celui de combattante armée. Quel que soit le statut qu’elles occupent pendant ces conflits armés, les femmes en subissent des conséquences handicapantes, dont les plus importantes les incapacités physiques, sexuelles, mentales et sociales. Cette contribution analyse cette problématique à travers l’analyse des causes des handicaps chez les femmes engagées et les femmes victimes des conflits armés en Afrique Centrale et des types d’handicaps qu’elles subissent du fait de ces conflits. Elle abordera aussi les représentations sociales qui gravitent autour des handicaps des femmes causés par la guerre. En effet, en tant que civiles ou combattantes, les femmes connaissent à la fois les trajectoires handicapantes similaires telles que les violences sexuelles et des trajectoires spécifiques liées à leur statut de victimes ou de combattantes lors des conflits armés. Ce travail relève également qu’après la survenance d’un handicap au cours de la guerre, l’image de la femme handicapée de guerre se dégrade davantage, à la fois dans les institutions combattantes qui les ont recrutées, dans leur milieu social et enfin, parmi leurs semblables féminines. Cette dégradation peut être amoindrie dans le cas des femmes combattantes, lorsque celles-ci sont victorieuses du conflit. Pour les autres, elles sont déclassées et reléguées au statut de marginales et de vulnérables. Ces femmes handicapées de guerre luttent aujourd’hui pour leur reconnaissance et leur intégration dans les politiques publiques du handicap en Afrique centrale. </description>      
      <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Le statut des femmes Yazidies victimes de Daech dans la législation irakienne</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege/index.php?id=291</link>      
      <description>L’organisation terroriste de Daech a perpétré des crimes internationaux en Irak et dans d’autre pays au monde. Les minorités religieuse et ethnique en Irak, surtout les Yazidies, ont massivement été chassées de leur pays respectif, tuées ou pousser vers changer la religion et la confession. Les femmes Yazidies ont été parmi les premières victimes de Daech. Ces femmes ont été exposées aux violences sexuelles et aux viols et elles ont été traitées et vendues comme des esclaves sexuelles ou sabaya par les combattants du Daech.  La communauté internationale n’était pas muette à l’égard des crimes, c’est la raison pour laquelle l’une des anciennes esclaves de Daech, Nadia Murad, a reçu le prestigieux Prix Nobel de la paix en 2018, à côté de Dr. Mukwege. Les femmes Yazidies sauvés vivent une condition de vie douloureuse ; leur père, leur frère et leur mari sont tués. Elles souffrent de traumatismes physique et psychologique. Certaines parmi elles ont des enfants sans connaître leur père physique qui sont des combattants inconnus de Daech.  La plupart des crimes de Daech se sont survenus en Irak. Vue les situations délicates des femmes victimes de Daech, le pouvoir législatif irakien est en voie de créer un statut spécial pour les femmes Yazidies victimes de Daech afin de les protéger et chercher les meilleurs moyens afin de se reconstruire ces victimes après ces crimes. Par ailleurs, il convient de mentionner que, d’une manière générale, les lois irakiennes en vigueur octroie un statut particulier aux victimes de terrorisme. Ce qui est sûr, l’Irak et le monde ne peuvent plus servir au seul effet d’annonce sans remédier efficacement les blessures de ces victimes tant sur le plan personnel que sur le plan social. </description>      
      <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Avocat consultant et assistant au programme à la Clinique Juridique/Fondation Panzi</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege/index.php?id=293</link>      
      <description>La Clinique Juridique de la Fondation Panzi rencontre des difficultés à défendre ses bénéficiaires victimes des viols isolés et/ou massifs lorsqu'ils sont commis par des enfants âgés de moins de 14 ans. En effet, ces derniers bénéficient en vertu de la loi congolaise, d'une présomption irréfragable d'irresponsabilité en matière pénale. Ainsi, lorsque ceux-ci sont déférés devant le juge pour enfants, le magistrat a l'obligation de les relaxer pour absence de discernement et ce, sans connaître du fond mais sans préjudice de la réparation du dommage causé aux victimes. Ces dernières qui se constituent parties civiles lors de l'instruction de la cause, ne sont pas protégées par la loi ce qui entraîne une insécurité juridique. De plus, leur implication en tant que parties civiles dans une procédure pénale par définition vouée à l’échec entraîne une perte de temps, d'argent et augmente de stress et la frustration des victimes tandis-que l'auteur du manquement se voit marginalisé de par l'impunité totale dans laquelle il demeure. En effet, le juge n'abordera pas le fond du litige car aucune disposition légale ni réglementaire ne lui confère compétence pour pouvoir statuer sur l'action civile contre le civilement responsable en vue d'obtenir réparation. Ainsi, après les actes de manquement commis à l'égard des victimes, quelle que soit leur gravité, les auteurs continuent à vivre impunément au sein de la même communauté avec tous les risques de vengeance privée que cela implique et en l'absence d'une quelconque prise en charge ou de mesures d'accompagnement des jeunes délinquants. </description>      
      <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Fondements de la persistance des mutilations génitales féminines au Bénin</title>      
      <link>http://bibli-cloud15.segi.ulg.ac.be/chairemukwege/index.php?id=295</link>      
      <description>La pratique des mutilations génitales est un phénomène relevant de l’héritage culturel des peuples de la zone septentrionale du Bénin. Elle se faisait dans plusieurs localités du Bénin avec une forte prédominance dans certaines régions du Nord. La coutume et la tradition sont les principaux facteurs justificatifs de la persistance de ce phénomène qui n’est pas sans conséquence sur la santé des survivantes. Face à cette situation, plusieurs actions ont été menées pour éradiquer la pratique des MGF au Bénin. Sur le plan législatif la loi n° 2003-03 du 03 mars 2003 portant répression des mutilations génitales féminines en République du Bénin a été prise et divulgué suffisamment pour sensibiliser les auteurs et leurs complices. Les Organisations de la société civile avec l’appui des PTF et du gouvernement du Bénin, ont mis en place des mesures en vue de réprimer les contrevenants à cette loi ; des plaidoyers faits à l’endroit des autorités traditionnelles en vue de leur renonciation à la pratique, des mesures incitatives ont été faites à l’endroit des exciseuses et exciseurs afin qu’ils (et elles) « déposent les couteaux ». Suite à ces actions, les acteurs impliqués dans l’excision ont estimé la fin de sa pratique. Malheureusement, les tentatives de ces différentes institutions ont nourrit des poches de résistance ayant conduit à l’érection de nouvelles stratégies de contournement des dispositions légales et des dispositifs communautaires mises en place. La question principale que se pose cette recherche est d’appréhender les logiques qui sous-tendent la persistance des mutilations génitales féminines dans dix communes cibles du Borgou, de l’Alibori et de l’Atacora. L’objetcif étant de proposer des leviers d’inversion qui permettront de suggérer des changements de comportement, voire l’éradication de la pratique de l’excision. Compte tenu de la sensibilité du phénomène des MGF, nous avons utilisé la technique dite de boule de neige. Grâce aux premiers acteurs ayant une bonne connaissance du phénomène étudié, rencontrés sur le terrain, nous avions pu identifier de nouvelles cibles d’enquête, susceptibles de nous informer ou de nous fournir des données fiables sur la thématique de l’étude. Nous avons utilisé l’entretien semi structuré à l’endroit des élus locaux et notables, responsables des services compétents de la Mairie, responsables des services déconcentrés de l’Etat, représentants d’ONG, équipe de projet), les entretiens ont été réalisés à l’aide de guides d’entretien conçus à cet effet ; les entretiens libres ont été réalisés avec les survivantes et avec les parents de survivantes rencontrés, ainsi qu’avec les exciseuses qui ont été rencontrées sur le terrain, compte tenu de la sensibilité de la thématique. L’observation : nous avons réalisé des observations non participantes dans la communauté afin de nous imprégner de la signification des divers accoutrements qui semblent suspects, de certains rituels. Ceci a permis d’observer les outils de la pratiques des mutilations génitales féminines et de les photographier ; les études de cas approfondies ont été réalisées avec des survivantes de l’excision et avec des exciseurs et exciseuses pour appréhender leurs vécus et stratégies de contournement des dispositifs de répression, les récits de vie ont également réalisés avec les mêmes catégories d’acteurs. L’étude a fait observer que les pesanteurs qui maintiennent la pratique des MFGF sont d’ordre culturelles, ‘est pourquoi, elle recommande aux autorités en charge des affaires sociales d’agir sur les institutions sociales traditionnelles : les chefs religieux, les chefs traditionnels et prêtres des cultes dont « les divinités réclament l’excision », les femmes leaders traditionnelles qui portent encore les croyances selon lesquelles les MGF diminuent le désir sexuel des femmes, et donc contribuent à préserver la virginité prénuptiale et assurent la fidélité de la femme au sein du foyer. </description>      
      <pubDate>Tue, 19 Nov 2019 00:00:00 +0100</pubDate>
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